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JEAN nonnnrot.
_
Dans ce tableau, le coefcient respiratoire des animaux
vivisectés a été calculé sur le poids du corps abranche.
La privation des branchies entraîne, comme on le voit, une
diminution de l’intensité respiratoire, variable suivant les
types étudiés, réelle chez tous.
‘
La perturbation ainsi introduite est considérable chez
l’Amp/zz'lrâte Edwardsz‘i; elle représente plus des trois quarts
du
coefcient normal qui tombe de 0,1. à 0,024, Chez
.
l’Arenicola marina elle réduit ce même coefcient des deux
tiers. Au contraire, chez la Saôella pavom'na dont le coeffi—
cient passe de 0,3 a 0,22, chez l’Audouinia lenlacula1a (0,î2‘
a 0,09) et chez le Spi7°ograp/zis Spallcmzanii (1,1 a 0,75}, la
diminution produite n’est que d’un quart environ et elle est
relativement très faible.
'
Tous ”ces animaux ont donc une respiration mixte, à la
fois cutanée et branchiale, ainsi que l’avaient déjà montré
les expériences qualitatives citées plus haut. Chez les uns,
dont les branchies sont fortement vascularisées, c’est la
respiration branchiale qui est prépondérante ; chez les
autres, c’est, au contraire, la respiration tégumentaire
qui prédomine.
Déjà, chez les espèces des groupes précédemmentétudiés,
on a
vu que la peau est le siège exclusif des phénomènes
respiratoires, et que les organes plus ou moins désignés
chez eux sous le nom de branchies, ne se distinguent pas
pbysiologiquement du reste des téguments.
Cette importance capitale de la respiration cutanée per—
siste jusque dans les types supérieurs et ne s’amoindrit que
‘
chez quelques espèces où l’appareil respiratoire acquiert
son maximum de vascularisation.
l) u reste, la démonstration de ce qui précède a été poussée
plus loin encore en ce qui concerne particulièrement le
Spirogmp/zis Spallmzzcmii.
S’il est vrai qu’un animal appartenant a cette espèce
activité respiratoire égale aux trois quarts de
son act1v1té respiratoire normale, quand on le prive de sa
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