KONGL.
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BAND
il.
N:O
?.
57
rieurement de la
longue série double des plaques abdominales sub—hexagonales, dont
celles
du côté gauche sont partout légèrement refoulées en arrière.
Mais ce mode de
conformation n’a pas été de longue durée.
Porté a son plus haut degré de développe—
ment dans un groupe de quelques genres éteints depuis longtemps, celui des Ananchy—
tides
dont
il constitue l’un des caractères les plus saillants, il ne se trouve que très—
faiblement représenté dans le monde actuel par les Cassidulides, dont la région ster—
nale, d’ailleurs très—distincte du reste du corps, ne diffère que très—peu par la dispo—
sition, le nombre et la forme de ses éléments, des parties correspondantes des aires
paires.
.
Or, l’époque de la craie avait déjà. apporté, dans le groupe des Spatanguides,
d’autres modications de l’aire interradiale impaire, jusque la insolites parmi les Echi—
noïdées, modications d’autant plus importantes qu’elles devaient amener nalement la
division de cette aire en parties essentiellement dissemblables etjusqu’à un certain point
remplissant même des fonctions diverses.
La plaque péristomienne, transformée en lèvre,
s’est adaptée plus directement au service de la nutrition;—au lieu d’un plastron com—
posé, comme le reste du périsome, d’un certain nombre de plaques unies par des su—
tures,
un
vrai sternum s’est constitué en forme de bouclier, servant de fond solide et
portant des radioles faits comme des rames et pouvant servir a la locomotion; ——
enn, l’épisternum est venu se former, appuyant la partie postérieure du corps, et pré—
cédant la double rangée des plaques abdominales et dorsales. C’est la le mode de con—
formation qui a prévalu et qui a été perfectionné de plus en plus dans le cours des temps
géologiques. Il est bien loin cependant que
cette structure se trouve développée chez les
anciens
genres
de la période crétacée, ou, en général, chez les Adètes et les Prymna—
dètes.
Au
contraire, de même que chez ceux—ci la conformation actuellement typique
des aires paires ne se trouve qu’imparfafitement indiquée, ainsi, leur aire iinpaire ne pré—
sente
non
plus encore que les deux parties, la lèvre et le sternum, suivis immédiate—
ment des deux rangées presque continues des plaques abdominales et dorsales.
_
La plaque péristomienne, ], destinée à fonctionner comme une lèvre immobile,
un
labrum
en
forme de
cuillère, moyennant lequel l’animal, fouillant la couche su—
percielle du fond, reçoit dans sa bouche la vase riche en substances organisées
qui lui sert de nourriture, est encore très—peu adaptée à cet usage chez l’Echinospa—
tagus 1) et l’Hétéraster, chez l’Hémiaster 2) et le Micraster 3), et elle n’y répond guère qu’à
mesure
qu’elle prend cette forme arquée, convexe, a bord adoral saillant et prolongé en
lobes
latéraux, qu’on lui connaît chez l’Abatus 4), le Schizasterô), la Méoma6) et le
reste des genres vivants.
Sa longueur varie aussi considérablement Elle est fort courte
dans
le
Brissus 7), n’ayant que 0,045 de la longueur du sternum, et ne mesurant par
ses
bord
latéraux
qu’une petite portion des plaques 1 des rangées ambulaeraires la
_
et
VI).
Dans
l’Agassizia 8), l’Echinocardium "’), le Schizaster 10), la Desoria 11), le Pla—
gionotus 12), elle est un peu plus longue, égalant au plus les premières plaques ambula—
1) Voir la gravure sur bois p.
58.
’—’) Pl. V, g. 47; pl. XXVI, g. 185. 3) Pl. XXXlH, g. 201. 4) Pl. XXIX,
g. 188.
5) r1. xxxr, g. 194.
6) r1. xxxv, tig. 205.
7) Pl. xxx1v, g. 202.
«mn. XX.\ g 191.
9) Pl. XXXIX, g. 222.
…) Pl. XXXL g. 194.
11) Pl. XXVlH, g. 187.
12) Pl. XL, g. 227.
K. Vet.Akad.llandl.
13.11.
N:o 7.
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