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JEAN BÛUNI'ËKOL.
animaux où ils sont bien connus, d’une sécrétion acide de
la part de l’organe digérant… Ce milieu acide où se fait la
»
digestion est dû a la présence d’un acide fort, existant à
l’état libre. Le Dantec a vérifié qu’il en était ainsi dans la
digestion intravacuolaire des Protozoaires, et on peut, sans
trop s’aventurer, conclure provisoirement, jusqu’à vérica—
tion expérimentale, qu’il doit encore en être ainsi chez les
Annélides.
On peut donc admettre que le critérium, permettant de
reconnaître un acte digestif, est une sécrétion d’acide fort.
D’autre part, un acte respiratoire, quel qu’il soit, aboutit a
une sécrétion d’acide carbonique, c’est—à—dire à une sécré—
tion d’acide moyen. il existe, d’ailleurs, des réactifs colori—
métriques fort sensibles, spéciaux à chacune des fonctions
acides forte, moyenne, faible, et permettant de les distin—
guer
aisément. Parmi ceux caractéristiques de la fonction
acide forte, je citerai l’alizarine,sulfo—conjuguée employée
par
Le Dantec, l’acide rosolique, l’orange Poirrier n°3. La
fonction acide moyenne est décelée par la pl‘1énolphtaléine,
la fonction acide faible par le bleu-coton ou bleu CiB.
__
Si on examine un animal transparent au compresseur dans
de l’eau de mer sensibilisée successivement avec des réactifs
colorimétriques convenablement choisis,on pourra déter—
miner de quelle nature sont les sécrétions acides intesti—
nales. Si l’une des parties de l’intestin, non sensible a
l’orange n0 3, décolore, au contraire, la phénolphtaléine
avalée, on pourra conclure avec une quasi—certitude que cette
partie respire etne digère pas.
'
_
Avec les Néréis je n’ai pu obtenir aucun résultat dans ce
sens. Peut—être le phénomène existe—t—il chez les Syllidiens
et leur est—il spécial? ll n’aurait rien d’impossible ni de bien
étonnant en soi. il existe déjà chez un certain nombre d’ani—
maux inférieurs à l’état adulte ou à l’état larvaire, et chez
tous les Chordés il devient la règle. Il y a là, en ce qui con—
cerne les Syllidiens, en particulier, une intéressante vérica—
tion à poursuivre.
JEAN BÛUNI'ËKOL.
animaux où ils sont bien connus, d’une sécrétion acide de
la part de l’organe digérant… Ce milieu acide où se fait la
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digestion est dû a la présence d’un acide fort, existant à
l’état libre. Le Dantec a vérifié qu’il en était ainsi dans la
digestion intravacuolaire des Protozoaires, et on peut, sans
trop s’aventurer, conclure provisoirement, jusqu’à vérica—
tion expérimentale, qu’il doit encore en être ainsi chez les
Annélides.
On peut donc admettre que le critérium, permettant de
reconnaître un acte digestif, est une sécrétion d’acide fort.
D’autre part, un acte respiratoire, quel qu’il soit, aboutit a
une sécrétion d’acide carbonique, c’est—à—dire à une sécré—
tion d’acide moyen. il existe, d’ailleurs, des réactifs colori—
métriques fort sensibles, spéciaux à chacune des fonctions
acides forte, moyenne, faible, et permettant de les distin—
guer
aisément. Parmi ceux caractéristiques de la fonction
acide forte, je citerai l’alizarine,sulfo—conjuguée employée
par
Le Dantec, l’acide rosolique, l’orange Poirrier n°3. La
fonction acide moyenne est décelée par la pl‘1énolphtaléine,
la fonction acide faible par le bleu-coton ou bleu CiB.
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Si on examine un animal transparent au compresseur dans
de l’eau de mer sensibilisée successivement avec des réactifs
colorimétriques convenablement choisis,on pourra déter—
miner de quelle nature sont les sécrétions acides intesti—
nales. Si l’une des parties de l’intestin, non sensible a
l’orange n0 3, décolore, au contraire, la phénolphtaléine
avalée, on pourra conclure avec une quasi—certitude que cette
partie respire etne digère pas.
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Avec les Néréis je n’ai pu obtenir aucun résultat dans ce
sens. Peut—être le phénomène existe—t—il chez les Syllidiens
et leur est—il spécial? ll n’aurait rien d’impossible ni de bien
étonnant en soi. il existe déjà chez un certain nombre d’ani—
maux inférieurs à l’état adulte ou à l’état larvaire, et chez
tous les Chordés il devient la règle. Il y a là, en ce qui con—
cerne les Syllidiens, en particulier, une intéressante vérica—
tion à poursuivre.
