510
HISTOIRE NATURELLE.
i_£
dans quelques cas, présente deux protubérances distinctes, et le médian en offre trois, mais
‘-.'fÏÏ
évidentes. L’épaisseur moyenne des doigts est d’un pouce et demi, et leur largeur'de deux pouces.
,
_
Maintenant, comme terme de comparaison pour
déterminer la taille de cet Oiseau; d’apres*les di—
'
mensions de son pied et la longueur de ses enjamhées, se présente le fait suivant. L’Autruche
que (Strat/zic camelus), le plus grand des Oiseaux connus, a un pied dix pouces seulement de
gùeur en comptant depuis l’extrémité postérieure du talon jusqu’à l’extrémité des ongles. Elle ”pèse'j
quelquefois quatre—vingts ou cent livres, et, quand elle marche, sa tête est aussi haute que celle d’un
*
_!
homme à Cheval, c’est-à-dire de sept à neuf pieds. Ne peut—on pas conclure que quelques-uns de
:
anciens Oiseaux, dont les pieds ont seize ou dix-sept pouces de long, doivent avoir été presque deux
fois aussi grands et aus51 hauts que l’Autruche‘? En dénitive, s’il était permis d’établir une
'g
ture, le savant professeur estime que la tête des Oiseaux du nouveau grès rouge devait s’élever‘de
'
'
douze ou quinze pieds au-dessus du sol.
'
'
‘
=
'
L’aspect le plus interessant sous lequel ces faits se présentent aux géologues, c’est comme prou'—
Η
vant d’une manière évidente l’existence trés—ancienne des Oiseaux parmi les habitants de notre
”
Jusqu’à l’époque de cette découverte comme jusqu’à présent encore on n’avait pu faire remonter
.
existence que jusqu’à une époque comparativement très—récente; mais il est maintenant
qu’ils étaient contemporains des plus anciens Vertébrés qui aient été placés sur le globe. La décoù-‘f
verte d’un monument qui donne à l’histoire d’un peuple quelque cent ans de plus qu’on ne le fai—_ :
sait auparavant est pour les antiquaires Un grand sujet de joie. Mais ces simples empreintes de pieds,”
-
démontrent l’existence et quelques—unes des habitudes d’une classe intéressante d’animaux faune; ,
période si reculée, que depuis toute la population du globe a été changée une ou deux fois, ou même :":
.
davantage; car, pour parler des petites divisions de couches, les animaux et les plantes des terrains
_'
secondaires ont tous disparu avant la création de ceux des terrains tertiaires, et la plupart de ceux—ci
"
_
ont cessé d’exister avant la production des races actuelles... C’est aussi une leçon instructive pour» ‘'
de voir que de simples empreintes de pieds aient pu se conserver si distinctes, alors
_
que tous les ‘restes du squelette avaient disparu. Et encore, qui dit que les ossements ne se
'
ront pas? Quoi qu’il en soit, si les Oiseaux existaient lors 'de la formation du nouveau grès
9
'
sans-aucun doute ils existaient lors de la formation des différents groupes de roches qui lui sont su'
'
perposés; cependant,. excepté un ou deux exemples assez douteux, on n’en rencontre aucune‘ trace
‘
dans tout cet immense intervalle qui se trouve entre le grès rouge et le gypse tertiaire des environs
"
,
”
de Paris. Certainement les géologues devront se demander si on ne s’est point trop hâté de nier -
l’existence des animaux les plusparfaits et des plantes aux époques les plus moulées de l’existence
'—
du.globe.…
.,
'
_
.
_,
,
»
Les présomptions tirées des analogies géologiques étant opposées de tout point aux faits ci-dessus
'
.
et aux conséquenées qu’en a déduites M. Hitchcock dans son excellent mémoire (American
"
'
Sillimah), il en est résulté qu’un grand nombre de géologues se sont refusés à admettre pour ,_ —j
_,
ce qu’elles sont réellement les empreintes en question; car ce mémoire tend à prouver
l’existence des ‘
'- Oiseaux d’une structure plus parfaite que les Mammifères et même que les plus anciens' Vertébrés,
.
peu de Sauriens et de Poissons ayant été trouvés aussi profondément que le nouvepu.gpès r0u‘ge.Au ,Ï' ?
"
'
nombre des opposants se trouve M. Gervais; mais, par contre, au nombre
-.
-'
'
idées
de M. Hitchcock, se'trouve M. Owen; dont l’autorité a trop de
ne NOUS
'
'
empr6ssé de faire gurer dans la série cette
que‘nous
nous étonnons de voir jusqu’à présent paSser sous
"
Geoffroy Saint—'llilaire, et par M. Ch. Bonaparte;
'
."'
"? -
‘
"
'
'
"
.
\
'
‘
'
*,a
'
:
"
…
.
.
_
FIN nu VOLUME.
'
__
_
,
HISTOIRE NATURELLE.
i_£
dans quelques cas, présente deux protubérances distinctes, et le médian en offre trois, mais
‘-.'fÏÏ
évidentes. L’épaisseur moyenne des doigts est d’un pouce et demi, et leur largeur'de deux pouces.
,
_
Maintenant, comme terme de comparaison pour
déterminer la taille de cet Oiseau; d’apres*les di—
'
mensions de son pied et la longueur de ses enjamhées, se présente le fait suivant. L’Autruche
que (Strat/zic camelus), le plus grand des Oiseaux connus, a un pied dix pouces seulement de
gùeur en comptant depuis l’extrémité postérieure du talon jusqu’à l’extrémité des ongles. Elle ”pèse'j
quelquefois quatre—vingts ou cent livres, et, quand elle marche, sa tête est aussi haute que celle d’un
*
_!
homme à Cheval, c’est-à-dire de sept à neuf pieds. Ne peut—on pas conclure que quelques-uns de
:
anciens Oiseaux, dont les pieds ont seize ou dix-sept pouces de long, doivent avoir été presque deux
fois aussi grands et aus51 hauts que l’Autruche‘? En dénitive, s’il était permis d’établir une
'g
ture, le savant professeur estime que la tête des Oiseaux du nouveau grès rouge devait s’élever‘de
'
'
douze ou quinze pieds au-dessus du sol.
'
'
‘
=
'
L’aspect le plus interessant sous lequel ces faits se présentent aux géologues, c’est comme prou'—
Η
vant d’une manière évidente l’existence trés—ancienne des Oiseaux parmi les habitants de notre
”
Jusqu’à l’époque de cette découverte comme jusqu’à présent encore on n’avait pu faire remonter
.
existence que jusqu’à une époque comparativement très—récente; mais il est maintenant
qu’ils étaient contemporains des plus anciens Vertébrés qui aient été placés sur le globe. La décoù-‘f
verte d’un monument qui donne à l’histoire d’un peuple quelque cent ans de plus qu’on ne le fai—_ :
sait auparavant est pour les antiquaires Un grand sujet de joie. Mais ces simples empreintes de pieds,”
-
démontrent l’existence et quelques—unes des habitudes d’une classe intéressante d’animaux faune; ,
période si reculée, que depuis toute la population du globe a été changée une ou deux fois, ou même :":
.
davantage; car, pour parler des petites divisions de couches, les animaux et les plantes des terrains
_'
secondaires ont tous disparu avant la création de ceux des terrains tertiaires, et la plupart de ceux—ci
"
_
ont cessé d’exister avant la production des races actuelles... C’est aussi une leçon instructive pour» ‘'
de voir que de simples empreintes de pieds aient pu se conserver si distinctes, alors
_
que tous les ‘restes du squelette avaient disparu. Et encore, qui dit que les ossements ne se
'
ront pas? Quoi qu’il en soit, si les Oiseaux existaient lors 'de la formation du nouveau grès
9
'
sans-aucun doute ils existaient lors de la formation des différents groupes de roches qui lui sont su'
'
perposés; cependant,. excepté un ou deux exemples assez douteux, on n’en rencontre aucune‘ trace
‘
dans tout cet immense intervalle qui se trouve entre le grès rouge et le gypse tertiaire des environs
"
,
”
de Paris. Certainement les géologues devront se demander si on ne s’est point trop hâté de nier -
l’existence des animaux les plusparfaits et des plantes aux époques les plus moulées de l’existence
'—
du.globe.…
.,
'
_
.
_,
,
»
Les présomptions tirées des analogies géologiques étant opposées de tout point aux faits ci-dessus
'
.
et aux conséquenées qu’en a déduites M. Hitchcock dans son excellent mémoire (American
"
'
Sillimah), il en est résulté qu’un grand nombre de géologues se sont refusés à admettre pour ,_ —j
_,
ce qu’elles sont réellement les empreintes en question; car ce mémoire tend à prouver
l’existence des ‘
'- Oiseaux d’une structure plus parfaite que les Mammifères et même que les plus anciens' Vertébrés,
.
peu de Sauriens et de Poissons ayant été trouvés aussi profondément que le nouvepu.gpès r0u‘ge.Au ,Ï' ?
"
'
nombre des opposants se trouve M. Gervais; mais, par contre, au nombre
-.
-'
'
idées
de M. Hitchcock, se'trouve M. Owen; dont l’autorité a trop de
ne NOUS
'
'
empr6ssé de faire gurer dans la série cette
que‘nous
nous étonnons de voir jusqu’à présent paSser sous
"
Geoffroy Saint—'llilaire, et par M. Ch. Bonaparte;
'
."'
"? -
‘
"
'
'
"
.
\
'
‘
'
*,a
'
:
"
…
.
.
_
FIN nu VOLUME.
'
__
_
,
