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CARAGTÈBES GÉNÉRAUX DES MICROBES…
il est facile de s’en rendre compte dans une goutte de culture
liquide placée entre lame et lamelle. ll arrive un moment où, au
centre de la préparation, les mouvements cessent, alors qu’à. la
périphérie, où les germes puisent de l’oxygène, ils sont encore
actifs. ll en est de même de la lumière et de la chaleur.
Les mouvements que présentent certains germes sont tels qu’ils
leur permettent de traverser une couche de sable, voire même un
ltre de porcelaine. Cette propriété a été utilisée par Cambier
(ltre Chamberland), puis Carnot et Garnier (tube contenant un
quartz très n) pour séparer les microbes mobiles de ceux qui ne le
sont pas, et pour déterminer le degré de mobilité des premiers.
On a pensé que les mouvements des bactéries étaient en corréla—
tion directe avec la présence de cils vibratiles s’insérant à leur sur—
face; chez les germes dépourvus de ces organes on admet que les
mouvements peuvent être déterminés par la contractilité du protoplasma microbien.
Les cils vibratiles ne sont pas visibles à l'état frais; on ne peut les
mettre en évidence que par certains procédés spéciaux de coloration
(Voy. plus loin). Certaines bactéries, comme le Vibrion cholérique,
ne possèdent qu’un cil, placé à l’une des extrémités. Les Spirochètes
en présentent soit un seul à chaque extrémité, soit plusieurs disposés
en bouquet. Les bâtonnets mobiles en sont habituellement pourvus
d‘un grand nombre, s’insérant sur toute l’étendue du corps bactérien
(Bacille typhique, Golibacille, Bacitle du tétanos, etc.).
'
On discute encore sur la nature des cils vibratiles. Les uns admet—
tent qu’ils sont une émanation de la masse protoplasmique des
microbes, voire même de la couché périphérique, dépourvue de granu—
lations et très difcile à colorer, comme les cils eux—mêmes.
D’après Van Tieghem, les cils vibratiles dépendent de la membrane
d‘enveloppe : c’est aussi l’opinion de Bùtschli, qui, par pression, fait
éclater la membrane du Bacterium lineala; alors que le contenu du
microbe sort tout entier par l’orice de rupture, le cil que cette
bactérie posséde persiste avec la membrane d’enveloppe.
'
FORMES EILTRANTES DE CERTAINES BAC'I‘ÉRÏES
On était convaincu, jusqu’à ces dernières années, que la morphologie des bactéries était pour ainsi dire immuable, que tel coccus,
tel bac lle se montrait t»ujours sous la même forme, capable de le
faiue reconnaître facilement par un bàctériologiste compétent; on
connaissait, il est vrai, les formes dites d’involution, mais qu’il
est relativement aisé, à l’aide de leurs propriétés tin-toriales et
CARAGTÈBES GÉNÉRAUX DES MICROBES…
il est facile de s’en rendre compte dans une goutte de culture
liquide placée entre lame et lamelle. ll arrive un moment où, au
centre de la préparation, les mouvements cessent, alors qu’à. la
périphérie, où les germes puisent de l’oxygène, ils sont encore
actifs. ll en est de même de la lumière et de la chaleur.
Les mouvements que présentent certains germes sont tels qu’ils
leur permettent de traverser une couche de sable, voire même un
ltre de porcelaine. Cette propriété a été utilisée par Cambier
(ltre Chamberland), puis Carnot et Garnier (tube contenant un
quartz très n) pour séparer les microbes mobiles de ceux qui ne le
sont pas, et pour déterminer le degré de mobilité des premiers.
On a pensé que les mouvements des bactéries étaient en corréla—
tion directe avec la présence de cils vibratiles s’insérant à leur sur—
face; chez les germes dépourvus de ces organes on admet que les
mouvements peuvent être déterminés par la contractilité du protoplasma microbien.
Les cils vibratiles ne sont pas visibles à l'état frais; on ne peut les
mettre en évidence que par certains procédés spéciaux de coloration
(Voy. plus loin). Certaines bactéries, comme le Vibrion cholérique,
ne possèdent qu’un cil, placé à l’une des extrémités. Les Spirochètes
en présentent soit un seul à chaque extrémité, soit plusieurs disposés
en bouquet. Les bâtonnets mobiles en sont habituellement pourvus
d‘un grand nombre, s’insérant sur toute l’étendue du corps bactérien
(Bacille typhique, Golibacille, Bacitle du tétanos, etc.).
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On discute encore sur la nature des cils vibratiles. Les uns admet—
tent qu’ils sont une émanation de la masse protoplasmique des
microbes, voire même de la couché périphérique, dépourvue de granu—
lations et très difcile à colorer, comme les cils eux—mêmes.
D’après Van Tieghem, les cils vibratiles dépendent de la membrane
d‘enveloppe : c’est aussi l’opinion de Bùtschli, qui, par pression, fait
éclater la membrane du Bacterium lineala; alors que le contenu du
microbe sort tout entier par l’orice de rupture, le cil que cette
bactérie posséde persiste avec la membrane d’enveloppe.
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FORMES EILTRANTES DE CERTAINES BAC'I‘ÉRÏES
On était convaincu, jusqu’à ces dernières années, que la morphologie des bactéries était pour ainsi dire immuable, que tel coccus,
tel bac lle se montrait t»ujours sous la même forme, capable de le
faiue reconnaître facilement par un bàctériologiste compétent; on
connaissait, il est vrai, les formes dites d’involution, mais qu’il
est relativement aisé, à l’aide de leurs propriétés tin-toriales et
