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Hydrologie quantitative
• Un reseau de teletransmission fiabilise fonctionnant si possible avec
deux modes de transmissions independants (telephone et radio, par exempIe), avec des stations de mesures autant que possible protegees de la
foudre (une des composantes non negligeables de leur cout) et eventuellement des stockages d'informations intermediaires permettant de reconstituer des chroniques de mesures continues apres interruption des transmissions.
• Des equipes hydrometriques mobilisables (unites hydrometriques au
sein des services de l'Etat) pour operer des reparations d'urgence (changements de capteurs arraches par la crue, remplacement d'elements foudroyes) et surtout pour proceder a des jaugeages (mesures directes de
debit) pour consolider et reactualiser autant que necessaire les courbes
de tarage, etablissant Ie lien entre Ie niveau et Ie debit: ces courbes specifiques a chaque point de mesure peuvent sensiblement varier dans Ie
temps du fait des evolutions de la configuration du lit du cours d'eau. Les
jaugeages en crue doivent etre operes si possible au maximum de la crue ;
ils sont vitaux pour la fiabilite de la donnee en debit, qui est la variable
de calcul, aussi bien pour analyser, en temps reel comme a posteriori,
la relation entre la pluie et Ie debit ruissele ou la propagation des crues
dans les tronc;ons de cours d'eau et la composition des hydrogrammes aux
confluences. Ce sont en meme temps des observateurs de terrains avertis
qui peuvent renseigner de fac;on precise sur les embacles, etc. et faciliter l'interpretation des donnees collectees, par observation au sol ou en
mobilisant des moyens aeriens.
• Une couverture homogene :
rien ne sert d'avoir de nombreux indicateurs amont si l'on est aveugle
sur Ie bassin intermediaire. L'idee trop repandue qu'on a besoin de
donnees de pluie en amont seulement et de se contenter de modeles
qui ne font que propager une crue connue est simpliste : la connaissance des apports des bassins intermediaires, qui peuvent accelerer
ou non la montee des eaux a l'aval, ou deformer sensiblement les
hydrogrammes et peser sensiblement sur la composition de ceux-ci
a une confluence importante (c'est Ie cas au Bec d' Allier, OU un decalage ou non d'une demi-journee des pointes de crues de la Loire
et de l'Allier, elles-memes fortement influencees par les apports intermediaires «tardifs» sur chaque branche, peut generer en Loire
moyenne (a partir de Nevers) soit une crue decennale soit une crue
centennale ;
la prevision, c'est d'abord la prevention des surprises. Comme pour
les examens, attention aux impasses! Les idees rec;ues et preconc;ues sur la fac;on dont se deroulent les evenements sont nocives et
conduisent aignorer une information importante quand elle est anormale, mais encore faut-il en disposer! Attention donc aux effets de
Hydrologie quantitative
• Un reseau de teletransmission fiabilise fonctionnant si possible avec
deux modes de transmissions independants (telephone et radio, par exempIe), avec des stations de mesures autant que possible protegees de la
foudre (une des composantes non negligeables de leur cout) et eventuellement des stockages d'informations intermediaires permettant de reconstituer des chroniques de mesures continues apres interruption des transmissions.
• Des equipes hydrometriques mobilisables (unites hydrometriques au
sein des services de l'Etat) pour operer des reparations d'urgence (changements de capteurs arraches par la crue, remplacement d'elements foudroyes) et surtout pour proceder a des jaugeages (mesures directes de
debit) pour consolider et reactualiser autant que necessaire les courbes
de tarage, etablissant Ie lien entre Ie niveau et Ie debit: ces courbes specifiques a chaque point de mesure peuvent sensiblement varier dans Ie
temps du fait des evolutions de la configuration du lit du cours d'eau. Les
jaugeages en crue doivent etre operes si possible au maximum de la crue ;
ils sont vitaux pour la fiabilite de la donnee en debit, qui est la variable
de calcul, aussi bien pour analyser, en temps reel comme a posteriori,
la relation entre la pluie et Ie debit ruissele ou la propagation des crues
dans les tronc;ons de cours d'eau et la composition des hydrogrammes aux
confluences. Ce sont en meme temps des observateurs de terrains avertis
qui peuvent renseigner de fac;on precise sur les embacles, etc. et faciliter l'interpretation des donnees collectees, par observation au sol ou en
mobilisant des moyens aeriens.
• Une couverture homogene :
rien ne sert d'avoir de nombreux indicateurs amont si l'on est aveugle
sur Ie bassin intermediaire. L'idee trop repandue qu'on a besoin de
donnees de pluie en amont seulement et de se contenter de modeles
qui ne font que propager une crue connue est simpliste : la connaissance des apports des bassins intermediaires, qui peuvent accelerer
ou non la montee des eaux a l'aval, ou deformer sensiblement les
hydrogrammes et peser sensiblement sur la composition de ceux-ci
a une confluence importante (c'est Ie cas au Bec d' Allier, OU un decalage ou non d'une demi-journee des pointes de crues de la Loire
et de l'Allier, elles-memes fortement influencees par les apports intermediaires «tardifs» sur chaque branche, peut generer en Loire
moyenne (a partir de Nevers) soit une crue decennale soit une crue
centennale ;
la prevision, c'est d'abord la prevention des surprises. Comme pour
les examens, attention aux impasses! Les idees rec;ues et preconc;ues sur la fac;on dont se deroulent les evenements sont nocives et
conduisent aignorer une information importante quand elle est anormale, mais encore faut-il en disposer! Attention donc aux effets de
