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Hydrologie quantit ative
d 'esp eces animales et veget ales. 89% des senes de donnees prises en compte
par Ie GI EC montrent des evolutions des systemes physiques et biologiques qui
sont coherent es avec les changement s at t endus par Ie fait du rech auffement .
Le rechauffement climatique d 'origin e an thropique, au cours des trois derni eres
decennies, a aus si eu un e influence discernabl e sur beau coup de ces syst emes.
II vient s' ajouter aux autres facte ur s de rechauffernent des eaux (reduction des
debi t s d 'eti age estival , creat ions de plans d 'eau , rejets d 'eaux utilis ees pour Ie
refroidissement et, localement , augment at ion de I'u sage de I'eau chaude sanit aire.. . ).
Au niveau fran cais metropolitain, Ren ard et al. [342] pre sentent I'analyse
de 200 longues series hydrometriques pour ce qui concerne les crues, les crues
nival es, les et iages et Ie regime annuel. P res de la moitie des cha ngements
detectes sur les cru es ou les eti ages sont d 'origine metrologique ou sont lies
a I'influence directe locale d 'un amena gement. On ne peu t pas conclure sur
une evolution generalises des cru es et eti ages 11 echelle nationale , a ce jour.
Par contre, en affinant l'echelle de I'an alyse et en distinguan t un e quinzain e
de regions hydro-climatiques, on peut identifier des te ndances sur cinq d' entre
elles, par exemple :
• des eti ages moin s severes et une font e nivale plu s pre coce dans les Alp es ;
• des et iages plus severes dan s les P yrenees et Ie P ays basque ;
• un accroissement des ma xim a annuels de debits dan s Ie nord-est ;
• un e aggravation des crues en region de climat oceanique.
L'echelle a laq uelle on se place pour I'an alyse conditionne evide mment les tendan ces que I'on pourra it detect or. Certains pa ram etres, not ammen t ceux reiatifs aux aleas, pr esentent des variabilites intra-annuelles ou interannuelles tres
fortes en regard d 'even tu elles te nda nces de long te rrne , La detect ion (identi ficati on et quantifica ti on ) de ces tendances, tou t comme la detection de rup tures
dan s les te ndances , necessiten t de recourir a des approches statist iques approfondi es. II en est de mem e pour la carac te risation des niveaux d 'incert itu des
sur les result ats de ces a na lyses st atist iques , meme lorsqu e I'on disp ose de
longues ser ies de donnees.
1.9.4 Les evolutions futures
Evolutions gener-ales
Pour les pre cipitations, les modeles du GIEC simulent globalement un accroissement des precipitations avec Ie rechauffement climatique (+ 5% en un
siecle au-dessus des continents et +4% au-dessus des oceans) , avec de fortes disparites spatiales et saisonnieres, et des regions importantes au sein desqu elles
Hydrologie quantit ative
d 'esp eces animales et veget ales. 89% des senes de donnees prises en compte
par Ie GI EC montrent des evolutions des systemes physiques et biologiques qui
sont coherent es avec les changement s at t endus par Ie fait du rech auffement .
Le rechauffement climatique d 'origin e an thropique, au cours des trois derni eres
decennies, a aus si eu un e influence discernabl e sur beau coup de ces syst emes.
II vient s' ajouter aux autres facte ur s de rechauffernent des eaux (reduction des
debi t s d 'eti age estival , creat ions de plans d 'eau , rejets d 'eaux utilis ees pour Ie
refroidissement et, localement , augment at ion de I'u sage de I'eau chaude sanit aire.. . ).
Au niveau fran cais metropolitain, Ren ard et al. [342] pre sentent I'analyse
de 200 longues series hydrometriques pour ce qui concerne les crues, les crues
nival es, les et iages et Ie regime annuel. P res de la moitie des cha ngements
detectes sur les cru es ou les eti ages sont d 'origine metrologique ou sont lies
a I'influence directe locale d 'un amena gement. On ne peu t pas conclure sur
une evolution generalises des cru es et eti ages 11 echelle nationale , a ce jour.
Par contre, en affinant l'echelle de I'an alyse et en distinguan t un e quinzain e
de regions hydro-climatiques, on peut identifier des te ndances sur cinq d' entre
elles, par exemple :
• des eti ages moin s severes et une font e nivale plu s pre coce dans les Alp es ;
• des et iages plus severes dan s les P yrenees et Ie P ays basque ;
• un accroissement des ma xim a annuels de debits dan s Ie nord-est ;
• un e aggravation des crues en region de climat oceanique.
L'echelle a laq uelle on se place pour I'an alyse conditionne evide mment les tendan ces que I'on pourra it detect or. Certains pa ram etres, not ammen t ceux reiatifs aux aleas, pr esentent des variabilites intra-annuelles ou interannuelles tres
fortes en regard d 'even tu elles te nda nces de long te rrne , La detect ion (identi ficati on et quantifica ti on ) de ces tendances, tou t comme la detection de rup tures
dan s les te ndances , necessiten t de recourir a des approches statist iques approfondi es. II en est de mem e pour la carac te risation des niveaux d 'incert itu des
sur les result ats de ces a na lyses st atist iques , meme lorsqu e I'on disp ose de
longues ser ies de donnees.
1.9.4 Les evolutions futures
Evolutions gener-ales
Pour les pre cipitations, les modeles du GIEC simulent globalement un accroissement des precipitations avec Ie rechauffement climatique (+ 5% en un
siecle au-dessus des continents et +4% au-dessus des oceans) , avec de fortes disparites spatiales et saisonnieres, et des regions importantes au sein desqu elles
