KONGL.
SVENSKA VETENSKAPS—AKADEMIENS HANDLINGAR.
BAND.
Il.
N:O 7.
69
de la génération. Loin de là., l’existence dans ces pièces des orices des conduits
ducteurs
ne
peut être regardée que comme secondaire, et, pour ainsi dire, adventice.
Non seulement chez les individus non encore propres a la propagation
les pièces dites
génitales, complètement formées, entrent comme parties intégrantes dans la composi—
tion du système dorso—central, et ce n’est que plus tard, lorsque les glandes reproductrices
ont atteint leur maturité, que les conduits de ces glandes les percent du dedans, mais
encore
il
n’est
pas
très-rare
de voir ces conduits, lorsque la petitesse de l’appareil
apical, occupé en entier par le madréporite, ne leur permet pas de s’y ouvrir, se diri—
ger
a part,
hors
de lui, vers quelque point des aires interradiales, et y gagner l’eau
ambiante par des porcs pratiqués dans la suture médiane. Ainsi, il est bien connu que
parmi les Clypéastridcs, chez le Laganum Peroni, le L. Putna.1ni, l’Encope Valen—
ciennesi’), les Mellita, et d’autres, les pores génitaux sont situés hors de l’appareil
apical, entre son bord et les deux dernières plaques interradiales, et que chez le Cly—
péaster rosaceus l.. ) ils sont disposés en entier dans les sutures interradiales, et séparés
de l’zqt)pareil par les
trois dernières paires de plaques.
De plus, M. COT—
TEAU
a
observé que, chez un Echinide même, le
les pores génitaux sont
placés en dehors de l’appareil, dans les interradiums.
Tout cela défend de considérer
les
pièces dites génitales comme des appendices des organes reproducteurs; en effet,
elles n’_v apparticrment pas plus que n’appartie1ment aux organes alimentaires les plaques
interradiales
1‘>erforées par l’ouverture anale.
Au
cOntraire, elles sont à envisager
comme
des parties du squelette parfaitement indépendantes
’
L’espace compris entre les bases des cinq pièces génitales est rempli par le disque
central.
Mais, tandis que les pièces ocellaires et génitales, bien qu’en beaucoup de cas
altérées de forme, de grandeur relative ou de nombre, se retrouvent cependant dans
toute la série des espèces, et dans tous les âges de l’individu, l’existence du disque cen—
tral est très—souvent si passagère, et les cas de sa conservation pendant la vie entière de
l’individu, sous une forme reconnaissable, tellement exceptionnels, que, malgré son impor—
tance
morplmlogique comme partie intégrante du système dorso—central, il se soustrait
très—facilement a l’observation.
Dans
l’appareil apical d’un Echinide très—jeune"), dont le diamètre excède a peine
un
n’1illimètre, et qui ne présente pas encore de traces de porcs madréporiques, gé—
nitaux ou ocellaires, l’espace central se trouve occupé par une lame impaire: c’est
le disque central.
Il
est retranché trés—faiblement en face des pièces génitales ] et 5,
par suite
d’une résorption commençante, laquelle a aussi Ôté à- celles—ci une partie de
leurs bords aboraux; mais cette légère modication ne sert qu’à lui indiquer, comme
naguère existante, une forme primitive exactement adaptée' a l’espace compris entre les
bases intactes des pièces génitales qui l’entourent. Dans un très—jeune individu d’une autre
espèce, le Toxopneustes droebachensis, de 2,4 min.6) on observe ce même disque, mais ici
‘) Pl. XXI, g. 170—173. Pl. XI, fig. 93, 94. 2) Voir la gravure ’sur bois, p. 80,g. 15. 3) Pl. XVI, g.136.
4) Bull. Soc. Géol., 2:de série, XVI, p.
162.
Echinides
fossiles
du Dép. de la Sarthe, p. 152, Pl. 26,
fig. 2; p. 154», Pl. 27, fig. 25.
Êchinides-fossiles du Dép. de l’Yonne, II, p. 50, Pl. 52, g. 14. Paléon—
tologie française, terrain cretacé, VII, p. 717, Pl. 1175—1185.
“) Pl. XXI, g. 170.
6) Fig. 171.
SVENSKA VETENSKAPS—AKADEMIENS HANDLINGAR.
BAND.
Il.
N:O 7.
69
de la génération. Loin de là., l’existence dans ces pièces des orices des conduits
ducteurs
ne
peut être regardée que comme secondaire, et, pour ainsi dire, adventice.
Non seulement chez les individus non encore propres a la propagation
les pièces dites
génitales, complètement formées, entrent comme parties intégrantes dans la composi—
tion du système dorso—central, et ce n’est que plus tard, lorsque les glandes reproductrices
ont atteint leur maturité, que les conduits de ces glandes les percent du dedans, mais
encore
il
n’est
pas
très-rare
de voir ces conduits, lorsque la petitesse de l’appareil
apical, occupé en entier par le madréporite, ne leur permet pas de s’y ouvrir, se diri—
ger
a part,
hors
de lui, vers quelque point des aires interradiales, et y gagner l’eau
ambiante par des porcs pratiqués dans la suture médiane. Ainsi, il est bien connu que
parmi les Clypéastridcs, chez le Laganum Peroni, le L. Putna.1ni, l’Encope Valen—
ciennesi’), les Mellita, et d’autres, les pores génitaux sont situés hors de l’appareil
apical, entre son bord et les deux dernières plaques interradiales, et que chez le Cly—
péaster rosaceus l.. ) ils sont disposés en entier dans les sutures interradiales, et séparés
de l’zqt)pareil par les
trois dernières paires de plaques.
De plus, M. COT—
TEAU
a
observé que, chez un Echinide même, le
les pores génitaux sont
placés en dehors de l’appareil, dans les interradiums.
Tout cela défend de considérer
les
pièces dites génitales comme des appendices des organes reproducteurs; en effet,
elles n’_v apparticrment pas plus que n’appartie1ment aux organes alimentaires les plaques
interradiales
1‘>erforées par l’ouverture anale.
Au
cOntraire, elles sont à envisager
comme
des parties du squelette parfaitement indépendantes
’
L’espace compris entre les bases des cinq pièces génitales est rempli par le disque
central.
Mais, tandis que les pièces ocellaires et génitales, bien qu’en beaucoup de cas
altérées de forme, de grandeur relative ou de nombre, se retrouvent cependant dans
toute la série des espèces, et dans tous les âges de l’individu, l’existence du disque cen—
tral est très—souvent si passagère, et les cas de sa conservation pendant la vie entière de
l’individu, sous une forme reconnaissable, tellement exceptionnels, que, malgré son impor—
tance
morplmlogique comme partie intégrante du système dorso—central, il se soustrait
très—facilement a l’observation.
Dans
l’appareil apical d’un Echinide très—jeune"), dont le diamètre excède a peine
un
n’1illimètre, et qui ne présente pas encore de traces de porcs madréporiques, gé—
nitaux ou ocellaires, l’espace central se trouve occupé par une lame impaire: c’est
le disque central.
Il
est retranché trés—faiblement en face des pièces génitales ] et 5,
par suite
d’une résorption commençante, laquelle a aussi Ôté à- celles—ci une partie de
leurs bords aboraux; mais cette légère modication ne sert qu’à lui indiquer, comme
naguère existante, une forme primitive exactement adaptée' a l’espace compris entre les
bases intactes des pièces génitales qui l’entourent. Dans un très—jeune individu d’une autre
espèce, le Toxopneustes droebachensis, de 2,4 min.6) on observe ce même disque, mais ici
‘) Pl. XXI, g. 170—173. Pl. XI, fig. 93, 94. 2) Voir la gravure ’sur bois, p. 80,g. 15. 3) Pl. XVI, g.136.
4) Bull. Soc. Géol., 2:de série, XVI, p.
162.
Echinides
fossiles
du Dép. de la Sarthe, p. 152, Pl. 26,
fig. 2; p. 154», Pl. 27, fig. 25.
Êchinides-fossiles du Dép. de l’Yonne, II, p. 50, Pl. 52, g. 14. Paléon—
tologie française, terrain cretacé, VII, p. 717, Pl. 1175—1185.
“) Pl. XXI, g. 170.
6) Fig. 171.
