KONGL.
SVENSKA
VETENSKAPS—AKADEMIENS
HANDLINGAH.
BAND.
IL
N:O
7.
53
la la symétrie bilatérale qui vient s’établir dans la conformation générale des Êchinoï—
dées édentées, par suite de cette coïncidence constante de l’axe des aires interradiales,
de
l’axe
antério—postérieur, et de l’axe longitudinal du corps, en une seule ligne mé—
diane,
Evidente
dans toute la
série de leurs genres, cette symétrie se combine, chez
les types anciens, avec une certaine uniformité des éléments constituants, rappelant les
Echinoïdées dites régulières, tandis que chez d’autres, et particulièrement chez les types
modernes, elle se trouve établie au moyen d’éléments souvent très—disparates. C’est que
le travail morphologique du système interradial, dont résulte cette symétrie, en opérant
sur
le nombre, la forme et la grandeur relative des plaques, ne se fait pas d’une manière
uniforme dans toutes les parties a la fois,
Au contraire, on peut observer qu’il agit
avec
plus de force dans les parties postérieures dont l’accroissement est aussi plus fort,
et
qu’il se fait sentir le plus a la face ventrale du corps dont il modie plus profon—
dément
qu’ailleurs les éléments.
Ainsi, la conformité des aires frontales, 2 et 3, des
_
deux côtés de l’ambulacre impair, se trouve partout parfaitement établie, leurs rangées
intérieures .? l) et 3 a, et les extérieures, 2 a et 3 b, symétrisant ensemble, mais par des
formes ménagées et simples; les aires latérales 1 et 4, lesquelles, en séparant le bivium
_
du trivium, forment les ancs du corps, ont une tendance marquée a correspondre de plus
en
plus par leurs rangées ] a et 41), 117 et 4 a, mais en développant des formes plus
ou
moins
accidentées et disparates; et l’aire 5, l’impaire, embrassée par le bivium et
constituant avec l’ambulacre III la partie médiane du corps, en obéissant a la loi com«
…une, se différencie d’une manière de plus en plus prononcée
_
’
Si donc l’on examine d’abord, dans les groupes divers, la conformation des aires
interradiales paires, on trouve que chez les types les plus anciens, comme les Collyri—
tidesl) et les Ananchytides’), les plaques sont d’une ressemblance très—marquée,
de manière que celles de la région buccale ne surpassent généralement pas les autres,
et
n’en différent pas même très—1‘10tablenœnt par leurs formes.
Dans le Cassidulus 3),
genre
récent
d’un
groupe
qui de la période jurassique a survécu jusqu’à nous, une
symétrie parfaite se trouve jointe a une remarquable uniformité des plaques, mais les
vcntrales
sont
d’une grandeur qui contraste sensiblement avec la forme raccourcie
de
celles
des
ancs, et des dorsales a peine plus allongées.
La même observation
se
présente quand on poursuit, chez les Spatanguides, la série des transformations
qu’éprouvent ces mêmes parties…
Parmi les Prymnadètes, l’Hémiaster
genre par pré—
_
fércnee erétacé, se fait remarquer par un certaine conformité de ses plaques grandes et
peu nombreuses, dont celles de la région buccale sont même plus petites que celles des
ancs.
Il en est de méme chez le Paléostoma 5).
Dans la Faorina 6), dont le test est
globuleux comme celui de ces deux genres,
les plaques formant les ancssont encore
assez
grandes et en petit nombre, la plaque 2 reste sensiblement plus petite que la J
dans les aires 1 et 4; elle l’excéde légèrement dans les rangées 2 b et 3 a des frontales,
et ce n’est que dans les rangées 2 a et 3 b qu’elle la surpasse d’une manière zmpréc1able;
de
plus, cette méme plaque 2, dans les rangées la et 45 de la Faor1na comme
dans celles de l’lîlémiaster expergitus n. et de l’H, Fourncli DESH., est d’une forme tres—=
*)
iso. 2) r1. XXIV, g. isi, Pl_._X_XŸ,_g
3) Pl.
s» 1794) PlXXVJÏ, g. 185.
5) rl. xxxn, g. 197.
6) r1.
fig. 186,
SVENSKA
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HANDLINGAH.
BAND.
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7.
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la la symétrie bilatérale qui vient s’établir dans la conformation générale des Êchinoï—
dées édentées, par suite de cette coïncidence constante de l’axe des aires interradiales,
de
l’axe
antério—postérieur, et de l’axe longitudinal du corps, en une seule ligne mé—
diane,
Evidente
dans toute la
série de leurs genres, cette symétrie se combine, chez
les types anciens, avec une certaine uniformité des éléments constituants, rappelant les
Echinoïdées dites régulières, tandis que chez d’autres, et particulièrement chez les types
modernes, elle se trouve établie au moyen d’éléments souvent très—disparates. C’est que
le travail morphologique du système interradial, dont résulte cette symétrie, en opérant
sur
le nombre, la forme et la grandeur relative des plaques, ne se fait pas d’une manière
uniforme dans toutes les parties a la fois,
Au contraire, on peut observer qu’il agit
avec
plus de force dans les parties postérieures dont l’accroissement est aussi plus fort,
et
qu’il se fait sentir le plus a la face ventrale du corps dont il modie plus profon—
dément
qu’ailleurs les éléments.
Ainsi, la conformité des aires frontales, 2 et 3, des
_
deux côtés de l’ambulacre impair, se trouve partout parfaitement établie, leurs rangées
intérieures .? l) et 3 a, et les extérieures, 2 a et 3 b, symétrisant ensemble, mais par des
formes ménagées et simples; les aires latérales 1 et 4, lesquelles, en séparant le bivium
_
du trivium, forment les ancs du corps, ont une tendance marquée a correspondre de plus
en
plus par leurs rangées ] a et 41), 117 et 4 a, mais en développant des formes plus
ou
moins
accidentées et disparates; et l’aire 5, l’impaire, embrassée par le bivium et
constituant avec l’ambulacre III la partie médiane du corps, en obéissant a la loi com«
…une, se différencie d’une manière de plus en plus prononcée
_
’
Si donc l’on examine d’abord, dans les groupes divers, la conformation des aires
interradiales paires, on trouve que chez les types les plus anciens, comme les Collyri—
tidesl) et les Ananchytides’), les plaques sont d’une ressemblance très—marquée,
de manière que celles de la région buccale ne surpassent généralement pas les autres,
et
n’en différent pas même très—1‘10tablenœnt par leurs formes.
Dans le Cassidulus 3),
genre
récent
d’un
groupe
qui de la période jurassique a survécu jusqu’à nous, une
symétrie parfaite se trouve jointe a une remarquable uniformité des plaques, mais les
vcntrales
sont
d’une grandeur qui contraste sensiblement avec la forme raccourcie
de
celles
des
ancs, et des dorsales a peine plus allongées.
La même observation
se
présente quand on poursuit, chez les Spatanguides, la série des transformations
qu’éprouvent ces mêmes parties…
Parmi les Prymnadètes, l’Hémiaster
genre par pré—
_
fércnee erétacé, se fait remarquer par un certaine conformité de ses plaques grandes et
peu nombreuses, dont celles de la région buccale sont même plus petites que celles des
ancs.
Il en est de méme chez le Paléostoma 5).
Dans la Faorina 6), dont le test est
globuleux comme celui de ces deux genres,
les plaques formant les ancssont encore
assez
grandes et en petit nombre, la plaque 2 reste sensiblement plus petite que la J
dans les aires 1 et 4; elle l’excéde légèrement dans les rangées 2 b et 3 a des frontales,
et ce n’est que dans les rangées 2 a et 3 b qu’elle la surpasse d’une manière zmpréc1able;
de
plus, cette méme plaque 2, dans les rangées la et 45 de la Faor1na comme
dans celles de l’lîlémiaster expergitus n. et de l’H, Fourncli DESH., est d’une forme tres—=
*)
iso. 2) r1. XXIV, g. isi, Pl_._X_XŸ,_g
3) Pl.
s» 1794) PlXXVJÏ, g. 185.
5) rl. xxxn, g. 197.
6) r1.
fig. 186,
