80
s.
LOVÉN, ETUDES sun LES Écr—1moïnÉns.
Telle est l’origine des ”écailles imbriquées” de la membrane buccale des Cidaris,
lesquelles ne sont réellement que
des plaques ambulacraires métamorphosées 1).
Il est
évident que, dans leurs
rangées, les paires qui se trouvent le plus près de
sont
les
plus âgées.
Les autres se sont
détachées
de
la
couronne,
chacune a son
tour, en s’ajoutant ainsi au nombre des écailles imbriquées
formées.
C’est dans ce caractère différent des ambulacres, que réside la profonde divergence
existant entre les Cidarides, d’un côté et les Echinides, et effectivement tout le reste des
Echinoïdées, de l’autre.
Par cela même que, chez les Cidarides, le mouvement propre
de l’ambulacre a pour
résultat de le résoudre, auprès du péristome, dans ses éléments,
les plaques primaires, et de transformer celles—ci en écailles dégagées, mobileset imbri—
quées, il est tout a fait contraire au mouvement homologue, lequel, chez les Echinides,
nit
par
la
fusion intime des plaques primaires en plaques composées'se confondant
dans
le
péristome en un cercle solide, la limite fixe de la couronne.
Mais, malgré
cette
diversité dans le travail morphologique, on y
observe la validité de la même loi
qui règne chez toutes les Echinoïdées.
fait voir d’abord que,
parmi les écailles les plus âgées entourant immédiatement la bouche, celles qui appar—
tiennent a la
série
la, Ha, HU), lVa, VZ), sont un peu plus grandes que celles de la
série
ll), Hi), llla, lVb, Va; ensuite, si l’on observe de près la suite des écailles en
allant depuis la bouche jusqu’à la couronne, que les premières couvrent partout celles—ci
de leurs bords latéraux internes; et, quand on aura atteint la couronne, on reconnaîtra que
cette
disposition imbriquée provient de ce que les plaques de la série la
.
.
.
V!) arri—
vent plus tard au bord, et ne commencent a se détacher que lorsque les plaques cor—
respondantes de la série lb...Va seront entiérement dégagées, et qu’elles se seront
déjà rangées dans la suite mobile et flottante de la membrane buccale. Cette différence
se
laisse
suivre
tout
le
long de l’ambulacre.
De chaque paire de plaques, celle qui
appartient a la série la
.
.
.
Vb, succède toujours a celle de la série Il)
.
.
.
Va, et de la
paire tout récemment formée auprés de la pièce ocellaire, la plaque de la première
série est toujours moins développée que celle de la derniére, ou même elle n’est pas encore
commencée.
Ainsi, chez une Cidaris hystrix LAMK., d’un diamètre de vingt—huit milli—
mètres, le nombre des plaques, comptées depuis la bouche jusqu’aux pieces ocellaires, est:
dans
la : 54,0, mais dans
lb : 55,0;
>>
Ha : 54,0,
»
»
ll!) : 55,3;
.
»
lllb : 54,0,
»
»
Illa: 54,3;
»
IVG: 56,0,
))
»
lVÔ : 56,3;
>>
VZ) : 56,0,
»
»
Va : 56,5,
ce
qui donne, pour chacune des rangées de la série Il)
.
.
.
Va, sur celles de la série
la
.
.
.
VZ) un excédant d’une plaque entière ou à demi formée.
]) Jpnam‘ps
MÜLLER a été
premier
a
énoncer
la
nature ambulaerale des ”plaques buccales” des (Jidarides.
Comme il
le fait remarquer, M. CHARLES
i
(
(
(
.
.,
sui
les ltchnndes, p. 168.
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