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HISTOIRE NATURELLE
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TROISIEME FAMlLLE. —— RALLINES ou BALES.
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M. Gray a distingue dans cette famille sept genres : —— 1° Halles, Linné; -—— 2° Aramus;
tyg'ometra, Linné; —— 4° Aramêdes, Pueheran; —— 5° Eulabcornis, Gould; —— 6° Corethrurq, Rei- '
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_ehenbaeh; — 7° 0eydromus, Wagler, que nous réduisons à trois : -—— i° Râle (Rallus), ——
.
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rouette (Ortygomctm),
-—' 5° Gâlliralle (Ocyctromus).
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Ces Oiseaux forment une assez grande famille, et leurs habitudes sont différentes decelles des
.
autres Oiseaux de rivagequi se tiennent Sur les sables et les grèves : les Râles n’habitent, au Con.
traire, que les bords _fangeux des étangs et des rivières, et surtout les terrains couverts de glaieuls
et d’autres grandes herbes de maraiS‘: Cette manière de vivre est habituelle et commune à toutes les
-
espèces; quelques—unes, telle que le Râle de prés, habitent dans les prairies, et c’est du cri désa—
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,_
gréable ou plutôt du râlement de ce dernier0iseau que s’est formé, dans notre langue, le nom de
'
Bâle pour le genre entier; mais tousse ressemblent en ce qu’ils ont le corps grêle et comme aplati .
par les ancs“, la queue très-Courte et presque nülle, la téte petite, le bec assez semblable, pour la
forme, a celui des Gallinacés, mais'_seulement bien_plus allongé, quoique moins épais; tous ou pres—
que tous ont au85i une portiotide la jambe au—dessus du genou dénudée de plumes, avec les troisdoigts antérieurs lisses, sans membraneset très—longs. Ils ne retirent pas leurs pieds sous le
-
,
en volant Comme font les autres
les laissent pendants. Leurs ailes sont petites et fort
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et leur vol est court. Presque toujours cachés dans les grandes herbes et les jones, ils n’en
_
,
sortent que pour
traverser les eaux à la nage et même a la course; car on les voit souVent courir le'
'
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gèrement sur les larges feuilles de nénufar qui couvrent les eaux dormantes. Ces derniers carac—
tères sont communs aux Baies et aux Poules d’eau, avec lesquelles ils ont en général beaucoup de
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ressemblanèe. '(Burnou.)
.
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Tous sont remarquables pa’éléganee de leurs formes, la grâce et l’agilité de leurs monVements, .
—
la gaieté et l’enjouement de leur naturel et leur joli plumage, quoique ses couleurs n’aient ni éclat
ni reets; Leurs attributs COmmuns_ sont de fuir de loin, de marcher avec agilité, la tête haute et le '
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pied levé_à la manière des bons Chevaux; de courir avee'une extrême rapidité, de n’être point voya—
geurs, de se tenir cachés pendant le jour, et de chercher leur n0urriture le soir et le matin sur les
,
bords des eaux stagùantes et des legumes où croissent des plantes, sans entrer trop avant dans l’eau
'
ni se laisser voir sur les rives sablonneuses et unies;_de se
dans les endroits les
plus embarràssés, dans les jones, les'broussailles et les bois qui bordent les eaux; de ne jamais se
_
réunir en familles ni en troupes“; de ne point se per'cher sur les arbres, si ce n’est quand ils sont
,
.
poursuivis par quelque Quadrupède carna'ssier. (D’AzÀair.)
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,_
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'
Ils s€hourrissent d’insectes, de Vers, de Mollusques, dont ils amoncellent les coquilles; le Râle
le Gourliri:sont remar‘quablespour cette habitude. Lorsqu’ils ont trouvé une coquille
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_
d’Ampullaire, par exemple, ils la transportent dans leur bee, ens’avan‘çant avec vitesse des parties fan— '
_Î
geuses d’un marais ”vers
le “premier tronc d’arbre, puis ils la
frappent avec forcejusqù’à ce}
'
qu’ils y aient fait un
puisse‘leur permettre de mangerl’animal qu’elle renferme; Aussi n’est-il
?
_
pas rare
de trouver au bord des marais “de la frontière du Paraguay et enBolivie, où vivent notam—
dé Rallidés, des amas de coquilles d’Ampullaires percées; amas quelquefois
_
élevés de plus d’un metre, et qui longtemps ont intrigué M, D’Orbigny sur l’être qui-pouvait les former, jusqu’ace qu’il eût pris l’ouVriersur le fait;
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Quoique‘le'Bâle Soit fort commun en
l’y voit rarement après laéoupe des blés. C’est ,
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'
surtout un Oiseau d’été don'tcertaines-personnes n’entehdent jamais sansplaisir le eri rauque et
dé—
_
'
nue d’harmonie, parce qu’ils’allie pour
délicieuses nuits de mai et de juin.. Ce petit 0is‘eau
,
n‘e témoigne aucune crainte lorsqu’on peut le saisir Sans lui'faire de mal. On en a vu un qui venait
…
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rouette (Ortygomctm),
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Ces Oiseaux forment une assez grande famille, et leurs habitudes sont différentes decelles des
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plus embarràssés, dans les jones, les'broussailles et les bois qui bordent les eaux; de ne jamais se
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