32
s.
LOVÉN, Érunns sun LES ÉcnmoïnÉns.
Un
corps
fortement
déprimé et aplati, le rapprochement mutuel de ses deux
surfaces, la
l’inférieure, en partie jointes intérieurement par des cloisons
et
des piliers; le diamètre antério—postérieur, plus long ou plus court que le diamètre
transversal, toujours indiqué par la position du périprocte dans l’aire interradiale impaire,
et
souvent
par un bivium parfaitement distinct; l’extension sur les aires irMerradiales
memes
des
porcs
tentaculaires
très—nombreux; l’existence de pétales plus ou nmins
développés pour la réception des tentacules branchiaux; le madréporite’) occupant
l’intérieur du disque central et souvent de toutes les pièces génitales, conuentes avec
celui—ci, sans sutures perceptibles; les pores génitaux non toujours placés dans les pièces
génitales, mais reçus quelquefois dans les aires
les sphérides disposés au
fond de cavités dans l’épaisseur de l’ambulacre: —— ce sont la des caractères qui distinguent
les Clype'astrides des autres Echinoïdées a dents, avec lesquelles, d’un autre côté, elles se
lient intimement par l’existence d’un appareil masticatoire, et, comme suite, par la forme du
péristome, constante pendant la croissance, et par sa position au centre de la face inférieure.
La loi d’asymétrie régnant dans le système ambulacraire de toutes les Echino‘1‘dées,
se
manifeste ici d’une manière particulière.
Ce n’est pas que les plaques péristomiennes
de
la série la
.
.
.
VZ) soient bipores; il n’y a même pas de différence notable entre le
grand pore buccal unique de cette série
et celui de l’autre; mais ces plaques mêmes”)
sont plus grandes que celles de la série lb
.
..Va, et cette relation de grandeur entre
les deux plaques péristomiennes de l’ambulacre, se répète souvent encore d’une manière
plus ou moins évidente dans ses deuxièmes et même ses troisièmes plaques.
Dans le
genre Arachnoîdes, seulement, la disposition normale des éléments du péristome devient
un
peu
vague,
en
offrant
des formes indécises, et cela par suite de transformations
successives propres
a ce genre.
Parvenus a leur grandeur dénitive, les Clypéastrides présentent dans plusieurs
de leurs genres
tous les cinq ambulacres uniformes, tandis que, dans d’autres, le bivium
se
fait en quelque sorte valoir, soit de bonne heure, soit peu a peu, par suite des mou—
vements
et
des changements de forme et de grandeur que subissent les plaques, plus
considérables ici pendant la croissance que chez les autres Echinoïdées. Déjà. L. AGASHIZ
et JOHANNES MÜLLER") ont observé que, dans les Clypéastrides, la couronne ”se simplie”
au
péristome, que les plaques y augmentent plutôt en largeur qu’en longueur, comme
l’avait
fait remarquer PHILIPPI quant a l’Echinus, et que cela s’implique surtout
aux
plaques ambulacraires ”qui y
sont contiguës l’une a l’autre”.
Réguliers, ayant tous les cinq ambulacrcs uniformes, et, abstraction faite du péri—
proete, généralement aussi toutes les aires interradiales, sont, dans leur état développé,
l’Echinocyamus pusillus (0. F. M.) et le Laganum depressum AL. AG./issu, lesquels ont
l’un et l’autre toutes les cinq aires interradiales cohérentes, formant une suite continue de
plaques.
ll en est de mème de l’Encope Valenciennesi AGASS. et de l’lïlncopc Stokesi
1) Pl. XVI, g. 135—139.
’-’) Fig. 137.
3) Pl. XLIV, g. 235: Echinocyanms pusillus (0. F. M.); Pl.
XLV, g. 236: Lagamnn depressum AG.; Pl. XLVI, g. 237: Encope Valenciennesi AG.; g. 238: l_totuln
dentata
Pl.
g. 239: Clypeaster rosaeeus (L.); P]. XLVllÏ, g. 240, et H. XLlX, tig.
241——24:3:
Mellita hexapora (in.; Pl. L, g.
Echinnrachnius parma LAMK.
") Über (leu Bau der Echinodermen, p. 25.
s.
LOVÉN, Érunns sun LES ÉcnmoïnÉns.
Un
corps
fortement
déprimé et aplati, le rapprochement mutuel de ses deux
surfaces, la
l’inférieure, en partie jointes intérieurement par des cloisons
et
des piliers; le diamètre antério—postérieur, plus long ou plus court que le diamètre
transversal, toujours indiqué par la position du périprocte dans l’aire interradiale impaire,
et
souvent
par un bivium parfaitement distinct; l’extension sur les aires irMerradiales
memes
des
porcs
tentaculaires
très—nombreux; l’existence de pétales plus ou nmins
développés pour la réception des tentacules branchiaux; le madréporite’) occupant
l’intérieur du disque central et souvent de toutes les pièces génitales, conuentes avec
celui—ci, sans sutures perceptibles; les pores génitaux non toujours placés dans les pièces
génitales, mais reçus quelquefois dans les aires
les sphérides disposés au
fond de cavités dans l’épaisseur de l’ambulacre: —— ce sont la des caractères qui distinguent
les Clype'astrides des autres Echinoïdées a dents, avec lesquelles, d’un autre côté, elles se
lient intimement par l’existence d’un appareil masticatoire, et, comme suite, par la forme du
péristome, constante pendant la croissance, et par sa position au centre de la face inférieure.
La loi d’asymétrie régnant dans le système ambulacraire de toutes les Echino‘1‘dées,
se
manifeste ici d’une manière particulière.
Ce n’est pas que les plaques péristomiennes
de
la série la
.
.
.
VZ) soient bipores; il n’y a même pas de différence notable entre le
grand pore buccal unique de cette série
et celui de l’autre; mais ces plaques mêmes”)
sont plus grandes que celles de la série lb
.
..Va, et cette relation de grandeur entre
les deux plaques péristomiennes de l’ambulacre, se répète souvent encore d’une manière
plus ou moins évidente dans ses deuxièmes et même ses troisièmes plaques.
Dans le
genre Arachnoîdes, seulement, la disposition normale des éléments du péristome devient
un
peu
vague,
en
offrant
des formes indécises, et cela par suite de transformations
successives propres
a ce genre.
Parvenus a leur grandeur dénitive, les Clypéastrides présentent dans plusieurs
de leurs genres
tous les cinq ambulacres uniformes, tandis que, dans d’autres, le bivium
se
fait en quelque sorte valoir, soit de bonne heure, soit peu a peu, par suite des mou—
vements
et
des changements de forme et de grandeur que subissent les plaques, plus
considérables ici pendant la croissance que chez les autres Echinoïdées. Déjà. L. AGASHIZ
et JOHANNES MÜLLER") ont observé que, dans les Clypéastrides, la couronne ”se simplie”
au
péristome, que les plaques y augmentent plutôt en largeur qu’en longueur, comme
l’avait
fait remarquer PHILIPPI quant a l’Echinus, et que cela s’implique surtout
aux
plaques ambulacraires ”qui y
sont contiguës l’une a l’autre”.
Réguliers, ayant tous les cinq ambulacrcs uniformes, et, abstraction faite du péri—
proete, généralement aussi toutes les aires interradiales, sont, dans leur état développé,
l’Echinocyamus pusillus (0. F. M.) et le Laganum depressum AL. AG./issu, lesquels ont
l’un et l’autre toutes les cinq aires interradiales cohérentes, formant une suite continue de
plaques.
ll en est de mème de l’Encope Valenciennesi AGASS. et de l’lïlncopc Stokesi
1) Pl. XVI, g. 135—139.
’-’) Fig. 137.
3) Pl. XLIV, g. 235: Echinocyanms pusillus (0. F. M.); Pl.
XLV, g. 236: Lagamnn depressum AG.; Pl. XLVI, g. 237: Encope Valenciennesi AG.; g. 238: l_totuln
dentata
Pl.
g. 239: Clypeaster rosaeeus (L.); P]. XLVllÏ, g. 240, et H. XLlX, tig.
241——24:3:
Mellita hexapora (in.; Pl. L, g.
Echinnrachnius parma LAMK.
") Über (leu Bau der Echinodermen, p. 25.
