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HISTOIRE NATURELLE.
,
'
;
,
et remplit la plus pénible tâche, celle de fendre l’élément uide et de diriger la troupe à traVers l‘es—
pace; mais, lorsque ses forces trahissent son courage, il passe en arrière, et est immédiatement rem'
,
=
_,
placé par celui qui est le plus capable de lui succéder. Tous les individus qui composent ainsi un
'
*
_
.;
même escadron montrent une obéissance aveugle à leur chef. Celui-ci fait entendre de temps en temps,
"
comme pour appeler ses compagnons, un cri de réclame auquel tous répondent aussitôt. Leur voix ‘
:
,
est forte et éclatante, et les inexions‘ différentes—de leurs cris les font reconnaître trés-facilement'à
,
:
?
de longues distances pendant la nuit. De temps en temps la troupe descend à terre po…. prendre du ,
—
,
repos; en assure qu’alors l’une des Grues veille toujours la tête haute pour'avertir ses compagnons
par un cri d’alarme lorsqu’un danger les menace. (Magasin pittoresque, 1851.) .
-
'
,
_
Quelques ”espèces de Gruinés, les Demoiselles (Anthropoides), ont des habitudes singulières. Elles
arrivent dans le midi de la Russie vers le commencement de mars, par troupes de deux à trois cents
‘
individus disposés en vols triangulaires. Parvenues au terme de leur voyage, les bandes restent en—
.
core ensemble pendant quelque temps; et, lors même que les Oiseaux se sont déjà dispersés par couï
'
Z
ples, ils se réunissent encore tous ensemble le soir et le matin, de préférence par un temps serein, - ‘
;
:
pour
s’exercer de compagnie et pour s’amuser à danser. A Cette n, ils choisissent dans les steppes
.
'
.
un lieu convenable, le plus souvent le rivage plat d’un ruisseau. Là ils se placent en ligne, ou sur
.
deux ou plusieurs rangées, et commencent leurs jeux et leurs danses extraordinaires, qui ne surpren—
nent pas médiocrement le spectateur, et dont le récit passerait pour fabuleux s’il n’était attesté par
.
des hommes dignes de foi. Ils dansent et sautent les uns autour des autres, s’inclinant d’une manière
,
burlesque, avançant le cou, dressant les plumes du collier, et déployant à moitié les ailes'. Une autre
-
partie, en attendant, se dispute à la course le prix de vitesse : arrivés au
retournent—,
:
chant lentement et avec gravité; tout le r'este’de la compagnie les salue par des cris réitérés et par
_
des inclinations de tête et d’autres démonstrations qui sont réciproques. Après avoir continué dela
sorte pendant quelque temps, ils s’élèvent tous‘dans l’air, où, Voguant lentement, ils décrivent des
_.
'
cercles tels qu‘on en voit faire a. toutes les Grues et aux Cigogues. Après quelques semaines, ces
assemblées cessent, et, à partir de cette époque, on voit constamment marcher ensemble, dans les
:
steppes, un mâle et une femelle. ( NORDMANN.)
..
°
On comprend que des Oiseaux ainsi organisés et aussi habitués à vivre en société puissent s’appri.
,
î
voiser aisément. C’est en effet ce qui a lieu.
-
'
_.
_
Mais le plus remarquable d’entre eux, sous ce rapport, est, à part la Baléarique, l’Agam1, sans , ' -
contredit.
_
.
L’Agami, moins propre au vol que les autres Gruinés, mais mieux fait pour la course, paraît être
,
parmi les Oiseaux ce que
le Chien est parmi les Quadrupèdes. Ce sont, chacun dans leur genre,
les ,
_'
:
animaux auxquels la nature aaccordé le plus d’instinct, moins d’éloignement ou plus de penchant
'
‘
pour la société de l’homme.
l’Agami» s’apprivoise aisément, mais est, comme le Chien—,
'
susceptibled’éducation, et il donne de même des marques de connaissance, de sentiment et d’affec—
,
tion; il obéit à la voix de son-maître; il le suit; il reçoit ses caresses; il lui en rend ou le prévient; il
<
_.
les lui prodigue “a son retour quand il a été absent; il paraît sensible à celles qu’on lui accorde, et
susceptible de jalousie contre ceux qui pourraient les partager : il chasséles autres animaux domes—
,
tiques et poursuit même les nègres qui font le service. Il ne craint ni les.Ghiens ni les Chats, dont il
—
évite l’atteinte en s’élevant dans l’air, qu’il harcelle en retombant suréux et en les frappant à grands , f
?
,
coups
de bec.
séul, s’éloigne sans s’égarer et revient chez son maître. Plusieurs personnes
,
.
qui ont habité longtemps à Cayenne assurent même qu’on cone souvent a un Agami un troupeau
de
‘,
-
jeunes Dindons Ou de-Canàrd-s, qu’il les mène dans les habitations au pâturage dès le matin,
les
veille pendant la,j0urnée et les ramene
on en a vu, à ce que‘l’dn» prétend, conduire un trou,
Dans la basse-cour, au dire des voyageurs, l’Agami se rend maîtreg'le matin il
,
,àassé't0usles' Oiseaux dehors, et'le soir il oblige les» traîneurs de rentrer; pour lui, il ne s’enferme -
'
pas,
mais il se Couche, ou sur l-etoit de la basse—cour,- ou
quelque
(Mxunurr) ,
' _ ,
Erinles faits relatifs à l’instinctde l’Agami,ïà ses mœurs sociales, sont répétés par trop de,té—
Ï
moins pour-n’être pas Vrais en plus: grande partie. Mauduyt
nous venons
de Citera‘a V“:
,
_
"
[
Agami qui, quoiqu’il n’y fûtapportéqùedepuis. quelques jours,connaissaitparfaitement
-
"
,,
qui en avait soin; qui obéissait à sa‘ voix et paraissait se plaire également à lui
faire des
'
‘
=
caresses et à recevoir les "siennes.
Oiseaux de cette famille,.consiste principalement
j
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