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JEAN BOUNHIOL.
opérant sur un grand nombre d’espèces voisines au point
de vue anatomique et présentant cependant quelques diffé—
rences d’habitat Les familles des Ap/zrodäiidæ, Phyllodocidæ
_
Nereidæ, Terebellidæ, Serpulidæ,
'
considérées isolément,
pourraient donner, a ce point de vue, des types assez variés.
’
Il est donc très difficile de démêler eXactement, parmi
'
tous les facteurs biologiques dont il faut tenir compte dans
la respiration des Annélides, la part d’inuence qui revient
au
genre de vie; ll n’est pas possible de se prononcer en ce
moment, mais la question ne paraît pas inSoluble…
Bien plus facile est, au contraire, l’étude de certaines
'
circonstances accessoires qui sont en relation étroite avec
le genre
de vie comme, par exemple, l’inuence des marées,
la possibilité d’une respiration aérienne, le rôle du tube
chez les tubicoles.
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‘
loi, l’expérimentation peut être appliquée directement
sur le même individu dans différentes conditions parfaite—
ment déterminées, et il est a prévoir qu’elle fournira des
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résultats précis.
'
_
a} Régime respiraloire à marée basse. — Un grand nombre
d’espèces littorales se trouvent découvertes plus ou moins
longtemps à marée basse°
Les espèces rampantes se trouvent a peu près complè—
tement à sec, les espèces, vivant dans le sable ou la vase,
sont privées d’eau pendant plusieurs heures; le sable est
essoré plus ou moins parfaitement et n’offre plus qu’une
humidité faible, non renouvelée.
Je me suis demandé si leur respiration ne subissait pas,
de
ce
fait, une perturbation appréciable, pouvant être
mesuree.
_
,
Pour m’en assurer, j’ai opéré de la façon suivante:
Dans une première expérience, les animaux étaient étu—
diés avec un fond de sableou
avec des fragments de rochers—
recouverts d’eau de mer. Ils s’enfouissaient dans le sable, y
creusaient des galeries ou rampaient a la surface des pierres.
La pesée correspondante faite, l’eau était siphonéé le plus
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