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BAGILLE PYOCYANIQUE.
On a réussi en outre à modier articiellement l'aptitude chromo'
gène du Bacille pyocyanique. On peut abolir toute propriété par
cultures successives en milieux acides ( Wasserzug) ou a72“ (Lharrin).
Gessard distingue la race A, normale, productrice de tous les
pigments; la race F, qui, en bouillon, donne seulement le pigment
uorescent,sanspyocyanine; larace P, enbouillon, qui, inversement,
donneseulement la pyocyanine, sans pigment uorescent ; larace S,
qui, toujours en bouillon, ne produit aucun pigment. On crée la race
P, en cultivent A pendant plus d’un an sur albumine de l’œu‘. On
crée la race F en c11auiÏantA a 57° pendant cinq minutes, ou en .
inoculant A'au lapin. On crée enn la race 8 en traitant Ecomme il
vient d’être dit pour A : chauffage à 58° 0uinoculation, ou bien par
dégradation spontanée de la race P. Mais toutes ces modificat ons
s’appliquent seulement au « bouillon simple » ou milieux similaires;
_
les races P, F et S, repiquées sur milieu réactif, donnent la pyocyanine.
Les caractéristiques de chacune des races à A, P, F, S, en bouillon,
étant ainsi dénies, on fait apparaitre par cultures en eau pcptonée de
nouveaux caractères qui permettent de retrouver dans chaque eau
quatre variétés:
Variété Pe, pyocyanogène, productrice de pyocyanine et de pigment
anne rouge, avec prédominance de pyocyanine;
-
Variété E, e'rythragène, productrice des mêmes pigments, avec
prédominance de pigment jaune rouge; -
Variété M, mélanoge‘nc, productrice de pigment noir et de pyo—
cyanme.
Variété 0, achromogène.
il est à remarquer qu’après cultures en bouillon et eau peptonée,
certains pyocyaniques vrais n’ont pas encore donné de pyocyanine,
ce sont les variétés M, E et D des races F et 8. Mais ces échantillons
donnent de la pyocyanine si on les cultive sur le « milieu réactif»
indiqué plus haut.
L’oxydation transforme deux des pigments précédents ; la pygcyanine en un pigment jaune, la pyoæantüose (Fordos) ; le pigment
uorescent en pigment feuille morte (Gessard).
,
La production des pigments dépend beaucoup des milieux. Sur
certaines peptones (pauvres en phosphates) et sur gélatine à 10 p. 100
(sans bouillon ni peptone) la pyocyanine apparait seule. Sur
l’albumine de l‘œuf(liquide), on obtient seulement le pigment vert
uorescent; sur la gélatine ci-dessus additionnée de 1 p. 100 de
glucose,
on
ne
trouve plus que le
pigment jaune verdäU.e
tGessard)-
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