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PHYSIOLOGIE
NORMALE
ET
PATHOLOGIQUE DU
GLOBULIN
de certains microbes (Staphylocoques). Comme l\îÎUCH (1908), KLEIN—
scunrnr
(1909), GONZENBACH (1916) et GRATlA (1919, 1920 a et b) .
l’ont nmntré, les Staphylocoques l’ont, après une assez longue incuba—
tien, oculer le brinogène du plasma. Or, dans un tube à hémolyse
contenant une émulsion de ces microbes, des plaquettes sanguines
et du plasma dépourvu de tout pouvoir opso-nisant pour les Staphy—
locoques, on voit Cocci et globulins précipiter en de volumineux
agglutiuats mixtes au début de la oculation du brinog‘ene ——
soit, a la température du laboratoire, deux heures et demie environ
après le mélange des émulsions, une heure avant l’apparition des
premiers laments macroscopiques de brine. Cet emplaquettement
tardif, précédant la prise en masse du plasma et dû, selon toute vraisemblance, a la précipitation, sur les globulins et les microbes, du
l)rinogè7œ en voie de oculation, plaide également en faveur d’une
certaine analogie entre l’opsonisation d’une part, la coagulation plas—
matique d’autre part.
A ces deux arguments d’analogie, on peut en ajouter un troisième,
de vraisemblance.
On sait depuis RAMSDEN (cité d’après l\lAC LEWIS 1921), que les
mousses
stables produites par agitation de solutions d’albumine, de
savon, de saponine, etc., doivent leur'rigidité a la oculation de ces
colloïdes, résultant de ce que leur solubilité maximale est dépassée
du fait de l’adsorption. Pareille floculation peut même permettre
de retirer l’albumine d’une solution, cette protéine s’accumulant
dans la mousse sous la forme insoluble. D’autre part, il est très pro—
bable que l’alexine et la sensibilisatrice sont des substances pro—
téiques appartenant, en partie tout au moins {JlÎittelstück, sensi—
bilisatrice), au groupe des globulines. Comme, dans le plasma, ces
dernières protéines sont a la limite de la solubilité, on conçoit qu’é'
nergiquement adsorbées au début de l’opsonisation, elles doivent »
aussitôt précipiter, lloculer.
*
)+
x—
Cette conception de l’0psonisation nous permet de tenter d’expli—
quer l’accolement des globulins aux particules opsonisées.
.
Les recherches de GENGOU (1908) ont moutré que l’adhésion de
certains colloïdes a des particules minérales en suspension dans de
l’eau ou dans des solutions isotoniques, en traîne souvent la dissémi—
nation, la dispersion de ces particules, la transformation de la sus_
pension instable en un « suspensoïde » stable.
Nous avons vu, d’autre part, plusieurs de mes expériences plaider
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