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JEAN
comme
parfaitement connus dans leurs lignes fondamentales; seules, des questions de détail restent a élucider. Au
point de vue physiologique, au contraire, il n’existe pres—
que
rien de précis, rien de démontré ou de mesuré, et,
parmi toutes les fonctions organiques, l’une d’elles est ici
plus particulièrement mal connue. Je veux parler de la
fonction respiratoire.
‘
Le siège de cette fonction est encore mal déni et discuté.
C’est que, en effet, les organes respiratoires des Annélides
sont rarement comparables de famille a famille et même de
genre a genre, d’espèce a espèce
les branchies des Vers annelés sont des
expansions tégumentaires de la partie dorsale de la rame
dorsale des parapodes. Mais sous le même nom de brancbies, on désigne aussi les panaches céphaliques des rl‘ubi—
coles, les laments
Cirmlulidæ, les organes anangiés
des Stgalionz‘dæ, et bien d’autres organes d’aspect, de situa—
tion et de constitution anatomique variés, impossibles à
'
homologuer.
_
Les auteurs qui se sont spécialement occupés des Anne'lides
n’ont abordé qu’acces‘soirementles questions physiologiques,
et sans leur donner, d’ailleurs, de solution satisfaisante.
Un rapide coup d’oeil sur leurs travaux permet de s’en
assurer.
De Quatrefages écrivait, en l868 :
«
bans
aucun
autre groupe du Règne animal, l’appareil
“
respwatorre ne paraît avoir moins d’importance
les Annélides.
il se montre très développé ou complète—
ment atrophié dans des espèces voisines sous tous les autres
rapports. »
De Quatrefages et, avec lui, H. Milne--Edwards, regardait
comme
servant a la respiration du sang « les mamelons
accessoires du pied de certaines espèces abranches, mame— —
lons sur lesquels on voit des réseaux sanguins exception—
nellement ns et serrés », aussi
«
les plaques rouges
qu’on rencontre au pied des Clyméniens ».
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