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s.
rovräu, É’l‘UDES sun LES ÉCHINOÏDÉES.
plus comparer
les Sphéi°ides aux poils auditifs eux—mêmes, ni aux différents organes
interprétés ailleurs comme olfactifs.
Le sens du toucher a pour organes spéciaux les tentacules. C’est chez les Spatan—
guides que ces organes
sont le plus développés et le plus diversiés. La figure 1 donne
l’aspect d’une Brissopsis lyrifera (FORB.) a l’état vivant, reposant au fond d’un vase de
verre.
Elle étend en haut un certain nombre des tentacules intra—fasciolaires de son
ambulacre
impair, terminés par un disque circulaire a bord régulièrement divisé en
quinze lobes arrondis, dont chacun correspond a l’une des quinze lames calcaires a tissu
réticulé, disposées en rayons autour de son centre.
Dans les interstices de ces lames
sont
logés autant de corps opaques, qui ont toute l’apparence de glandes, dont la
sécrétion, peut—étre visqueuse, pourrait bien aider a la préhension.
Les branchies des
pétales pairs sont cachées par les radioles, de même que les tentaculcs simples et très—petits
du bivium, tandis que ceux du trivium sont trés—allongés. En bas, les tentacules buccaux
et
infra—anals sont en partie étendus.
Ils sont couronnés d’un
pinceau de cirrhes a
baguette intérieure trés—grêle, et dont l’extrémité renée et arrondie est trés—riche en
cellules ganglionnaires multipolaires et armée de pointes ciliaircs raides, non vibratilea
C’est avec ces organes sensibles que la Brissopsis sonde son terrain au fond de la mer,
enfoncée jusqu’au sommet dans la vase, qu’elle fouille et,qu’elle avale sans cesse.
La
fonction
du sens du tact général appartient a l’enveloppe entière du corps.
Les
radioles, distribués sur tout l’extérieur du corps, en sont des prolongations, qui
ne
servent
que secondairement de moyens passifs de défense, et partiellement de sup—
ports, quoique atteignant presque, sur le sternum de certains Spatanguides, la signi—
_
cation
d’organes de locomotion.
lls paraissent destinés principalement a agrandir
l’étendue des tissus tégumentaires, de toute part traversés par des nerfs et en contact
avec
l’eau ambiante.
Aussi les voit—on chez presque tous, sauf pour ce qui concerne les
gros radioles des Cidarides, se maintenir exempts de corps étrangers, de parasites et de
commensaux, a l’exception de quelques espèces tolérées.
Les sphérides, tout en étant d’une conformation assez semblable a celle des radio—
les, ne peuvent être considérés comme des organes du tact.
Leur petitesse s’y oppose
aussi bierrque leur position constamment plus ou moins dérobée. Placés a découvert
chez
les
Echinides, dont les grands radioles les environnent, et chez la plupart des
Spatanguides, dont “l’aire péristomienne plus ou moins concave les abrite, on les voit,
dans la Lovenia, a l’aire péristomienne unie, et dans les Cassidulides et les Clypéastrides,
a
radioles
courts, a tentacules faibles, et a surface inférieure plus ou moins aplatic,
ou
exposée d’autre manière aux accidents, cachés sous la couche externe du test et même
retirés jusqu’au fond de cavités, ou rien ne peut pénétrer sauf un courant minime pas—
sant
par un
canal
très—étroit.
Disposés, comme ils le sont d’une manière constante,
aux
approches de la bouche et le plus souvent a la base des grands tentacucs buc—
caux, on est donc conduit a leur supposer la fonction de faire connaitre la nature des
substances que l’eau ambiante tient en solution, et de servir, de cette manière, ;, guider
l’animal
dans
la
recherche
sa
nourriture.
lls
méritent bien, avec tant d’autres
points de l’organisation des Echinoïdées, d’étre étudiés d’une manière approfondie.
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