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deAbiFôâNil—Î5
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Les mâles cles Cicadides, à part ceux des formes les plus archaïques, font
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entendre, surtout pendant le jour et en plein soleil, une musique assez mono'
tone, variable Suivant les espèces, plus ou moins agréable chez les petites,
"mais plutôt assourdissante chez les grandes, surtout quand les” individus
sont '
en
nombre; ils émettent aussi des sons quand on les saisit. L’on peut consi—
.
dérer que, s’il s’agit d'un procédé aidant au rapprochement des sexes,
il faut
aussi y voir secondairement un moyen d’intimider les'eimemis; mais il est
'
probable que le phénomène est avant tout une mânifestation_de l’exùbérancer—
,Fig. 42]. — Tacua speciosa mâle.
.
de Vie du mâle qui n’a pas à dépenser son _‘énergie'dahs la production d'oeufs ‘
,
et dans le travail que réclame leur mise en lieu sûr; les =fer—nell€sdes Cica'
dides-ont, en'effet, unnombre de gaines ovigères de beaucoup supérieur à.
celui de tous les autres Auchénorhynques, et auCune d'entre elles ne présente
d'appareil de stridulation, ce que le poète Xénârque de Rhodes exprimait
en
disant: " Heureuses les Cigales, car elles ont
des—épouses muettes,". Silencieuses,
point sourdes, _car les
’
deux ”sexes
offrent des organes“ acoustiques perfectionnés situés, comme les organes musi—
caux du mâle, à la base de l’abdomen. La convergence, à_ cet égard,"avec
'
,
et les Locustiens est remarquable, et l°bn comprend l’erreur
fabuliste La Fontaine d0nt la Cigale n’est autre que la grande sauterelle
;
verte d’Europe, Te_iiigonia viridissima.
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,
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Les appareils destr‘idulation du mâle sont placés latéralement :dans le
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