4l£l
Coccim—zs
_
extrêmement commun sur toute espèce de plantes dans les serres, et Dacty—
lopius citri (g. 438) est un éau pour les Orangers et les Citronniers. A cette
tribu se rattachent les Asiérolécaniiens, dont le corps est enveloppé
de cire, et les Apiomorphiens, formes souvent de forte taille produisant des
galles, notamment sur les Eucalyptus de l’Australie, les plus grandes galles
végétales connues
.
‘
Les Tachardiiens sont des Dactylopiiens dont l’extrémité postérieure de la
femelle est prolongée en une sorte de queue portant à son extrémité
entouré
cercle de soies. Ces Cochenilles
d°une sécrétion
résineuse qui n’est autre que la laque du commerce ; cette
substance forme autour de
une capsule ne présen—
tant que quatre orices, un pour le rostre, un pour l'anus
et
une
paire dorsale pour l’issue de la sécrétion. La
résine de Tachardia lacea, de l’lnde, sert à préparer des
vernis et de la cire à cacheter, et la matière colorante
rouge
qui
est
utilisée
dans
la
teinture
des
maroquins du Levant. Ce type vit sur les rameaux de
beaucoup d’arbustes d’espèces différentes; la proximité
llll
de
nombreux individus
amène
la
conuence de leurs
sécrétions,
de
sorte
que
les tiges sur lesquelles ils se
_
_
trouvent réunis s’entourent
manchon de laque. Le
mâle offre
de deux générations, l’une ailée,
femelle;
.
l’autre aptère. Tacharclia larreae, de l’Amérique du Nord, .
d’après SIGNORET. ' était exploité par les Indiens pour l’ornementation de
leurs objets mobiliers.
Chez les Cocciens (ou Eriococciens), les jeunes larves oflrent sur les Côtés
de la face dorsale des rangées d’épines.
ici que vient se placer la
Cochenille classique, Coccus cacti (que les révolutions de la synonymie ont
fait appeler Dactylopius coccus), dont les téguments sont imprégnés du carmin
cher aux histologistes, et qui vit, sous un feutrage cireux, sur les raquettes du
Nopal, Opuniia coccinellifera, Cactacée du Mexique et de l’Amérique centrale. Avant l’extension prise par la fabrication des couleurs d’aniline, elle
était» l’objet d’un commerce très rémunérateur, au point que sa culture avait
même été introduite, avec celle de sa plante nourricière, aux Antilles, en
Espagne, en Algérie, à Java et surtout à Ténérifte. En Australie, on
_
servi, avec un certain succès, de cet lnsecte et d’une forme voisine, Coccus
iomcniosus, pour détruire des espèces d’O/Juniia envahissantes.
.
Trabuiina manniparaest,un Coccien vivant sur l'écorce du Tamafix ma—
Précédent

- 416/471

Suivant