AGGLUTINATION
DES
GLOBULINS
67
des particules étrangères par des glol…lins isolés et
lavés dépend, avant tout, d’une mince pellicule de protéines plas—
matiques adsorbée par ces éléments.
'
A fortiori, la couche de plasma immédiatement voisine de la surface
propre
des globulins du sang circulant doit-elle intervenir, de façon
primordiale, dans l’enmlaquettement physiologique des particules
étrangères injectées a même le torrent circulatoire.
Au cours du phénomène de l’emplaguettement, l’accolement ne s’ef/ee
tuerait donc pas entre la surface propre,
la surface nue des globulins
d’une part, la surface du corps étranger modiée au contact du plasma
ou du sérum d’autre part, mais entre cette dernière et une pellicule de
protéines plasmatiques adsorbe'e par les plaquettes sanguines. Cette
pellicule, véritable << atmosphère plasmatique >>, serait en dernière ana—
lyse l’agent de l’accolement des globulins aux surfaces opsonise'es
(ROSKAM, 1923 a).
Voyons maintenant en quoi consiste l’opsonisation, cette condi—
tion primordiale de l’emplaquettement et de la phagocytose, vraisem—
blahlement aussi de l’accolement des particules étrangères a toutes
les cellules du système réticulo-endothélial d’Ascnorr.
A. dessein, nos recherches n’ayant porté que sur elle, nous ne parlerons ici que de l’opsonisation naturelle, a savoir celle que produit
le sérum ou le plasma d’un sujet non immunisé.
-
Comme BORDET {1920 a, p. 391) l’a écrit, « il n’est pas douteux que
le pouvoir opsonique normal ne reconnaisse pour cause la collaboration de l’alexine et de sensibilisatrices >>. Or, selon BORDET (1909) -——
et cette conception est certainement la plus conforme à nos con—
naissances — la xation de l’alexine « représente un fait d’adsorption
comparable au dépôt de la 00uleur sur un objet solide plongé dans un
bain, Ou au collage de ferments ou toxines par des préeipités ou
matières pulvérulentes diverses telles que le noir animal, ou bien encore
aux
phénomènes d’agrégation naturelle des particules de deux col—
l0Ïdes qu’on mélange ». L’opsonisation résulterait donc de l’adsorption.
par les corps opsonisables, de certains colloïdes plasmatiques ou
sériques. Cette opinion, nous la trouvons d’ailleurs explicitement
formulée par BORDET dans son magistral traité de l’lnnnunité
(1920 a, p. 238), alors qu’il parle de l’inuence heureuse exercée par
les sérums sur l’englobement des particules inertes. « Il est probable,
écrit cet auteur, que ces particules s’emparent par adsorption d’élé—
ments sans doute albuminoïdes qui constituent ainsi autour d’elles
une gangue douée de propriétés de contact plus favorables à la phagoCy't05e, ;)
Cette adsorption n’est-elle pas suivie, comme NOLF (1910 Z),
l’a supposé, d’une oculation des protéines adsorbées ?
DES
GLOBULINS
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des particules étrangères par des glol…lins isolés et
lavés dépend, avant tout, d’une mince pellicule de protéines plas—
matiques adsorbée par ces éléments.
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A fortiori, la couche de plasma immédiatement voisine de la surface
propre
des globulins du sang circulant doit-elle intervenir, de façon
primordiale, dans l’enmlaquettement physiologique des particules
étrangères injectées a même le torrent circulatoire.
Au cours du phénomène de l’emplaguettement, l’accolement ne s’ef/ee
tuerait donc pas entre la surface propre,
la surface nue des globulins
d’une part, la surface du corps étranger modiée au contact du plasma
ou du sérum d’autre part, mais entre cette dernière et une pellicule de
protéines plasmatiques adsorbe'e par les plaquettes sanguines. Cette
pellicule, véritable << atmosphère plasmatique >>, serait en dernière ana—
lyse l’agent de l’accolement des globulins aux surfaces opsonise'es
(ROSKAM, 1923 a).
Voyons maintenant en quoi consiste l’opsonisation, cette condi—
tion primordiale de l’emplaquettement et de la phagocytose, vraisem—
blahlement aussi de l’accolement des particules étrangères a toutes
les cellules du système réticulo-endothélial d’Ascnorr.
A. dessein, nos recherches n’ayant porté que sur elle, nous ne parlerons ici que de l’opsonisation naturelle, a savoir celle que produit
le sérum ou le plasma d’un sujet non immunisé.
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Comme BORDET {1920 a, p. 391) l’a écrit, « il n’est pas douteux que
le pouvoir opsonique normal ne reconnaisse pour cause la collaboration de l’alexine et de sensibilisatrices >>. Or, selon BORDET (1909) -——
et cette conception est certainement la plus conforme à nos con—
naissances — la xation de l’alexine « représente un fait d’adsorption
comparable au dépôt de la 00uleur sur un objet solide plongé dans un
bain, Ou au collage de ferments ou toxines par des préeipités ou
matières pulvérulentes diverses telles que le noir animal, ou bien encore
aux
phénomènes d’agrégation naturelle des particules de deux col—
l0Ïdes qu’on mélange ». L’opsonisation résulterait donc de l’adsorption.
par les corps opsonisables, de certains colloïdes plasmatiques ou
sériques. Cette opinion, nous la trouvons d’ailleurs explicitement
formulée par BORDET dans son magistral traité de l’lnnnunité
(1920 a, p. 238), alors qu’il parle de l’inuence heureuse exercée par
les sérums sur l’englobement des particules inertes. « Il est probable,
écrit cet auteur, que ces particules s’emparent par adsorption d’élé—
ments sans doute albuminoïdes qui constituent ainsi autour d’elles
une gangue douée de propriétés de contact plus favorables à la phagoCy't05e, ;)
Cette adsorption n’est-elle pas suivie, comme NOLF (1910 Z),
l’a supposé, d’une oculation des protéines adsorbées ?
