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but propre au mâle d’avoir un éperon à chaque pied : ces éperons sont plus ou moins longs; mais ils
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sont toujours beaucoup plus courts et plus mous que dans le Coq ordinaire.
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Il est certain qu’avant la découverte du nouveau continent les Dindons n’existaient point dans
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lÎancien...
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On ne voitpas même qu’il en soit fait mention dans aucun ouvrage moderne écrit avant la décou—
verte de l’Amérique; Une tradition populaire xe dans le seizième siècle, sous François I‘“, l’époque
de leur premiére—apparition en France; car c’est dans ce temps que vivait l’amiral Chabot. Les auteurs —‘
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dela Zoologie britannique avancent, cômme un fait notoire, qu’ils ont été apportés en Angleterre
,
sous_le règne de Henri VIII, contemporain de François I‘”, ce qui s’accorde très-bien avec notre sen'
timent, car l’Amérique ayant été découverte par Cristophe Colomb sur la n du quinzième siècle, et
—
les rois F rançois I” et
Henri VIII étant montés Sur le trône au commencement duseizièmé siècle, il
est
tout naturel que ces Oiseaux apportés d’Amérique aient été introduits comme nouveauté, soit en
France,
soit en Angleterre, sous le règne de ces princes; et cela est conrmé‘par le témoignage précis.
de J. Sperling, qui écrivait avant 1660, et"qui assure expressément qu’ils avaient été transportés des ' "
’
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nouvelles Indes en Europe plus d’un siècle auparavant. (BQFFON.)
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,
Franklin lui—même, dans sa lettre
à M. Bache, datée de Passy, 26'janvier 1784, dit que les pre—
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miers qui aient été vus
en Europe ont été apportés du ”Canada en Franée parles jésuites et servis sur
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la table de noces de Charles_lX.
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Mais l’éditeur de cette correspondance ràpp0rte qu’un savant, ami de Franklin, lui t remarqüer
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que cette anecdote du premier Dindon rapporté en France, etc., n’était qu’urieméprise; que lors de
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la conquête du Mexique, longtemps avant Charles IX, les compagnons de
trouvèrent cet0iéeau
en grand nombre dans ce pays,
et queson importation dans la vieille Espagne est relatée par Pierre-“=
-
Martyr d’Angleria, secrétairedu conseil des Indes, institué immédiatement après la découverte de
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l’Amérique, lequel connaissait personnellement Christophe Colombl (Fraser’s—Ma9az. et Revue bri.
tanniquc, 1850.)
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Le Dindon ocellé, type du genre, a été sirare pendant longtemps en Europe, que ce n’est qu’il y
a vingt—cinq ou trente ans (de 1820
à 1850), que le Muséum d’Histoire naturelle de Paris s’en pro—
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cure le premier individu, et encore en dut—il la possession,,à Cuvier, qui l’acheta à la vente du célè—
bre cabinet BullOck, à Londres. Les gens d’un_vaisseau envoÿé àla coupe dub0is de Campeche,
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dans la baie de IlOnduraS, en Virent trois, ___d0nt ils réussirent à prendre
Ils_l’envoyèrent à
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sir HenriHa‘lfor—t, médecin du roi d’Angleterre; mais cet individu se noya dans la 'Tamise en arrivant , ,,
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à Londres, et
en t présent à Bullock, alors propriétaire du riche cabinet d’His—
,”
toire naturelle dit le Temple égyptien, dans la “rue de Piccadilly. C’est a la vente de cette collection
1
que le Muséum de Paris en t l’acquisition; acquisition précieuse aussi pour la science, car, jusqu’à,
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cette époque, les naturalistes n‘avaient compté qu’une espèce dansle genre Dindon;
'
Le Dindon sauvage, sur lequel Buffon _n’a publié que quelques lignes, a été, dans ces derniers
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,
.
temps, étudié avec une rare sagacité par Audùbon, que nous avons déjà plus d’une fois cité dans”le
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cours de cetouvrage, et dont nous allons publier l’article entier sur cette souche de nos Dindôns
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domestiques.
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La taille et la beauté du Dindon sauvage," dit—‘il,lsaréputation Comme objet de nourriture, et l’inté—
rêt qui
lui commeétantl’origiede,.larrace_domestique aujourd’hui si -abondarhn1ent—r*é_—
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pandue sur
les deux côntinents, en; font un des Oiseaux leS'plus remarquables‘de ceuxÏquenourris—
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et les Carolines_,' . ‘ _ “
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