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HISTOIRE NATURELLE.»
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lière, et il arriva ainsi à former vingt-deux classes, elles—mêmes partagées en un nombre plus ou
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moins considérable de sections en ordres, dont
ont été tirés des modications particu—
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lières prisés dans la corolle, dans le fruit, dans les feuilles, etc.
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Linné, créateur d’un grand nombre de groupes génériques, prit_pour base de sa méthode le sys—
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tèmé sexuel, et il subdivisa les végétaux suivant l°_ que les organes de la reproduction existent ou
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n’existent pas;
2° que les eurs Sont bermapbrodites ou unisexuées; 5° que dans les hermapbrodites ;
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les étamines sont libres, égales ou inég—ales entre elles, ou adhérentes ensemble ou au pistil, et que
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dans les unisexuéesil y ades eurs mâles et femelles sur le même pied, ou sur deux pieds différents,
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ou des eurs mâles, femelles et hermaphrodites sur un, deux ou trois pieds; 4° qUe les étamines
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égales sont au nombre de une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze ou
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environ, vingt ou plus, insérées sur le calice ou le réceptacle, ou que les étamines” inégales ”sont au
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nombre de quatre, dont deux plus longues,.et de six, dont quatre plus longues,_ou qu’elles adhèrent
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entre elles par les lets en un, deux ou plusieurs corps, ou
bien qu’elles“sont soudées par les au—
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tbères, et il arriva ainsi à la création de vingt-quatre classes, partagées
ordres, d’après
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des caractères tirés du pistil, des graines, du fruit, etc. Sinous_ ne suivons pas la méthode de Linné,
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nous adopterons tous les genres créés par lui, et nous n'indiquerons pas son nom àla Suite de leur
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indication : nous agiréns de même en ce qui regarde Tournefort. '
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Laurent de Jussieu, reconnaissant combien le système linnéen, tout en facilitant beaucoup la
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distinction des espèces, rompaitlesalnités naturelles des plantes, et protant des travaux pratiques
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de son oncle,‘Bernard de Jussieu, établit, d’après l’ensemble et la subordination des caractères, ses.
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familles
naturelles. Puis, pour coordonner ces divisions primaires, il prit encore
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caractéristiques de grande valeur: en première ligne il plaça la considération de l’embryon, qui
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peut faire partager le règne végétal en trois embranchements: Acotylédone‘s, Monocotyle‘donés et '
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Dicotylédonés; le premier, formé d’une seule classe : Acotylédons ; le second, divisé en trois classes
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(Monohypogynes, Monopérigyncs et Monoépigynes) d’après l’insertion des étamines, et le troisième,
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subdivisé en onze classes: une (Diclines) pour les plantes diclines, et les dix autres pour_les Apétales
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'Mon0pétaleset Polypétales, divisées chacune;”comine—les
d’après la manière dont
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sont attachéesles étamines, et les Monopétales _épigynes en deux classes : l’une, où les anthéres sont
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soudées entre elles, et l’autre, ou elles ne le sont pas. Ce qui doit dominer dans cette classication, ce
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n’est pas cette charpente méthodique,'mais la formation des familles ou groupes de premier ordre.
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La géographie botanique et l‘histoiredes végéta—uæ fossiles se rattachent 'àvla TaXonomie._.LeS
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plantés, en effet, sont'loin d’être distribuées Sans ordre à la surface du globe, et elles suivent dans
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leur répartition des
moins 'imñiuables. Le fait de l’existence d’un Végét'al,"0u mémé—
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genre—, dans tel ou tel milieu,—"offre .uncertain ensemble de conditionsphysiques dues à la eba—
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leur, àla lumière, à Phumidité ou auÏ,_'sol, .ÔU'-_c‘fu milieu dans lequel il s’attache, qui“constituésa
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station; le fait'de' son existence dans tel ouÿtel;pays
habitation; 'la_présence'de certaines
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plantes dans un pays établit
ore décél'ui£ci. __Les climats ont une inuence énorme sur les Végé—
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taux,
espèces de Cryptogames augmente relativement à celui des
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quel’on—5‘éloigne del-’équateur;que la proportion des Dicotylédonéâaug_
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g.,
meute relativementaux lttonocotylédoñ'és lorsq‘uîôn—se rapproche de l’équateur; que le nombre_ab_solu
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et laÏp1‘°oportion des espèces ligneuses augmente vers l’équateur, et que. lé-"n_embre_des
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nocaf‘piennes est,_.au5_maæim1mt dans les régions
et va en .ditñ‘inuänthers les Î_p‘ôles et —
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l’équateur, etc. en a. cherché
régions géographiques principalesd’après les espèces
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plus
trouvent, et l‘on a Vu
se
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tel—leîpartie_du monde.
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L… fese‘esl tdsspfsf'fsrsnss de
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les boucliesles plus anciennes 'd'u'globe, 'et._l_à les premieres espèces_que.lfon
plantes - ' "
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marines-cellulaires;jcé n’est
terrains dévoniens,
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c1ennes-qu’appa1‘ais‘s_entles'végétaux vegeuila.ires,._surtoutles grandes-Fougères"et";'b_eaucoupd‘autres'
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AG_0tylédenés_aîors 'srboresœntss'des Palmiers; pui‘sÿda'nîs les. dernieres
la n des" ter—
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disparaissent, et de
"montrent; enn
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dansles couches tértiaires‘ 9nvoitdesDicotyledones‘éèSez;.sembl»a'bles 'à ceux aét‘d'elleménteXistants.
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