3’72
.
STREPTOGOQUE.
court, Martin et bataille; Friedmann et Deicher, etc. L’action du
sérum se tait surtout sentir sur le syndrome toxique du début;
elle paraît moins nette ou nulle sur les complications. Dans l‘ensemble, la mortalité serait beaucoup diminuée. Rappelons les
chill’res de Blak : 12 guérisons sur 13 cas graves.
Toute*ois,
quelques auteurs, entre autres Ciuca, font des réserves sur l’activité
du sérum expérimental.
Vaccination préventive. — Divers auteurs ont tenté la vacci__
nation préventive à l’aide de la toxine scarlatineuse (Dick, Zingher).
:Ï
il faut employer une dose optima, car une dose trop forte peut
'
donner des réactions locales et générales rappelant le tableau de
,
la scarlatine. On détermine d’abord l’unité toxique, c’est—à—dire la
dose minima de toxine nécessaire pour provoquer chez l’homme
;
la réaction de Dick. Il est pratiqué trois injections sous—cutanées à
cinqjdurs d’intervalle, la première de deux cents doses, ladeuxième
'
de cinq cents doses et la troisième de mille doses. Les enfants
reçoivent moitié moins La dilution de la toxine est calculée de
telle sorte que l centimètre Cube contienne cinq cents doses.
Sous l’inuencéde cette vaccination, le Dick positif devient
‘
négatif à partir de la première semaine qui suit la troisième in.jection de toxine.
_
3 Les tentatives de vaccination
sont
encore
trop récentes pour
qu’on puisse apprécier leurs résultats.
Hypothèses complémentaires. -- On peut dire qu’aujourd’hui
la plupart des auteurs admettent que le Streptocoque joue bien. un
rôle pathogénique dans la scarlatine. Mais, devant les difcultés
qu’on éprouve à expliquer tous les faits par l’hypothèse de Bergé
et Dick, des hypothèses complémentaires ont été évoquées.
a. Virus ltrant. —— Nous rappelons seulement ici qu’on a mis en
avant'l’existence d’un « virus ltrant ». Cette question doit être
reprise ultérieurement. (Voy. Microbes ultramicroscopiques.)
-
1). Formes ltrante_s
du Strep'ocoque… — Rosen, Kritch, Goulayewa
et Skoltina. inoculant au lapin des ltrats de produits scarlatineux,
retrouvent chez l’animal du Streptocoque. Ils en concluent que la
Scarlaline est due à des formes ltrantes du Streptocoqùe qui ont
passé à travers le ltre.
c. Théorie allergique. — Dochez admet que la scarlatinc représente une
réaction
d’hypersensubilité à la suite d’une nouvelle
agression du Streptocoque, chez des sujets déjà sensibilisés par une
_
atteinte antérieure du même germe. La réaction produite détermi—
nerait une désensibilisation durable. La scarlatine représenterait
.
Précédent

- 385/705

Suivant