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OISEAUX.
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seaux dont nous nous occupons, surtout à l’égard de prétendues variétés domestiques auxquelles on
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refuse le titre d’espèces.
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On a plaidé souvent dans les contrées agricoles la cause des Pigeons fuyards, aceuSés pour étre
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les plus grands ennemis des cnitivateur's;_
l‘injustice de la prescription portée contre
.
ces animaux et la fausseté des motifs sur lesquels
fondél’arrét de leur hanniSsenient; on a
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observé avec vérité,
et en leur faveur, qu’ils u’étaientpoint pulvérateurs;‘que, ne grattant jamais la’
,
terre, ils ne pouvaient découvrir le grain'.
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Extrêmement timide,.le Pigeon ne peut donc que suivre de loin le semeur ou le moissdùnéur,
et escamoter quelques grains à la dérohée, avant que la herse les ait recouverts, ou marcher àla
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suite des glaneurs po‘urproter des grains que la secousse de la faucille aura détachés de l’épi.
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Cette espèce de picoréé eSt certes très-innocente, et ne méritaitpas. toute la sévérité dont on a usé
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envers une race“précieùse d’Oiseaux.
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A quelque époque_de l’an‘née que l’on
soit au-temps dela moissOn, soit même a
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celui des semaillcS, on trouve tdujours dans son estémac’“ au moins huit fois autant de nourriture._'fOr-_
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__mée dela graine des plantes parasites qu’on en trouve en.graminées àl’usage de l’homme, encore ’ce
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.qu‘on'y rencontrede cette espèce est-il presque toujours de mauvais grain. On ytrouve aussi 'une ;
',
quantité assez
petits graviers ou de débris de pierres gypseuses qui_serv‘aien‘t sans doùt‘e'de
,
noyaux a des molécules de sel, dont le Pigeon est
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Nous ne nions pas Cependant que, si le Pigeon ne gratte pas cOmr‘nél'a'Poule, il écarteavec
bec, et qu’il suft de l’avoir obsérvéune seule fois pourvoir qu’il _-peùt parfaitemerîtQdéterñer‘
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graines; que ce n’est point seulement au blé, à. l’avoine, etc.,.que les Pigeons s’attaquent; qu’ils se '
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portent aussi par—grandesvolées
champs”
et de toutes sortes . ‘
de légumineuses, et que c’est dans _ces champs surtout qu’ilspéuvent causer dés‘.dommages; qu’ils
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cherchent et découvrent ces Semences,"non-seulement lorsqu’elles viennent d’être conées à l‘a:terré,
_
mais lorsqu’elles commencent à germer;
ils dévorentlés
,
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Mais une opinion générale que l’on a souvent émise, c’est que chez 1es0iséaux les grandes’espéces
'
comiaenSent les dégâts qu’elles peuvent faire aux céréales par leurutilitéc0mme aliments. C’est déjà
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dire que les Pigeons sont dans ce…cas, bien que nous ne—soyons pas du tout de.l’opinion'decéuXqui
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prétendent qu’ils font plutôt du bien aux récoltes qu’ils ne leur causent de d_oham‘a_geïi
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A ce point de vué,_l’utilité éc’on0mique des‘Pigeons fuyards compense avantageusement les dégâts &: f
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M.De
un mémoire lu à la Société d—’agriéulturé de
démontré, pâruu càléul '
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très-simple et trés#clair, la perte que
en ;dépeüplautïles co—
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lombier$— qu’elle possédait avant notre première.révolution. Voici ce
à cesùjet
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'
'« Au moment de l’arrêtportécontrë les Pigeons fuyards, il;y avait quarante—deux mille_cônimunes
‘
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"en France; il y avait donc quarante—deux mille colombiers. Je sais que dans les villes il n’en existait
"
._
pas, et qu’on n’en—'voyait pas dans les communes rurales des environs de Paris; mais je sais aussi
,
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qu’on=en trouvait deux, trois etquelquef‘ois plusdans un très—grand nombre de villages; et je pense
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étre bien_loin detente exagération en Comptant un colombier par commune:
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.« lly avait"dés colombiers où,l’on comptait trôis cents paires de Pigeons;
aller—
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vaut de toute.,objecti0n,
compterg que cent paires par col-ômhiei,,et seulement
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par an, laiSs‘ant laÏ'_troisième pourf-rep‘eupler
et remplacer
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Or cent paires par ‘cdlombier do'nheràient 'un total de quatre
or
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*—çlhaqueî paire
PigeonsÎpar" an, il en
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.Pigconncaux. '_CliàqUe Pigeonneau- prison nid au boritdeÿ- dix—lm‘it
jours, phimé et
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péséquàie onc“esj.“ Les quarante—deux »;.mjlle "‘colonihiers' fournisSaiént donc Soixante—quatre '_'niilli0ns
? ; f : “_ f
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huit…cent'mill‘e dunes d’une“.nourriture
général“ à
Origa'vu‘._leïijeune
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ne se vendre couramment que
d—ansÏp1usieursdépartements.
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'« Enn, en divisant
seize
le,
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nombreÇdelivreS {ie-viande
lesPigeonsnousa
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de leur prescription les colombie‘rs entraieÏnt Îpourquatre
pesant
‘_
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