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OISEAUX.
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.
Le Vaillant, qui a découvert la première espèce d’Afrique sur laquelle repose ce genre, qui en ren—
ferme deux aujourd’hui, presse‘ntait, à l‘époque à laquelle il la t connaître, qu’elle devait donner
lieu à l’établissement d’un petit groupe distinct dans ce qu’il appelle ses Colombi-Gallines; voici
'
comme il s’exprimait :. '
'
_
.
.
'
-
'
Cette espèce, à laquelle nous appliquous le nom de la tribu ou de la famille de tous les Pigeons qui
s’allient aux différentes— branches des Gallinacés, étant celle qui, par les parties nues de sa tête et
par le
barbillon rouge qui lui pend sur la gorge, se rapproche le plus duCoq et de la Poule, il est
‘
naturel qu’elle porte le nom
de GolOmbi—Galline, d’autant plus que, d’après ce que nous avons déjà
'
dit, il est probable que de nouvelles découvertes 'obligeront les naturalistes à former par la suite au—
'
tant de petites familles de toutes les espèces analogues à chacune de celles que dans ce moment nous ' '
.
_
ne réunissons que provisoirement en une seule. Ainsi, par exemple, :l’esp‘eee dontn0us faisons le
sujet de cet article sera, si on lui trouve d’autres analogues, la souched’une famiile‘où d’un genre
qui portera, si l‘on veut, le nom decette première espèce, qu’onpourra distinguer elle-méme par le -
caractère de son barbillon, pourvu toutefoisque ce caractérene soit pas propre aussi a d’autres
-
_
_
espèces de cette même famille, car, dans les dénominations particulières; il faut, autant qu’il est_
'
_
_
possible,,éviter ces noms, qui, pouvant convenir
à” d’autres espèces en même temps, occaSionnent'
souvent des erreurs.
'
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;
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'
.
"
Notre Colombi-Galline tient des Pigeons proprement dits_ou des. Colombes par la forme de son
_
hoc, qui est absolument le même que chez ces derniers,
de ses plume5;_ mais il en
_
diffère par le barbillon nu et rouge qui lui pend sous—le bec,par ses tarses plus longs que chezï'les
_
_
Pigeons, par la forme arrondie deson Corps, par
le port :de sac[ueue courte,
pèndaute
comme les Perdrix portent la leur, et ennpar ses ailes arrondies; caractères qui tous, enle reippr0—
'
chant d’un autre côté des Gallinaeés, placent naturellement cette intéressante espèce entre les Co.:
_
lombes et les Gallines, comme pour marquer et fdrmerle paSsag‘e‘ entre ces deux genres,
-
_
_
=
_»
Il est impossible, ce nous semble, d’êtreplu5 sérieux dans ses appréciations et'l’établissement _
,
des rapports zoologiques que ne se montre Le Vaillant dans tout ce passage: Un voyageur n’invente '
”
pas ainsi, et surtout ne raisonné
ce qu’il 'sà‘it_êtr*e le rêvede5son imagination”. Puis il _'
continue:
_
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_
Si des formes nous passons aux mœurs,” aux habitudes,. à
de se nourrir, àla nidifica'
tion, àla ponte et àl’éducàtion des petits,. tout _‘est'ici différent de.cliéz les Pigeons, comme nous le
verrons. De sorte que la nature
conservé à cet 0iseaù,quequélquestraits—superficiels,
» _
' _
'
acéessoires, pour servirseulement_à'indiquer"un_Pige0n,_ pendant que, partons ses,àttrihuts=mdaé
_
_
;
mentaux, ceux qui constituent enn la nature des êtres, il d_oit'être un,Gàllinacé :' de manière que, ' '
_
.
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'
s’il fallait opter entre ces deux
cet
Oiseau dans l‘un ou l’autre, il est
_
'
qu’il appartiendrait dedroit au dernier par sa'maniére,d’être, car_il
vit en petites troupes composées
'
de toute la famille et du père et de la mère, et ces derniers rappellent leurs petits aussitôt qu’ils
_
sont séparés d’eux par quelque accident. Ils se tiennent et vivent par terre, où ils trottent très—vite
.
à_ la manière des Perdrix; mais toute la petite bande se juche dans les bui550ns
et Sur‘les grosses
‘
. '
branches basses des arbres pour passer la nuit ou pour_se cacher lorsqu’elle est poursuivie parut)
_
ennemi quelconque,
,
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Cet0is‘eau niche par terre, dans un petit
de petites -bû0h_ettes
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__ques brinSd’herbeS Sèches, Sur"leSqtiels'la‘feme’llej'pond de
huit œufsd’utijhlànc'roùx, que ,- ’
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le mâle ou la femelle couve alternativement. Les petits, qui naissent couverts_d’un duvet
:
Sûtre, courent au sortir dela coque, et, dès cet
'
'
mènent pàrtou‘t'en :les rappelant sans_ceSse,et
les “couvrant
de leurs
. _ __
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fer ou les préserver de la trop grandeardeur du soleil. Leur première nourriture f_se”comp05e
de
_
_
-
'
‘
nyniphes de Fourmis, d’Insebtes- mous
et “de Vers, que le père et la mère— montrent aux petits,
et
_
,
; qu’ils mangent seuls, et
-s0nt bientôt en, état de trouver euxemêmesgçDevenusplus
se
_
_
'
'
nourrissent de‘tou'tés sortes dégrain‘es',._de baies _etd’ln'sectes;ï et, q”uoiqu’ils aient acquis tout leur -:_
_
'
développement, ils ne_—se séparent par couple
temps des amours :_maniére d‘être qui, a quel"
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qu‘es' 1égères_"nuances près,—est la même pour tous'le‘s Oiseaux qui appartiennent au grand 0l‘fll’8
d03
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Callinaoés‘. .
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J_;’ai'trouvé l’espèce des Colmñ'bi-Gallines dans l’intérieur_desterrés, au pied des_moirtshérisséS du
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