11. Gestion des reserves hydrauliques
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• contraintes externes de conservation de flux d'emergence (sources, captages gravitaires traditionnels) traduites par des limitations d'abaissement de niveau ;
• contraintes externes «geopolitiques» dans Ie cas (frequent) OU l'aquifere
est partage entre plusieurs pays: prevenir la propagation d'influence dans
un pays limitrophe peut imposer de limiter les abaissements de niveau
dans une zone frontaliere plus ou moins etendue (y compris dans Ie cas
OU une concertation internationale regIe une repartition equitable des
ressources transfrontieres).
• La profondeur maximale de pompage « possible» est la premiere contrainte
qui determine la reserve extractible et sa prise en compte est la premiere
reduction a apporter au calcul de reserve theorique totale. Elle s'applique
a tous les corps constituants des systemes aquiferes : aux aquiferes libres
ou captifs comme aux «aquitards» (figure 11.30). Ce faisant, la profondeur maximale praticable des niveaux dynamiques praticable ne doit pas
etre generalisee a toute l'etendue du reservoir ou des mailles de modeles,
puisque les rabattements de niveau decroissent en fonction des distances
des ouvrages de production. La reserve ainsi calculee est encore excessive, mais les volumes d'eau reellement extractibles dependent des plans
d'exploitation (nombre d'ouvrages, etc.) et du temps. En cas de modelisation, des relations analytiques permettent de calculer les rabattements
« moyens » par maille en fonction des rabattements maximaux dans les
ouvrages de production.
FIGURE 11.30 - Reserves d'eau souterraine exploitables dans un bassin sedimentaire (source Margat [261]).
R1 : reserve exploitable par denoyage d'aquifere it surface libre (8 # 10-2)
R2 : reserve exploitable par denoyage d'un aquitard draine par depression de l'aquifere
captif contigu (8 # 10-3)
R3 : reserve exploitable par depression de l'aquifere captif (8 # 10-4)
1 : surface piezometrique naturelle de l'aquifere libre
l' : surface piezometrique naturelle de l'aquifere captif
2 : surface piezometrique naturelle de l'aquitard
3 : surface piezometrique abaissee it la profondeur maximale estimee praticable.
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