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HISTOIRE NATURELLE.
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portaient tous les trois ‘ans des PaQns, qu’on énumérait dans
ces temps
rieheSsés_ dont se ;
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composaient les cargaisons de ces vaisseaux. Pline le naturaltste nous apprend'qu‘e l’oratéu'r'Hortén- '
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sins fut le premier Romainqui t tuer un Paon pour sa table lorsqu’il donna son repas de‘pécep_
'
'
tion au-collége des poittifes;
et le premier qui ait'engraissé
est AudiuS Lurcon,*vers 19e
_
temps
de la dernière guerre des pirates; il se procura par ce moyen un revenude soixante
"
'.
—
terces, qui font treize mille cinq cents francs. Dans les festins-des empereurs Yitelliu's
"on servait fréquemmth d'énormes plats composés de ragoûts de langues et de Cervellesde_Paons;lé :
_
premier de ces empereurs avait coutume de désigner
un plat de ce mets par le nom de l’égide de Pat;
.
»
las. Guéneau De Montbcillard dit qu’ils_furent dîàboi=dtrès-ràresç à Athènes, on les montra
'
«
_
trente ans à chaque néomén1e comme un objet de curiosité, et on accourait en foule des
4"
nes pour voir les Paons.
.
.
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:
.
»
_
.
Les cris sonores et-discordants du Paon sont produits, comme chez tous les Oiseaux, dans le bas -
'
de la hachée-artère; le larynx inférieur et les bronches sont pourvus de membranes, dontla_bràtion ‘.
'
'
ajoute à la dilatation de la
de la trachée sontentiers, ronds_et osseux; on ne voit
point de_socle à l’ouverture du larynx,supérieur.
;
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_
Le croupion est très—museuleux; ee"sont ces muscles qui scrVent de moteurs aux longues plumes
"
'
_
dorsales implantées sur leurs réseaux et dont la tension ou la dilatation les fontrelever, étaler ouf _,
—
baisser suivant la volonté d‘el’015eau. (Tmmunck.)
'
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»
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,
,
Si l‘empire appartenait à la beauté, non à la force, le Paon serait sans contredit le raides Oiseaux; _ '
il n’en est point sur qui la nature ait versé ses trésors avec plus de profusion“: la taille grande, le '
‘
'
port imposant, la démarche ère, la gure noble, les proportions du corps élégantes etsveltes, tout
‘
ce qui annonce un être de distinction lui a été donné. Une -aigrette mobile et légère, peinte des plus"
,
’
‘riches couleurs, orne sa tête et l’élève sans la charger; son incomparable plumage semble réunir tout
,
*
ce qui atte nos yeux dans le colori'stendre etfrais des plus ”belles fleurs, tout ce qui leséblouit
_
_
-
dans les reets petillants des pierrerie‘s, tout
les étonne dans l’éclat majestueux de
.
non-seulement la nature a réuni sur le‘plumage du Paon toutes les couleurs du ciel et de la terre '
pour en faire le chef—d’œuvre/de la_n1agnitzence, elle les a encore mêlées, assorties, nuancées, f0n_
dues de son inimitable pinceau, et en a fait un-tableau unique, où elles tirent, de leur mélange avec
.
des nuances plus sombres et de leurs oppositions entre elles, un nouveau lustre et des effets de lumière si sublimes, que notre—art ne'peut ni” les imiter ni les décrire.
.
'
.
_
_T_el paraît à nos yeux le plumage du Paon lorsqu’il se promène paisible et seul dans unbeaujour"
'
de printemps; mais si sa femelle vient tout à coup à paraître, si les feux de l'amour, séjoignant aux ' '
—secrètes inuences de la'saÏSOn, le tirent de son repos, lui inspirent une nouvelle ardeur et de nouveaux désirs,' alors
beautés se multiplient; ses yeux s’animent et priannent,del’expres- —
.
Ç '
sion; son aigrett‘é s’agite sur sa tête et annonce l’émotion intérieure; les longues plumes de s_a.queue
_"
'
relevant, leurs richesses éblouissantes;sa tête et son cou,
se reri‘versant noblement
'
’
en arrière, se dessinent avecg‘râce sur,ée fond
la lumière du soleil se joue eninille ma:
“
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,
nières, se perd et se reproduit sans cesse, et semble prendrcùn nouvel éclat plus doux et plus,moel—
:
.
plus variées et plus harmonieuSes : chaque mouvement de l’Oiseau produit
:
; .
des.milliérS d-e nuances nouvelles, des gerbes de reflets .ondoyants et ‘fugitifs, sans cesse remplacée
'
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pair
et d’autres'nuances'toujours diverses et toujours ’admirables. (GUÉNEAU‘DE lllonr'— ; _
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SPIGIFERE. PAVO _MITICUS. (Linné, $h"tW'l_
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sommet
partie supérieure du cou d’un vert
bleu, selon l’incidence des
rây0s'lumineuX; brins dela huppé
d’environ dix centimètres, garnis dans toute leùilongueur
_
'
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'barhes' vertes et bleues;'plumes de la poitrine et du ventre variées de bleu, de vert,
et
'
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< en forme d’écailles; celles du des,taillées sur,une même forme, bleues, vertes, et terminées de
_”
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à-leur partie moyenné;jCouVertures supérieures des ailes d’un vert
,
bien; ce bleu, sous-nn aspect, semblant
et plus brillant que l’aüll‘8.001em‘; _pe'nn‘es l…“
.
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maires dcs__ailes blanches, tirant au-“roux, surtout vers leur extrémité; tectrices dela queue brunes,
'
tirant au_marron, avec le_urtig'e blanché,unmiroirdoré au milieu, bleu, cercle de vert au pourtou}';.
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