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cet… espace de temps, elles s’apparient, niehent, pondent et élèvent leurs petits
depouvgîp ..
les emmener avec elles. Ce sont les bois les plus sombres et les plus frais qu’elles préféréntpoùr s’y
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établir; elles placent leur nid, qui est presque
tout
les plus hautsarhres, dans‘leslieuxles»
_,
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plus éloignés de nos habitations.
En Suède, en Allemagne,
en France,
en Italie, en Grèbe, et peut— ‘_
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être encore dans des pays plus froids etplus chauds, elles ne séjournent que pendant l’été et quittent
‘
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'
:
égalementavant
l’automne. Seulement, Aristote nous apprend qu’il‘ en_reste quelques—unes enGréee
'
"
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dans les endroits les plus abrités : cela semble-prouver qu’elles cherchent ‘les climats très—chauds '. « ' -
'
pour y passer
l’hiver. On les trouve presque partout dans l’ancien continent; on les retrouve jusque
dans les îles_de la mer du Sud. Elles sont, comme les Pigeons, sujettes
à varier, et, quoique naturel—ÿ;
'
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lement plussauvages, on peut néanmoins les élever de même et l'es_faire multiplier dans
'
'_ On unit aisément ensemble les différentes variétés; on peut même les Unir au Pigeon et leur faire
-
produire des métis ou des mulets, et former ainsi de nouvelles races ou de nouvelles variétés indivi— '
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duelles...
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L’instinct irrésistible qui pousse presque tous les 'Coloinbidés à voyager,
soutient sans doute,;
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leur vigueur, trahit cependant parfois lenrcouràge. Ainsi, la"Tourterelle nous arrive quelquefois,
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dans le Midi, tellement épuisée de fatigue, qu’elle se laisse-tuer sansfaire effort pour prendrela j
,fuite.' '
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La Tourterelle est encore plus tendre, disons-le, plus lascive, que le Pigeon, et met aussi dans_5'es
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:amûurs des préludes plus singuliers. Le Pigeon mâle se contente de tourner en rond,autour de sa lemelle,en piaffant et se donnant des grâces. Le 'mâle Tourterelle, soit dans les bois, soit dans une
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volière, commence par saluer
la sienne'en se prostemant devant elle dix-huit ou'vingt fois de
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il s’incline avec vivacité et si bas, que son bec touche à chaque fois la terre ou la branche sur
'
quelle il est posé; il se relève de même; les gémissements les plus tendres'aecompagnent ceS-saluta'
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tions : d’abord'la femelle y'pa'raît insensible; mais bientôt l’émotion intérieure se déclare par quel—
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ques sons doux, quelques accents »plaintifs qu’elle laisse échapper; et, lorsqu’une fois elle a senti
»
les premières appro'ches, elle __ne cesse
elle ne quitteplus son mâle; elle lui multiplie les
»
baisers, les caresses, l’excite a laj0uissance et l’entraîne aux plaisirs jusqu’au temps dela ponte, où '
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elle se trouve forcée de partager'son temps
et de donner,des soins à sa famille. Je ne citerai qu’un
ï
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fait qui'prouve assez'combien _'ces"Oiseaux sont ardents: c’est qu’en mettant enSenible dans une Cage
;
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des Touerellesm‘âleset dans une autre des'Tourterelles femelles, on les verra sejoindre et s’acco‘u—
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pler_ c0mmé s’ils étaient de sexe
seulement, cét excès arrive plus promptement et plus soit»
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ventauXmâleS qu’aux femelles. La contrainte et la privation 'ne servent donc qu’à mettre la‘naturc
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en désordre et_non pas a l’éteindre. (Barreau)
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Lës_ Tourtérélles, dit Le Vaillant, ainsi que Buffon l’a très—bien observé, recherchent la fraîcheur
:
étè_;«aussiees OiSeaux étaient—ils_,dans les déserts brûlànts de l’Afrique, des Oiseaux de bon -au_
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,
guré "pour toute ma caravane. Lorsque, mourants de soif, il nous arrivait-de rencontrerdans‘unlieu
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quélœnqué un couple -de‘l"bur‘*terelles, nous étions bien certains de' tr0uver dans les environs une
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source ou un._amas d’eau de plùie, dont nous prolitions toujours avec reconnaissance, c’est—é—dire que 1
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; nous nous faisions un devoir religieux de ne pas troubler des hôtes bienfaisants auxquels plus d'une
…
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fois nous avons du notre propre salut. _(I-Iist. nat..des Dis. d’Afr.)
,
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Nous "citéron‘3 la Tourterelle ordinaire {Tuteur auritus, Bay); de l’Europe, de“l’Afrique et de
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l’Asie; très—commune en-France:etlaToui‘terelle maillée (TurturSenegalcnsis, Linné, T cmminck),
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de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie;
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