ÀPHlDIOÏDES
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en
son
milieu quelques soies recourhées et serrées les unes contre les autres
formant un crochet maintenant le bord postérieur de l’aile antérieure qui est
lui-même recourbé (g… 446).
Ces Homoptères présentent, comme les Rotifères et les Cladocères,
l’alternance de générations parthénogénétiques et d’une génération sexuée
amenant une multiplication des individus bien supérieure encore à celle des
Coccides. Les femelles de la génération sexuée sont toujours ovipares, tandis
que les femelles agames sont restées ovipares chez les Chermész‘des et sont
devenues vivipares chez les Aphidides.
Le cycle évolutif ordinaire est le suivant: une femelle aptère, dite fonda—
lrice, sortie en général au printemps d’un oeuf técondé ayant passé l’hiver
xé à la tiged’un végétal, engendre par parthénogénèse des individus qui
sont aptères et qui se multipliënt eux—mêmes abondamment par parthénogénèse;
en
automne, ces individus, dits fondatrigènes, deviennent sexupares, en ce
sens
qu’ils mettent-au monde des mâles, lesquels sont ordinairement ailés,
et
des femelles, presque toujours aptères, qui produisent les œufs fécondés '
d’où proviendront les fondatrices.
Mais ce cycle se complique du fait qu’au milieu de la belle saison les
fondatrigënes engendrent aussi des inlividus ailés, dits émigrants, qui sont
des femelles agames disséminant l’espèce et la transportant sur d’autres plants
du végétal nourricier, où ils donnent naissance à des générations d’individus
semblables aux
fondatrigènes. Toutes les femelles parthénogénétiques sont
encore
ailées dans les types les plus archaïques.
Chez beaucoup d’Aphidioïdes vivant surtout sur des Végétaux ligneux,
habitat primitif des Pucerons, des complications se produisent, complications
en
rapport avec le fait qu’au commencement de l’été les conditions d’existence
deviennent souvent défavorables pour ces lnseCtes, notamment par la diminution
de la quantité de sève qu’ils peuvent absorber ou par modication de sa qualité.
Chez divers Lachniens, par exemple, les londatrigènes cessent à cette
époque de se multiplier; ils ne s’alimentent plus et restent immobiles, mais
à la n du mois d’août ils reprennent leur activité et deviennent sexupares;
les fondatrigènes du Chaiihorinella iesiua’inala, de l’Érable, acquièrent même
pendant les chaleurs estivales des caractères qui les font ressembler par
convergence aux larves des Aleurodides; ces individus, très aplatis, cessent
de se nourrir et restent comme engourdis; ils adhèrent étroitement à la face
inférieure des feuilles, ramenant les antennes et les pattes contre le corps,
et ils présentent des expansions lamelleuses foliacées empêchant la pluie de
mouiller leur face ventrale et d’oblitérer leurs stigmates {fig 447).
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