KONGL.
SVENSKA VETENSIÇAPS—AIÇADEMIENS HANDLINGAR.
BAND.
Il.
N10 7.
27
especes n’existant qu’à. l’état fossile, dans les formations jurassiques et crétacées.
Heu—
reusement,
grâce aux recherches.éclairées et infatigables sur la faune marine des Pe—
tites Antilles, auxquelles s’est adonné Mr le Dr A. GOËS pendant sa résidence, en qualité
de médecin, dans l’île de St.—Barthélemy, et qui ont enrichi nos collections d’une foule
d’objets précieux, il a été possible de donner des gures
du test d’une espèce
vivante, 2) la
_
Salem£a goésv£cma 11.
Test médioerement rené en dessus, presque plane en dessous.
Stoma assez grand, a entailles distinctes,
mais
peu profondes.
Ambulacres assez larges, rétréeis en haut, de 11 a 12 paires de plaques; pores en série
simple, a enceinte ovalaire à bord élevé; mamelons primaires grands, imperforés, non crénelés.
Aires interre—
diales
larges, de cinq paires de plaques assez grandes; mamelons primaires assez grands, imperforés, crénelés.
Appareil apieal trés—grand, occupant la plus grande partie de la face supérieure; disque central pentagone; pièces
génitales trés-grandes, hexagones avec un septième angle peu prononcé, correspondant aux angles rentrants des
dernières plaques interradiales; la pièce génitale 2, un peu plus grande que les autres, portant le madréporite;
ouverture anale formée, de parties presque égales, aux dépens du disque central et des pièces génitales 1 et 5,
a
ovalaire, a bord élevé; piéces ocellaires pentagones, éloignées du disque central, à pore oculaire placé près de
leur
bord
externe.
Toutes les parties de l’appareil apical hérissées d’un grand nombre de proéminences assez
longues, sessiles, cylindriques, a sommet arrondi et légèrement rené, rétieulé, ponctué et comme framboise,
très-serrées sur le bord du périproctium, qui en est garni.
Diamètre du test 3,5 millimètres. — Individu jeune,
sans
pores génitaux, et dont le madréporite n’est marqué qu’en dedans.
Couleur blanchâtre, celle des proémi—
nances,
verdâtre.
l)raguée par le Dr GoËs prés des Virgin Islands dans les Petites Antilles, a 360 mètres de profondeur.
Les pores formant, chez les Saléniens, deux rangées simples dans chaque ambu—
lacre, ce qui indique que toutes les plaques sont restées entières, il n’y a pas d’arcs
secondaires
d’une
disposition différente dans les deux séries.
Cependant, en étudiant
avec
soin
le
péristome, on voit) que, dans les*‘ambulacres la, Hd, 1111), lVa, VI),
le premier pore est plus éloigné du bord que celui des plaques lb, ill), llla, lVÔ, Va,
et que, par conséquent, la loi est maintenue.
Tous
les
Echinides
ont
dans
leur
membrane buccale dix plaques libres, dont
chacune
est
pourvue d’un pore tentaculaire.
On pourrait se demander si ces plaques
n’ont
pas
été
dégagées de très—bonne heure dela couronne, avant le développement
des auricules.
Des observations soigneusement faites dans des circonstances favorables,
donneront, sans nul doute, une réponse a cette question. Un petit Toxopneustes drœba—
chensis, dont le diamètre n’est que de deux millimètres, 4) a déja les cinq paires de
grandes plaques dans la membrane buccale, chaque paire placée devant son ambulacre.
De
ces
dix
plaques, celles de la série la
.
.
.
VZ), sont plus grandes, mais dépourvues
de
porcs
tentaculaires; les cinq autres, de la série lb
.
.
.
Va, sont au contraire plus
<,
petites, mais munies, chacune, d’un pore
et d’un tentacule.
Ainsi, cette série précède,
ici comme toujours, l’autre dans le développement des parties, en même temps qu’elle
lui
cède
en
grandeur.
A une
époque bien antérieure, 5) lorsque le jeune Oursin,
1) 1’l. XlX, tig. 159—165.
2) Dans.le Bulletin of the Museum of comparative Zoology at Harvard College,
Cambridge, Mass, n:0 9, 1869, p. 254, et dans son bel ouvrage: Revision of the Echiui, p. 155 et “261,
pl. Ill, tig. 8—14, Mr ALEXANDRE AGASSIZ a décrit la Salenia varispina, draguée par le comte DE POUR—
TALÈS dans les grandes profondeurs entre l’île de Cuba et la Floride, laquelle paraît avoir certains rapports
avec
notre espèce, dont elle diffère cependant par son ”système abactinal” hérissé de radioles embryonnaires
(studded with embryonic spines), au lieu de proéminences
sessiles.
3) Pl. XIX, fig. 160, 162, 165.
4) Pl. XVII, fig. 148.
”) Fig. 149.
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SVENSKA VETENSIÇAPS—AIÇADEMIENS HANDLINGAR.
BAND.
Il.
N10 7.
27
especes n’existant qu’à. l’état fossile, dans les formations jurassiques et crétacées.
Heu—
reusement,
grâce aux recherches.éclairées et infatigables sur la faune marine des Pe—
tites Antilles, auxquelles s’est adonné Mr le Dr A. GOËS pendant sa résidence, en qualité
de médecin, dans l’île de St.—Barthélemy, et qui ont enrichi nos collections d’une foule
d’objets précieux, il a été possible de donner des gures
du test d’une espèce
vivante, 2) la
_
Salem£a goésv£cma 11.
Test médioerement rené en dessus, presque plane en dessous.
Stoma assez grand, a entailles distinctes,
mais
peu profondes.
Ambulacres assez larges, rétréeis en haut, de 11 a 12 paires de plaques; pores en série
simple, a enceinte ovalaire à bord élevé; mamelons primaires grands, imperforés, non crénelés.
Aires interre—
diales
larges, de cinq paires de plaques assez grandes; mamelons primaires assez grands, imperforés, crénelés.
Appareil apieal trés—grand, occupant la plus grande partie de la face supérieure; disque central pentagone; pièces
génitales trés-grandes, hexagones avec un septième angle peu prononcé, correspondant aux angles rentrants des
dernières plaques interradiales; la pièce génitale 2, un peu plus grande que les autres, portant le madréporite;
ouverture anale formée, de parties presque égales, aux dépens du disque central et des pièces génitales 1 et 5,
a
ovalaire, a bord élevé; piéces ocellaires pentagones, éloignées du disque central, à pore oculaire placé près de
leur
bord
externe.
Toutes les parties de l’appareil apical hérissées d’un grand nombre de proéminences assez
longues, sessiles, cylindriques, a sommet arrondi et légèrement rené, rétieulé, ponctué et comme framboise,
très-serrées sur le bord du périproctium, qui en est garni.
Diamètre du test 3,5 millimètres. — Individu jeune,
sans
pores génitaux, et dont le madréporite n’est marqué qu’en dedans.
Couleur blanchâtre, celle des proémi—
nances,
verdâtre.
l)raguée par le Dr GoËs prés des Virgin Islands dans les Petites Antilles, a 360 mètres de profondeur.
Les pores formant, chez les Saléniens, deux rangées simples dans chaque ambu—
lacre, ce qui indique que toutes les plaques sont restées entières, il n’y a pas d’arcs
secondaires
d’une
disposition différente dans les deux séries.
Cependant, en étudiant
avec
soin
le
péristome, on voit) que, dans les*‘ambulacres la, Hd, 1111), lVa, VI),
le premier pore est plus éloigné du bord que celui des plaques lb, ill), llla, lVÔ, Va,
et que, par conséquent, la loi est maintenue.
Tous
les
Echinides
ont
dans
leur
membrane buccale dix plaques libres, dont
chacune
est
pourvue d’un pore tentaculaire.
On pourrait se demander si ces plaques
n’ont
pas
été
dégagées de très—bonne heure dela couronne, avant le développement
des auricules.
Des observations soigneusement faites dans des circonstances favorables,
donneront, sans nul doute, une réponse a cette question. Un petit Toxopneustes drœba—
chensis, dont le diamètre n’est que de deux millimètres, 4) a déja les cinq paires de
grandes plaques dans la membrane buccale, chaque paire placée devant son ambulacre.
De
ces
dix
plaques, celles de la série la
.
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VZ), sont plus grandes, mais dépourvues
de
porcs
tentaculaires; les cinq autres, de la série lb
.
.
.
Va, sont au contraire plus
<,
petites, mais munies, chacune, d’un pore
et d’un tentacule.
Ainsi, cette série précède,
ici comme toujours, l’autre dans le développement des parties, en même temps qu’elle
lui
cède
en
grandeur.
A une
époque bien antérieure, 5) lorsque le jeune Oursin,
1) 1’l. XlX, tig. 159—165.
2) Dans.le Bulletin of the Museum of comparative Zoology at Harvard College,
Cambridge, Mass, n:0 9, 1869, p. 254, et dans son bel ouvrage: Revision of the Echiui, p. 155 et “261,
pl. Ill, tig. 8—14, Mr ALEXANDRE AGASSIZ a décrit la Salenia varispina, draguée par le comte DE POUR—
TALÈS dans les grandes profondeurs entre l’île de Cuba et la Floride, laquelle paraît avoir certains rapports
avec
notre espèce, dont elle diffère cependant par son ”système abactinal” hérissé de radioles embryonnaires
(studded with embryonic spines), au lieu de proéminences
sessiles.
3) Pl. XIX, fig. 160, 162, 165.
4) Pl. XVII, fig. 148.
”) Fig. 149.
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