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ISOLEMENT DES MICROBES AÉBOBIES.
-
n. _ METHODES SPÉŒALES.
Artifices de séparation. — ils sont nombreux, variables suivant les espèces.
.
Résistance à la chaleur. — Certains microbes, spécialement
ceux qui donnent des spores, résistent quelque temps à l’actidn de
-
températures très élevées.
,
C’est ainsi que le B. subtilis, par exemple, résiste très bien a l’ébullition
prolongée pendant dix minutes; comme il est répandu à peu prés partout,
il sufra pour l’obtenir de faire bouillir une infusion de foin, qu’on ense—
mencera ensuite : le B. subtilis poussera seul; d’où son nom de Bataille
du foin. On isolerait de même de la pomme de terre le B. mesentericus.
Quelques microbes pathogènes, spécialement des anaérobies
(Vibrion septique, tétanos) se prêtent à ce mode de séparation. On
pourra le mettre en pratique de la manière suivante :
a. Diluer la semence en milieu liquide. Aspirer dans la partie
capillaire d’une pipette ;_fermer aux deux bouts.
.
b. Porter dans l’eau à 950 maintenir pendant deux minutes.
Ce temps peut varier suivant les espèces :ccinq minutes à 850 pour
le charbon sporulé ; quinze minutes d’ébullition pour le B. mesen—
_
tericus, etc.
0.
Retirer le tube capillaire. Sécher une extrémité, la amber et
casser aseptiquement avec une pince.
—
'
d. Prélever le liquide à l’aide d’une pipette très eflée.
e. Ensemencer dans un milieu approprié.
Culture à températures dysgénésiques. — on sait que les
.
microbes peuvent se développer dans des conditions thermiques
variables; leur faculté de Végétation s’arrête à une température
déterminée, qui peut être sufsante pour permettre l’isolement.
C’est ainsi que le Colibacille et le B. typhique se développent
encore a 460 (Ghantemesse et Widal), alors que la plupart des germes
ne donnentplus de culture au delà de 41°ou 42°. Si l’on ensemence
à 43°un produit renfermant du Golibacille, la culture sera positive;
mais rarement on la trouvera pure: car, si une température de 43°
empêche le développement de la plupart des germes, elle ne
saurait toutefois les détruire. Un repiquage de cette première cul—
ture
sur
d’autres milieux donnerait un mélange de Colibacilles
et d’autres bactéries. Aussi est-il préférable de recourir aux cultures
fractionne‘es : partant de la première culture, on fait un deuxième
ensemencement, qui sera porté égalementà43°; au besoin, on con
ISOLEMENT DES MICROBES AÉBOBIES.
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n. _ METHODES SPÉŒALES.
Artifices de séparation. — ils sont nombreux, variables suivant les espèces.
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Résistance à la chaleur. — Certains microbes, spécialement
ceux qui donnent des spores, résistent quelque temps à l’actidn de
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températures très élevées.
,
C’est ainsi que le B. subtilis, par exemple, résiste très bien a l’ébullition
prolongée pendant dix minutes; comme il est répandu à peu prés partout,
il sufra pour l’obtenir de faire bouillir une infusion de foin, qu’on ense—
mencera ensuite : le B. subtilis poussera seul; d’où son nom de Bataille
du foin. On isolerait de même de la pomme de terre le B. mesentericus.
Quelques microbes pathogènes, spécialement des anaérobies
(Vibrion septique, tétanos) se prêtent à ce mode de séparation. On
pourra le mettre en pratique de la manière suivante :
a. Diluer la semence en milieu liquide. Aspirer dans la partie
capillaire d’une pipette ;_fermer aux deux bouts.
.
b. Porter dans l’eau à 950 maintenir pendant deux minutes.
Ce temps peut varier suivant les espèces :ccinq minutes à 850 pour
le charbon sporulé ; quinze minutes d’ébullition pour le B. mesen—
_
tericus, etc.
0.
Retirer le tube capillaire. Sécher une extrémité, la amber et
casser aseptiquement avec une pince.
—
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d. Prélever le liquide à l’aide d’une pipette très eflée.
e. Ensemencer dans un milieu approprié.
Culture à températures dysgénésiques. — on sait que les
.
microbes peuvent se développer dans des conditions thermiques
variables; leur faculté de Végétation s’arrête à une température
déterminée, qui peut être sufsante pour permettre l’isolement.
C’est ainsi que le Colibacille et le B. typhique se développent
encore a 460 (Ghantemesse et Widal), alors que la plupart des germes
ne donnentplus de culture au delà de 41°ou 42°. Si l’on ensemence
à 43°un produit renfermant du Golibacille, la culture sera positive;
mais rarement on la trouvera pure: car, si une température de 43°
empêche le développement de la plupart des germes, elle ne
saurait toutefois les détruire. Un repiquage de cette première cul—
ture
sur
d’autres milieux donnerait un mélange de Colibacilles
et d’autres bactéries. Aussi est-il préférable de recourir aux cultures
fractionne‘es : partant de la première culture, on fait un deuxième
ensemencement, qui sera porté égalementà43°; au besoin, on con
