GLOBULÏNS
ET
COAGULATION
SANGUINE
79
LE SOURD et PAGNIEZ, celles surtout que nous devons à Bonnnr
et DELANGE s0nt des plus démonstratives : c’est que l’appauvrisse—
ment ou l’enrichissement du plasma en globulins y a été réalisé à
l’aide de procédés mécaniques : sédimentation Ou centrifugation,
incapables de modier de façon notable l’équilibre colloïdal des plas—
mas
incoagulables sur lesquels ces auteurs ont opéré (sang refroidi
à 00 C ; sang oxalaté, citraté).
Voici les résultats de leurs expériences.
Laissant se sédimenter pendant de nombreuses heures et a la tem—
'
_
pérature de la glace f0ndante les éléments gurés du sang contenu
dans une jugulaire de Cheval excisée entre deux ligatures, HAYEM
et BARRIER (HAYEM, 1.883 a), réussirent à obtenir trois espèces de
plasma : du plasma contenant quasi uniquement des hématies, du
»
plasma contenant d’aSsez nombreuses plaquettes et quelques leuco—
cytes, du plasma très riche en globulins, mais également pourvu de
nombreux globules blancs. Les portant alors a 1150 C, ils purent
’
observer comparativement la marche de la coagulation de ces échantillons et constatèrent de cette façon, que les plasmas se coagulent
d’autant plus vite qu’ils tiennent plus de plaquettes en suspension..
En comparant la coagulabilité, après recaleication, de plasmas
_
oxalatés plus ou moins appauvris en plaquettes par centrifugation,
MOSEN (1893) observa également que leur coagulation est d’autant
plus précoce et plus rapide que leur teneur en globulins est plus élevée.
ll constata, d’autre part, que la brine abandonnée par les plasmas
riches en plaquettes est plus abondante que celle qui se sépare des
.
plasmas contenant un nombre très réduit de ces éléments (différences pondérales de 20 a 25 p. 100). Il en conclut que les globulins
sont les générateurs du principe actif de la coagulation, le brin—
ferment.
.
D’autre part, l’addition a du liquide d’hydrocèle (1907 a, 1908 a,
1909), a du plasma salé que l’0n dilue (1909), voire à du plasma oxalaté
'
que l’on recalcie (1909), de plaquettes extraites de sang oxalaté
et lavées permit à LE SOURD et PAGNIEZ d’accélérer de façon plus ou
moins marquée la coagulation de ces humeurs.
Ce sont des résultats identiques qu’obtinrent, avec une technique
plus précise, BORDET et DELANGE (1911, 1912). Ces auteurs établirent
d’abord qu’après recalcication, du plasma oxalaté modérément cen—
trifugé, contenant donc encore de très nombreuses plaquettes, mais
quasi totalement privé d’hématies et de leucocytes, se prend en
masse en 8 minutes et demie par exemple, alors qu’un échantillon du
même plasma, purgé, par une centrifugation prolongée, de tout élé—
.
ment guré du sang, se eoagule seulement en 39 minutes (exp. H du
"
mémoire paru dans les Annales de l’Institut Pasteur). La différence
ET
COAGULATION
SANGUINE
79
LE SOURD et PAGNIEZ, celles surtout que nous devons à Bonnnr
et DELANGE s0nt des plus démonstratives : c’est que l’appauvrisse—
ment ou l’enrichissement du plasma en globulins y a été réalisé à
l’aide de procédés mécaniques : sédimentation Ou centrifugation,
incapables de modier de façon notable l’équilibre colloïdal des plas—
mas
incoagulables sur lesquels ces auteurs ont opéré (sang refroidi
à 00 C ; sang oxalaté, citraté).
Voici les résultats de leurs expériences.
Laissant se sédimenter pendant de nombreuses heures et a la tem—
'
_
pérature de la glace f0ndante les éléments gurés du sang contenu
dans une jugulaire de Cheval excisée entre deux ligatures, HAYEM
et BARRIER (HAYEM, 1.883 a), réussirent à obtenir trois espèces de
plasma : du plasma contenant quasi uniquement des hématies, du
»
plasma contenant d’aSsez nombreuses plaquettes et quelques leuco—
cytes, du plasma très riche en globulins, mais également pourvu de
nombreux globules blancs. Les portant alors a 1150 C, ils purent
’
observer comparativement la marche de la coagulation de ces échantillons et constatèrent de cette façon, que les plasmas se coagulent
d’autant plus vite qu’ils tiennent plus de plaquettes en suspension..
En comparant la coagulabilité, après recaleication, de plasmas
_
oxalatés plus ou moins appauvris en plaquettes par centrifugation,
MOSEN (1893) observa également que leur coagulation est d’autant
plus précoce et plus rapide que leur teneur en globulins est plus élevée.
ll constata, d’autre part, que la brine abandonnée par les plasmas
riches en plaquettes est plus abondante que celle qui se sépare des
.
plasmas contenant un nombre très réduit de ces éléments (différences pondérales de 20 a 25 p. 100). Il en conclut que les globulins
sont les générateurs du principe actif de la coagulation, le brin—
ferment.
.
D’autre part, l’addition a du liquide d’hydrocèle (1907 a, 1908 a,
1909), a du plasma salé que l’0n dilue (1909), voire à du plasma oxalaté
'
que l’on recalcie (1909), de plaquettes extraites de sang oxalaté
et lavées permit à LE SOURD et PAGNIEZ d’accélérer de façon plus ou
moins marquée la coagulation de ces humeurs.
Ce sont des résultats identiques qu’obtinrent, avec une technique
plus précise, BORDET et DELANGE (1911, 1912). Ces auteurs établirent
d’abord qu’après recalcication, du plasma oxalaté modérément cen—
trifugé, contenant donc encore de très nombreuses plaquettes, mais
quasi totalement privé d’hématies et de leucocytes, se prend en
masse en 8 minutes et demie par exemple, alors qu’un échantillon du
même plasma, purgé, par une centrifugation prolongée, de tout élé—
.
ment guré du sang, se eoagule seulement en 39 minutes (exp. H du
"
mémoire paru dans les Annales de l’Institut Pasteur). La différence
