î‘l0
rnvsroroorn
NORMALE
ET
PATHOLOG-IQUE DU GLOBULÏN
On peut dès lors se deman—der'si ces variations du volume rénal et
du volume splénique dépendent d’une contraction des vaisseaux
irriguant ces organes ou
si elles sont simplement la traduction d’une
dérivation du sang; accumulé dans ces viscères, vers d’autres terri—
toires vasculaires: énormément dilatés ;;
30 La réponse a cette question est fournie par l’enre gistrement simul—
tané des modications du débit. d’une circulation articielle a travers
__
chacun de ces organes, et des variations de volume qu’ils présentent
sous l’inuence de l’injection, dans le tube d’amenée, d’extrait de
'
globulins isotonisé.
_
c
Dans ces conditions expérimentales, nous notons régulièrement,
sous
l’inuence de l’extrait aqueux de globlins, un accroissement
niomentané du volume du rein accompagné d’une augmentation
débit par la veine rénale : sur l’organe iso—lé, il y a donc,.— indiscutablement, dilatation des vaisseaux rénaux (g. 20). Comme l’action
de l’extrait. de plaquettes sur le rein. de l’animal in toto ne dépend pas
-
de son innervati0n, nous sommes autorisé à— _supposei que la dimi—
nution du volume rénal observée in vivo correspond à une aspiration
du sang co-ntenu dans ce vis—0ère vers les vaisseaux, fortement dilatés,
d’autres organes. L’extrait aqueux de glôb—ulins de "Lapin exerce donc,
selon toute vraisemblance, la même action dilatatrice globale sur «
_
les vaisseaux du rein que sur ceux des membres.
4° Par contre, la rate soumise à.1rne circulation articielle subit,
sous l’influence de l’extrait de pla@uettes de Lapin, une diminution
souvent considérable— et prolongée de son volume. En même temps,
le débit par la veine splénique augmente considérablement (g. 21).,
Cette c0ntraction de la rate intervient vraisemblab—l‘eme—nt pour une
large part dans la réduction du volume de ce viscère observée,
in vivo, a la suite d’injection d’extrait de
-
50 Enn, l’application délicate sur le pancréas d’un Chien chloroformé ou,mieux encore, d’un Chat éthéiisé, d’un petit tam-pon d’ouate
imbibé d’extrait aqueux de plaquettes de Lapin et, a un moindre
degré, de Chien, détermine, après 30 a 60 secondes, un changement
_
net de coloration de l’organe : alors qu’aux endroits où des tampous
témoins, imbibés de solutionphysiologique avaient été appliqués,
le pancréas a conservé sa teinte mastic, la surface au niveau de laquelle
l’extrait de glo‘bulins a pu être résorbé, est devenue nettement
rosée (méthode de D'ALE et RICHARD, 1918).
-
Tels sont les faits..
Comment convient—il de les interpréter ?
-'
Grâce àla méthode de Nom, nous avons appris que l’extrait aqueux
de globulins de Lapin exerce globalement sur les vaisseaux des mem—
Précédent

- 115/159

Suivant