1. Le cycle de l'eau
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kilom etres 26 et le te mps de cycle de qu elqu es jours, le tiers restant suit un cycle
plu s long impliquant les ocean s, don t le t emps de cycle est de plu s de 2000 ans
(figure 1.3) .
La notion de «ressource en ea u » se refere classiqu ement aux «ea ux bleues »,
eaux liquides en ecoulement , accessibles aux usages humains. Ainsi definie, elle
neglige don e l'eau de plui e utilisee direct ement par l'ensembl e des ecosyste mes
naturels et l'agri culture non irriguee, qu 'on appelle « eaux vert es » . Les ea ux
bleues se constituent a par tir des 40 000 Gm
3
Ian d 'eau dou ce (don t 36 800 sur
des cont inents habi tes) du solde net plui e-evapot ran spi ration sur les cont inents
qui rejoignent les ocean s via les cours d 'eau. Une part important e des debits
de ces cours d 'eau s' ecoule lors de crues ou dan s des endroits peu habi t es, Il
faut de plu s qu e l'utilisation de cet te eau ne mette pas en peril les equilibres et
dyn amiques naturels, tant en ce qui concerne les ecosystemes de sur face que les
nappes souterraines : les ressour ces « renouvelables utili sabl es » sont est irnees
dans cette approc he tradit ionnelle a seulement 10 000 a 12 000 Gm 3 Ian, soit
25 % des « eaux bleues » .
Le t ableau 1.3, tire des travaux de G. de Ma rsily [266] traduit l'import an ce
d 'une ap preciati on glob ale des impact s des activites humaines. En passan t sous
silence les consommations d 'eau pluviale pour l'agricul ture non irriguee, on
sous-estime d'un fact eur 4 l'i mpact de ces activites : ce n 'est pas a la marge !
En « pesan t » globalement 8 310 Gm
3
l an , l'activit e humaine atteint des ordres
de grande urs OU elle marque significat ivement les equilibres de ce cycle, meme
de facon globale et moyenn e.
Ce qu 'observe I'hydrologue, ce n 'est pas un cycle « naturel » de l'eau dans Ie
bassins versant , c'est un cycle « anthropi se » intcgrant tous les impacts des
acti vites humaines,
Ce qu 'etudie I'hyd rologue, ce n 'es t pas seulement 1'« ea u bleue » de l'ecoulement , mais bien Ie cycle global. Les influences des pratiques agricoles sur Ie
couvert vegeta l et sur l'evap otran spirati on , to ut comme les echa nges nappesrivieres, sont cru ciaux.
26 . C' est -a-dire que l'eau eva poree en un lieu d on ne retom be en moyenne en pluie q uelqu es
centaines d e kilomet res plus loin .
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