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OISEAUX.
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-
259
ce que, apercevant
une proie qui leur convienne, ils fondent dessus en pic et comme un trait; frap—
pant en mêmetemps
l’eau de leurs longues ailes, ils la font bouillonner et tourbillonner, ce qui €ite
au Poisson tous moyens de pouvoir échapper. Dans le second cas, les Pélicans se réunissent en cer_
cle surla ’surface des eaux, et, rétrécissant toujours le cercle en nageant, ils se saisissent du Poisson qu’ils ont rassemblé
et poussé devant eux dans un espace étroit; ils en avaient des poids de sept
à huit livres; mais ils ne les font pasde suite passer dans leur estomac; ils les conservent dans la
poche qui leur pend sous le bec; et dans laquelle les Poissons peuvenf‘demeurer lonêtemps frais et '
intacts; lorsque les Pélicans ont fait leur provision,ils se retirent sur quelque terrain élevé où ils
passent
la journée, faisant remonter le Poisson qu’ilsont amassé;dàne leur peche,ets’en nourris—
sent de cette-__fa'con;' car c’est le matin ,et.le;soir que les Pélicans choisissent-“pour ;,leùr'pêche, aux
'
heures où le Poisson
est le plus en mouvement. Ce sont ces mêmes'detailsque M. Nordmanna'repæ—
duits en les_conrmant. On prétend que
les Ghin0is et quelques Sauvages de l’Amérique, mettant à
prot la faculté dont jouissent ces Oiseaux de conserver le Poisson frais dans la poche qu’ils portent
"
pendante sous le cou, en ont d’apprivoisés qu’-ils laissent aller
à la pêche, et qui. de retour, dégor—
-
gent les Poissons qu’ils ont pris et dont leur maître leur laisse la quantité nécessaire pour leur en_
tretien, et l’on assure qu’un Pélican prend en une'seule pèche autant de Poisson que six hommesen
"
_
pourraient consommer en un repas.
'
'
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-
—
On sait que c’eSt de cette habitude de vider'ainsi leur poche de cette proie-ensanglantee-a—u bord '
'
du nid qui_renferme leurs petitsqu’e5t née cette vieille croyancepopnlàiré que le_Pélican S’ouvrait
l’estomaepour nourrir sespetitsde‘eequis’y trOuvaitren-fermé. ;
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"
Quant aux Fous,glll._Ferrary, de Quimper, qui en a possédé un individu vivanten domesticité, dit
,
_
_
que cet Oiseau ann cri ‘-tr.ès‘-fort, rauque, tenant de celui de l’Oie
gris mantelé. 11 mar—
'
che bien plus difcilement que l’Oie, comme on doit leprésumer de laîpOSition bien plus
de
Ses pieds il a beaucoup des mariièr‘esdu Cygne, portant la tête_et_le cou et se comportant dans l’eau
comme lui; il répand, a‘sept ou huit pieds de diamètre autour de lui;uné forte odeur de muse mêlée
_
de sauvage qui se soutient, dans l’appartement où il a passé_la nuit, pendant plus de vingt—quatre
heures. Je,conserve cet animal depuis un mois, et j’ai vu qu’il était susceptible de s’àpprivoiser. Dans
‘
les premiers jeûrs, on ne pouvait le faire manger qu’enlui présentant avec des pinces. du Poisson,
'
comme des morceaux de Congre, ou de foie de Baie,
mangeait très-bien,
'
quoique ayant éprouvé un commencement de
odeur amïoniacale.
,
'
.
Au bout de huit. jours il n’était plus besoin de lu1pterlesmemesahments,1l les prenait avec le
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bout du bec, et en secouant la tête; il les faisait entrer, "mênie""ehtrès—grosmorceaux,'dans son esfo.
mac.
Quinze j0urs après-il venait demander a manger, et, si -—l’on tàrdaità lui donner sa nourriture
habituelle, il faisait entendre son cri rauque, etsùiivait comme un Chien la personne _quilui apportait
'
—_
-
Ordinairement à manger. Il entrait pour cela dans 'les appartements, n’ayant peur
ni des Chiens ni
*
des Chats. ll se-{couchait sous les tables ou sous d’autres meubles, et ne mangeait qu’une ou deux‘
fois par jour, ne touchant
aliments qu’on lui offrait que lorsqu’il vait l’estorhaCvide Pendant
tout ce temps on ne l’a pas vu boire, quoiqu’on l’eût mis dans une grande ange remplie d’eau et
’
où ilÈnageait tres—bien. Sur la n;on lui mettait ses aliments dans un endroit du jardin, et il savait -_
très—bien l‘estrouverquand l’appétit
jardiniait plus-de._trois quartsde jour—
"
nal '
on
_.Poi'SSon, il,s’accommod—ait_:f0i‘tibien—
nit ,
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même par préférer au”Poissoii. D’un'naturel
on *cherc1i'ait "à ie
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prendre.
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.
Cet Oiseau
parasite un Insecte du genre Ricin, long d’une_ligneg_
de couleur noix-aire,
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a abdomen trois—fois plusÎlong‘ que la tête, divisé en segments par
des lignes blanchâtres, -—_à_quatré -_
"
paires de pattes egales; deu'x antennes et des yeuxapparents. C’est évidemmentle‘iein
du (larme-'
'
l'an."(N0ùnÏ.
…
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Les C0rmorans et'les Frégates parmi les“Péfècaniùés perchent volontiers sur les arbres des côtes
'
digérer leurs aliments.
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