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PAUL MARCHAL.
rTelles sontles données que l’analyse a pu me fournir sur la sécrétion
de l’appareil excréteur du Maia. Les considérant comme incomplètes,
je fis, l’année suivante, une nouvelle récolted’urine de Maia, etje
_
pus en obtenir plus d’un litre.
Mon temps étant entièrement pris par les recherches anatomiques
de ce travail, je priai M. Letellier, professeur au Lycée de Caen, dont
on
connaît les remarquables travaux sur la fonction urinaire chez
les Acéphales et sur la Pourpre, de bien vouloir se charger de cette
analyse. Il se mit immédiatement à ma disposition avec une obli—.
geance
dont je lui sais le plus grand gré.
Le
travail de M, Letellier n’est pas encore terminé; mais les
résultats qu’il a obtenus jusqu’ici conrment pleinement mes obser—
vations. il a d’abord constaté que l’urine du Maia ne contenait ni
urée ni acide urique, mais que l’hypobromite de soude donnait
cependant un léger dégagement gazeux indiquant la présence de
l’azote. Puis en faisant un extrait alcoolique du résidu que l’on
obtient après l’évaporation de l’urine mélangée d’alcool, il a obtenu
l’acide organique énergique, cristallisé, et présentant la propriété
si remarquable d’être précipité à chaud par l’acétate de cuivre, dont
nous avons parlé plus haut. Dans les eaux mères de ces cristaux, il
a, comme moi—même, constaté la présence d’un alcaloïde, donnant
un précipité marron par le réactif de Bouchardat.
Je donnerai à l’acide organique de l’urine du Maia, qui d’après
ce qui précède, semble devoir être classé parmi les acides carbopy—
ridiques, le nom d’acide carcinurigue. Quant a la leucomaïne, rien
ne
me
permet de la caractériser… d’une façon spéciale, mais” la
présence d’une base analogue aux alcaloïdes des végétaux comme
produit normal et essentiel de la désassimilation de l’azote chez les
Crustacés offre déjà un très grand intérêt. Cette leucoma‘ine est
toxique, mais à un degré assez faible. Les deux expériences suivantes
que j’ai faites sur les oiseaux le démontreront:
1° Un quart de centimètre cube de la solution de la base organique
_
concentrée, presque sirupeuse, est injecté sous la peau, au niveau
PAUL MARCHAL.
rTelles sontles données que l’analyse a pu me fournir sur la sécrétion
de l’appareil excréteur du Maia. Les considérant comme incomplètes,
je fis, l’année suivante, une nouvelle récolted’urine de Maia, etje
_
pus en obtenir plus d’un litre.
Mon temps étant entièrement pris par les recherches anatomiques
de ce travail, je priai M. Letellier, professeur au Lycée de Caen, dont
on
connaît les remarquables travaux sur la fonction urinaire chez
les Acéphales et sur la Pourpre, de bien vouloir se charger de cette
analyse. Il se mit immédiatement à ma disposition avec une obli—.
geance
dont je lui sais le plus grand gré.
Le
travail de M, Letellier n’est pas encore terminé; mais les
résultats qu’il a obtenus jusqu’ici conrment pleinement mes obser—
vations. il a d’abord constaté que l’urine du Maia ne contenait ni
urée ni acide urique, mais que l’hypobromite de soude donnait
cependant un léger dégagement gazeux indiquant la présence de
l’azote. Puis en faisant un extrait alcoolique du résidu que l’on
obtient après l’évaporation de l’urine mélangée d’alcool, il a obtenu
l’acide organique énergique, cristallisé, et présentant la propriété
si remarquable d’être précipité à chaud par l’acétate de cuivre, dont
nous avons parlé plus haut. Dans les eaux mères de ces cristaux, il
a, comme moi—même, constaté la présence d’un alcaloïde, donnant
un précipité marron par le réactif de Bouchardat.
Je donnerai à l’acide organique de l’urine du Maia, qui d’après
ce qui précède, semble devoir être classé parmi les acides carbopy—
ridiques, le nom d’acide carcinurigue. Quant a la leucomaïne, rien
ne
me
permet de la caractériser… d’une façon spéciale, mais” la
présence d’une base analogue aux alcaloïdes des végétaux comme
produit normal et essentiel de la désassimilation de l’azote chez les
Crustacés offre déjà un très grand intérêt. Cette leucoma‘ine est
toxique, mais à un degré assez faible. Les deux expériences suivantes
que j’ai faites sur les oiseaux le démontreront:
1° Un quart de centimètre cube de la solution de la base organique
_
concentrée, presque sirupeuse, est injecté sous la peau, au niveau
