ses
msromn NATURELLE.
immobiles. Maudüyt a élevé de cette façon un jeune Héron, auquel il
donnait aussi
des Limaoons;
*
quoiqu’il
fût déjà de la taille des pères et mères quand Il s en délit,
pas sa nourriture
de lui-même; il fallait la lui mettre dans le bec; d’abord Mauduyt faisait
tirer les Limaçons de leur
coquille; mais, lui en ayant fait avaler quelques—uns avec la coquille mème,
et ayant vu qu’il=né
s’en était pas mal trouvé, il ne lui en donna plus d’une autre manière; l’Oiseau rendait les coquilles
entières, mais vides de la substance du Limaçon, qui avait été digérée : souvent il n’avait pas
nourriture pendant des jours entiers. On lui donnait quelquefois des Vipères mortes chez les
thicaires, et que l’on coupait en trois ou quatre morceaux; il se jetait sur—cette seule nourriture avec
avidité et l’avalait de lui-même, ce qui ferait douter que le Héron, dans l’état de liberté, ne se nour—,
risse pas de Serpents, ainsi que les auteurs l’ont avancé. Quoique ce jeune Héron vit souvent du‘
_
monde, il était sauvage, et la vue des personnes qui entraient dans le lieu où il était ne manquait
jamais de l’effrayer : il cherchait à s’échapper, et il fallait le contraindre pour lui faire prendre des
aliments; cette opération demandait des précautions, parce que
le jeune Oiseau, quand il se trouva1t‘
pressé, lançait de forts coups de bec, et cherchait à les porter
à la face, ce qui engagea son maitre
‘
ale faire tuer. Au reste, les jeunes Hérons sont, dans le premier âge, assez longtemps couvertsd’uh”
poil follet épais, principalement sur la tête et le cou.
'
,
Le Héron prend beaucoup de Grenouilles; il les avale tout entières. On le reconnaîtà ses excréments, qui en offrent les os non brisés et enveloppés d’une espèce de mucilage visqueux de couleur
verte, formé apparemment de la peau des Grenouilles réduite en colle. Ses excréments ont, comme
ceux des Oiseaux d’eau en général, une qualité brûlante pour les herbes. Dans la disette, il avale
-
quelques petites plantes, telles que la lentille d’eau; mais sa nourriture ordinaire est le Poisson. Il
en prend assez de petits, et il faut lui supposer le coup de bec sûr et prompt pour atteindre et frapper une proie qui passe comme un iäâÏlî, mais, pour les Poissons un peu gros, Willughby dit avec
beaucoup de vraisemblance qu’il en pique etblesse beaucoup plus qu’il n’en tire de l’eau. En hiver,
lorsque tout est glacé et qu’il est reduit aux fontaines chaudes, il va tâtant de son pied dans la vase,
et palpe ainsi sa proie, Grenouille ou ?».oisson.
Pour voler, il roidit ses jambes en arrière, renverse le
le dos, le plie en trois parties, y
compris la tête et le bec, de faconque d’ou iras on ne voit point de tête, mais seulement un bec qui
paraît sortir de la poitrine. ll déploie desailer; plus grandes à proportion que celles d’aucun Oiseau
de proie; ces ailes sont fortconcaves, et frappent l’air par un mouvement égal et réglé. Le
_
par ce vol uniforme, s’élève et se porte si haut, qu’il se perd -à la vue dans la région des nuages. ll?
y a peu d’Oiseaux qui s’élèvent aussi haut, et qui, dans le même climat, fassent d’aussi grandes
versées que
les Hérons.,
.
Sans être très-variées d’un genre a l’autre,_les mœurs des Ardéinés offrent entre elles quelques
Ainsi, les Butor‘s, qui sont aussi voyageurs, se voient en
dans le mois de decembre,
‘
quelquefois une seule pièce de roseaux en cache‘ des douzaines.
'
,
Il y a peu d’Oiseaux“, écrivait Baillon a Buffon, qui se défendent avec autant de sang—froid : le Butor
jamais; mais, lorsqu’il est attaqué, il combat courageusement et se bat bien sahs»Se donner
beäuaoup de mouvement. Si un Oiseau de proie fond sur lui, il ne fuit pas; il l’attend debout etle
reçoit sur le bout de son bec, qui est très—aigu : l’ennemi blessé s’éloigne en criant. Les vieux Bu—
,_
jamais le Butor; et les Faücons communs ne le prennent que par derrière et’loTS—
…
qiiîiiiole. se défend même contre le Chasseur qui l’a blessé; au lieu de fuir, il l’attend, lu11anœ
'
danslesïjëambes
des coups de bec si violents, qu’il perce les bottines et pénètre fort avantdansles
chairs:plusieurs ehasseurs
été blessés grièvement.— On est obligé d’assommer ces Oiseâùä,oar,
_
défendent jusqu’à la mort.“
.
-
:
_
?
;
'mais rarement,
Entorse renverseéur% dos, comme les Oiseaux de pr01e,etse
,
du bec : il prend cette attitude
;;.«… :
il demeure, rendant des heures entæœwmmobe
lesrwdsdansleauetvacherar lesroseaux
lès Aauiés— et lesGaenaulcsesta“SSI
.,
ladoïentetaussimuancouueque1at}1gogne
tre tempsédes‘ï—amours; oùil
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