11. Gestion des reserves hydrauliques
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nible. Finalement maintenir un debit minimum dans la Charente constitue un
objectif dont on cherche it contr6ler Ie risque de defaillance de non-satisfaction
et nouvelle priorite, pour les besoins des usages AEP. C'est une approche analogue it l'approche par contrainte, sauf que Ie volume global manquant pour la
satisfaire tient lieu de fonction d'utilite.
Un travail de modelisation, aussi bien hydrologique que de demande en eau
des plantes et de comportement des irrigants, a permis de mettre a disposition
des acteurs des outils de simulation des debits futurs, actualises et utilisables
jour apres jour. Ils peuvent egalement tester par simulations les effets probables
soit de lachers du reservoir, soit de restrictions des prelevements. Un premier
modele (figures 11.22 et 11.23) a ete elabore en 1995. Un second modele plus
complet a ete mis en service sur Ie reseau internet en 2001 (voir annexe 11.9).
Obiectif : Vindelle
FIGURE 11.22 - Tableau de bord Charente (premier modele) : exemple d'ecran
general d'acces aux informations telles que pluies, debits, prelevements en divers
points de contr6le du bassin (d'apres Institution Charente et EDF).
Pour un jour donne, la probabilite de manquer d'eau d'ici la fin d'etiage pour
satisfaire l'objectif de debit minimum en Charente est donnee par la courbe de
droite (<< sans soutien»). Les courbes de gauche permettent d'apprecier la diminution du risque grace au soutien du reservoir et si necessaire aux restrictions.
Le volume de defaillance a une chance sur dix de depasser 13.5 Mm 3 si rien n'est
fait, alors qu'il ne depasserait que 9.7 Mm 3 grace it des lachures de reservoir et
seulement 4.5 Mm 3 en y ajoutant encore des restrictions de prelevements d'eau
agricole.
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