PROGONÊATES
?
Le développement postembryonn‘aire peut être une anamorphose, ou Bien,
comme
chez les insectes, une épimorp‘nose. Dans Fanam0rplrose, l’organisme
éclôt sous un état où tous ses segments et toutes ses paires de pattes ne sont
pas encore formés, où, clans le cas, par exemple,
le plus pro—
noncé, il
encore
que trois paires de pattes: devant le telson se trouve
alors, à la naissance, une zone de prolifération aux dépens de laquelle la
métamérisation se complète successivement clÏavant en arrière.
y a,
au contraire, épimorphose, le lViyriapode sort de l’oeuf avec tous ses segments .
"
et toutes ses
pattes. On considère souvent
comme
primitive par
'
rapport à i’anamorpiose, et les Myriapodes ayant un petit nombre de segments comme dérivant cle formes à segments multiples, par un phénomène de
il y aurait, dans tout ie groupe, une tendance à
plus
hâtive cle Forganisme qui, cians
deviendrait fertile avant d’avoir
acquis tous les anneaux cle ses ancêtres. C’est, plus que probabiement, le
contraire qui est
cie la vérité; chez les Crustacés, en efiet,
morphose caractérise les formes intérieures,
les types supérieurs;
celle-ci dérive (:le la première par augmentation de la teneur cle l’oeuf en
vitellus, l’inverse ne se maniiestant jamais. L‘évolution des Myriapocles ne se
comprenci, d’ailleurs, qu°à la condition d’admettre que les formes à segments
multiples dérivent de celles ciotat le nombre des anneaux est voisin de celui
qui caractérise les insectes; ceci ne signie pas que, clans un groupe où les
anneaux
se
sont
multipliés, il ne puisse pas y avoir des types où le nombre
des segments ait diminué seconciairement, et dont l’évoiution ne puisse être
entachée parfois cie péclogénèse.
_
Les lViyriapocies se répartissent en cieux catégories: 1° les Progonéaies, qui
n°ont pas la im paire
du tronc transformée en pattes—mâchoires,
et
dont les orices génitaux se trouvent au 38 ou au 46 segment du tronc;
2° les Clrilo}bodes, dont les appenclices du l“ segment du tronc constituent
des pattes-mâchoires, et dont les orices génitaux sont sur le pénultième seg-=
ment du corps.
g 2. — Progonéates
Ces Myriapodes, auxquels la position antérieure des orifices génitaux, au
3e ou au 4°“ segment du tronc, & fait appliquer la_dénomination de Progonéates,
sont
tous
anarnorphes; ils ont perdu la lèvre inférieure que les
.C.rilopodes ont conservée, les mâchoires sont réunies en un gnaihochilarium,
et
le labre est soudé au clypéus. Chez eux les pattes du premier segment
du tronc ont une tendance à se réduire et même, le plus souvent, à dispa—
rai‘tre.
Les gonades sont réunies en dessous du tube digestif,
_
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Le développement postembryonn‘aire peut être une anamorphose, ou Bien,
comme
chez les insectes, une épimorp‘nose. Dans Fanam0rplrose, l’organisme
éclôt sous un état où tous ses segments et toutes ses paires de pattes ne sont
pas encore formés, où, clans le cas, par exemple,
le plus pro—
noncé, il
encore
que trois paires de pattes: devant le telson se trouve
alors, à la naissance, une zone de prolifération aux dépens de laquelle la
métamérisation se complète successivement clÏavant en arrière.
y a,
au contraire, épimorphose, le lViyriapode sort de l’oeuf avec tous ses segments .
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et toutes ses
pattes. On considère souvent
comme
primitive par
'
rapport à i’anamorpiose, et les Myriapodes ayant un petit nombre de segments comme dérivant cle formes à segments multiples, par un phénomène de
il y aurait, dans tout ie groupe, une tendance à
plus
hâtive cle Forganisme qui, cians
deviendrait fertile avant d’avoir
acquis tous les anneaux cle ses ancêtres. C’est, plus que probabiement, le
contraire qui est
cie la vérité; chez les Crustacés, en efiet,
morphose caractérise les formes intérieures,
les types supérieurs;
celle-ci dérive (:le la première par augmentation de la teneur cle l’oeuf en
vitellus, l’inverse ne se maniiestant jamais. L‘évolution des Myriapocles ne se
comprenci, d’ailleurs, qu°à la condition d’admettre que les formes à segments
multiples dérivent de celles ciotat le nombre des anneaux est voisin de celui
qui caractérise les insectes; ceci ne signie pas que, clans un groupe où les
anneaux
se
sont
multipliés, il ne puisse pas y avoir des types où le nombre
des segments ait diminué seconciairement, et dont l’évoiution ne puisse être
entachée parfois cie péclogénèse.
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Les lViyriapocies se répartissent en cieux catégories: 1° les Progonéaies, qui
n°ont pas la im paire
du tronc transformée en pattes—mâchoires,
et
dont les orices génitaux se trouvent au 38 ou au 46 segment du tronc;
2° les Clrilo}bodes, dont les appenclices du l“ segment du tronc constituent
des pattes-mâchoires, et dont les orices génitaux sont sur le pénultième seg-=
ment du corps.
g 2. — Progonéates
Ces Myriapodes, auxquels la position antérieure des orifices génitaux, au
3e ou au 4°“ segment du tronc, & fait appliquer la_dénomination de Progonéates,
sont
tous
anarnorphes; ils ont perdu la lèvre inférieure que les
.C.rilopodes ont conservée, les mâchoires sont réunies en un gnaihochilarium,
et
le labre est soudé au clypéus. Chez eux les pattes du premier segment
du tronc ont une tendance à se réduire et même, le plus souvent, à dispa—
rai‘tre.
Les gonades sont réunies en dessous du tube digestif,
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