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entre
elles, ce que font aussi, chez la plupart, les pièces génitales latérales
et
même
les pièces ocellaires latérales 1).
Parmi les Spatanguides des mers actuelles
jusqu’ici
connus,
un
seul
présente ce
caractère
antique.
C’est
une
espèce du
genre
Hemiaster DESOR, jusqu’ici considéré comme éteint pendant la période 111iocé11e, et
°
qui paraît avoir eu son maximum de développement dans la période crétacée, mais qui
fut retrouvé vivant par MM. SMITT et LJUNGMAN, naturalistes de l’expédition de la cor—
vette suédoise la Joséphine en 1869 2).
C’est le
Ifew—eëaster eæpergc‘tus %
Test
court
et
arrondi, de
millimètres
de
longueur, 18 mm. de largeur et 10 mm. de hauteur
5;
la
partie
postérieure.
Périproctium placé
très-haut.
Fasciole
unique péripétale assez large, formant
un
tour
ovalaire.
Pétales
courts
et
larges, ceux du bivium de moitié plus courts que ceux du trivium.
Ambulacres très—fortement rétrécis en passant sous la fasciole.
Test fragile et très—mince. -— lndividu jeune,
dont
les
quatre pores génitaux sont a peine indiqués a la face intérieure des pièces que pcrceront plus
tard
les
conduits
des
glandes reproductriees, et dont les pores madréporitiques sont encore peu nombreux,
mais dont le péristome a pris son contour rénifor1ne, à lèvre déjà proéminente.
Drague dans l’Atlantique, à 38° 7' de lat. nord, 9° 18' de long. ouest, et a une profondeur de 970
nn‘-tres; fond vaseux.
Par ces caractères, quoique nullement par
général, on croirait peut—
etre
tout aussi bien avoir sous les yeux une espèce du genre Abatus TROSCHEL.
Mais
ce
qui en éloigne complétement ce Spatanguide et détermine sa place dans le genre
Henriastcr, cest la conformation de son appareil apieal3). Le disque central avec le
madréporite et la pièce génitale antérieure droite, fondus ensemble en une seule pièce,
comme toujours plus grande que les autres, sont portés en avant et séparés de
inter—
radiale impaire tant par les piéces ocella'ires du bivium que par les piéces génitales latérales.
ll y a donc, dans la structure de l’appareil apical des Spatanguides, deux types,
ancien, dont cet Hemiaster parait être le seul exemple connu vivant, l’autre récent,
qui commence a se faire valoir pendant la période tertiaire et qui domine aujourd’hui.
Dans tous les deux, cependant, quelles que soient la forme, la grandeur et la position du
disque central, la pièce génitale droite antérieure n‘en est jamais séparée par une
suture comme le sont les autres pièces génitales. Il en est de même chcz toutes les formes
dites irrégulières, les Clypéastrides exceptés; et c’est par suite de cette combinaison con—
stante,
que
la
pièce génitale droite antérieure indique, médiate1nent, l’axe antérie—
po.stér'ieur du test.
Si
place un Spatanguide, d’une eSpéce quelconque, très—jeune ou adulte, la
bouche
en
haut
et
l’aire interradiale impaire en arrière, et que,
faisant le tour du
péristome, on compte les dix plaques péristomiennes des ambulacres en
par
la
gauche du bivium, de gauche a droite, (c’est—Èæ—dire du côté dr01t de lammal
au
côté gauche); si, en même temps, dans chacun des ambulacres l, ll, Ill, IV, \,
l‘on désigne par a la plaque rencontrée d’abord, par b la deuxième, etc., on trouvera que
‘l l’]. Xl, g. 95: Micraster cor anguinum Lann; g. 96: Holaster suborbicularis DE1—‘R.; g. 97: Ananchy—
tes
suleata GOLDF.; g. 98: Collyrites elliptica (Lame).
..
-
_
m. x…, g. 114—120; pl. Xl, g. 93, 94; pl. r, g. 46, 4.7.
->) rr. xr, g. 93, 94.
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