6. Modelisation pluie-debit et hydrogeologique
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ou moins importante de la conceptualisation, on parlera de modele empirique
ou conceptuel (d. chapitre 5).
Le decoupage du bassin versant en mailles n'apporte pas un supplement de
physique a la modelisation, mais permet eventuellement de valoriser les informations disponibles sur la topographie, la variabilite spatiale des proprietes du
sol et du sous-sol, de l'occupation des sols ou encore de la pluie. Les vertus
comparees des modeles distribues et non distribues (globaux) restent encore
largement discutees en hydrologie (cf. chapitre 5).
L'application d'un modele pluie-debit sur un bassin versant passe donc tres
generalement par une phase de calage qui sera discutee plus loin dans ce chapitre. 11 est tres difficile de determiner a partir des experiences actuelles pubMes s'il est possible de proposer a priori un modele sans calage pour un bassin
versant avec des performances raisonnables. La reponse depend probablement
fortement de l'experience que l'utilisateur a de l'hydrologie en general et du
modele en particulier et de la proximite entre Ie cas d'application (type de bassin versant et climat) et cette experience. Cela est peu souvent pratique car
la tentation du calage est forte, les modeles etant Ie plus souvent appliques a
des bassins versants jauges, mais il semble que Ie pouvoir predictif de modeles
hydrologiques utilises sans calage soit loin d'etre negligeable (d. tableau 6.1
par exemple).
6.3.2 Decomposition theorique d'un hydrogramme de reponse aux pluies
Du point de vue de l'hydrologie quantitative, un bassin versant peut etre vu
comme un filtre qui partitionne Ie volume de precipitations directes ou differees
(fonte de neige ou de glace) en un volume de precipitations «effectives» (i.e.
qui contribueront a plus ou moins long terme a l'ecoulement) et un volume
evapotranspire.
Le volume des pluies effectives est restitue plus ou moins rapidement. La
variabilite des delais de restitution est Me a la diversite des parcours que
peut suivre l'eau jusqu'a l'exutoire du bassin versant. Ces delais de restitution peuvent etre relativement courts, de l'ordre de grandeur des temps de
transit de l'eau en surface dans Ie reseau hydrographique ou beaucoup plus
lents : plusieurs dizaines de jours a plusieurs dizaines d'annees.
On appelle temps de concentration T c d'un bassin versant, Ie plus long
temps de transit d'une goutte d'eau en surface depuis un point du bassin versant jusqu'a l'exutoire. Ce temps de concentration peut etre evalue theoriquement a partir d'hypotheses sur les vitesses d'ecoulement de l'eau en surface,
sur les versants et dans Ie reseau hydrographique, ou empiriquement a partir
d'hydrogrammes observes. La definition du temps de concentration permet de
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