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HISTOIRE NATURELLE.
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,
l‘opinion'(1“ÎYOU…t que le Dindon eût été connu des anciens, et que c’est lui qu’il fallait reconnaitre
"
._dau_s_ la _Mélag_r_ide aux _barhillons rouges. Tout en retirant donc au genre Dindon un nom usurpéa
,
qu’il n’auraitjamais dû porter, ainsi que nous le dirons en son lieu, nous pensons que ce nom dôit‘_
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rester dans la science, et c’est par cette raison que nous le rendons à l'Oiseau qu’ila servi à.spécierle premier.
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Méléagridinés, ou Pin—ta'des, "forment un groupe dont Buffon n’a connu qu’une seule espèce_'_ ,
bien qu’on en compte six aujourd’hui, qu’onpourrait peut-être réduire à un moindre nombre,
'
les nuances qui les séparent sont légères, et découlent peut—être des simples croisements;
…
Nous composons
cette famille de deux genres : —— i° Meleagris, que nous réservons pour les
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pèèes,à
2° Numida, que nous conservons pour celles qui ont la tête unie ou plus ou ‘.
.
moins emplumée. .
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—
,
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,
"
NOUS comp0sons cette
d’un Seul genre : — Meleagris, ex—Linñé.
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'
Pintade est un Oiseau trés—criard; et ce n’est pas sans raison que Brown l’a appelée Gallas cla—
,
uwszis : son cri est aigre et péreànt, et'à la longue il devient tellement incommode, que, quoique la
'
chair de la Pintade's0it un excellent manger et bien supérieur à la volaille ordinaire, la plupart des
,
coloris d’Amérique ont renoncé à en élever : les Grecs avaient un mot particulier pour exprimer ceci.
—
_,
Elien dit'que la Méléagride prononce à peu près son nom; le docteur Gai, que son cri approche de
'
celui de la Perdrix, sans être néanmoins aussi éclatant; Belau, qu’il est quasi comme celui des petits
_—
Poussins nouvellement éclos; mais il assure positivement qu’il est dissemblable de celui des Poules
communes, quoique Aldrovande et Salernelui aient fait dire le contraire.
‘
,
'
—
‘
C’est un Oiseau vif, inquiet, turbulent, qui n’aime point a se tenir en place, et qui sait se rendre:
-:
maître dans les basses—cours : il se fait craindre des Dindons mêmes; et, quoique beaucoup plus pe”tit—,
en impose par sa pétulance. « La Pintade, dit P. Margat, a plutôt fait dix tours et d0nné '
»
_
vingt coups de bec que ces gros
Oiseaux n’ont pensé à se mettre en défense.Ïl_. »
.’
La Pintade est du nombre des Oiseaux pulvérateurs qui cherchent dans la poussière, où ils se
.
vautrent, un remède contre l‘incommodité des Insectes; elle gratte aussi la terre comme nos Poules
communes, et va par troupes très—nombreuses : on en voit à l’île de May des volées de deux ou trois
cents; les insulaires les chassent au Chien courant, sans autres armes que des bâtons. Comme elles
ont les ailes fort courtes, elles volent p'esamment; mais elles courent très-vite, et, selon Belon, en te.,
nant la'tête élevée comme la Girafe; elles se'perchent la nuit pour dormir, et quelquefois le jour, sur
les murs de clôture, sur les haies, et même sur les toits des maisons et sur les arbres. Elles sont soi’
-
gneuses, dit encore Belon,‘ en pourchassant leur vivre; et, en effet, elles doivent consommer beau—
?
’
coup, et avoir plus de besoins que
les Poules domestiques, vu le peu de longueur de leurs inte‘s—'
_
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tins.
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.
Il paraît, par—le témoignage desaneiens et des modernes, et par les demi-membranes qui unissent
,
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_,
les doigts des. pieds, que la Pintade est un Oiseau demi—aquatique -: aussi celles de Guinée qui ont
'
.recouvré leur liberté à Saint—Domin’gue, ne suivant plus que l’impulsion de leur naturel,’chemhent
,
de préférence les lieux aquatiques
'
.
Si on les élève de jeunesse, elles s’apprivoisent très—bien. Brue raconte qu’étant sur la côte du
Sénégal, il reçut en présent, d’une princesse du pays, deux Pintades, l’une mâle et l’autre femelle,
_
.
toutes deux si familières, qu’elles Venaient manger sur son assiette; et qu’ayant la liberté de voler au___
’
. _
rivage, elles se rendaient régulièrement sur la barque au son de la cloche, qui annonçait le dîner
le souper.- Moore du qu’elles sont aussi farouches que le sont les Faisans en Angleterre; mais il est
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douteux qu’on ait vu des Faisans aussi privés que les deux _Pinta'des de Brue; et ce qui prouve 'que .
'
,
Pintades ne Sont pas fort farouches, c’est qu’elles reçoivent la nourriture qu’on leur présente air
,
—
moment même où elles viennent‘d’êtreprises. Tout bien considéré, il semble que leur nature] appro—
.
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beau00up plus de celui de la Perdrix que de Celui du Faisan.
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,
La Poule—Pintade pondfet.couve à_peu près comme la Poule commune; mais il‘paraît que sa fécon- . ,' '
'
dité n’est pas la même en différents
du moinsqu’elle est beaucoup plus grande
_
.
tat de_d0m6$ii0ité; _Où. elle regorge
nourriture, que dans l’état sauvage, où, étant nourrie moins
'
'
,
largement, elle abonde moins‘en:molécules organiques superus.
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0D_ ‘ES/SUPB qu’elle eSt sauvage à l’île de France, et qu’elle y pond huit, dix et douze œufs à.terre
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et qui cherchent aussi le ,
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