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Hydrologie qu antit ative
On devra etre particulierernent vigilan t a la presenc e d 'ou vrages it I'aval du
site ret enu pour I'estimation. Les per t es de charge au droi t des ou vr ages augment ent fort em ent avec Ie debi t et des ernbac les se form ent t res souvent en
crue et augmentent la sur cote en amont des ou vrages (pont s) . La charge sediment aire possibl e de l' ecoulem ent est auss i a considerer pour I'est imati on des
debi ts. L'application de l'equ at ion de Manning-Strickl er n 'est pas justifiee sa ns
ajusteme nt dan s Ie cas d 'ecoul em ents hyp ercon centres, de coulees boueu ses et
t otaleme nt eronnee dan s Ie cas de laves t orrent ielles qui se produisent souvent
dan s les massifs montagn eux sur les cours d 'eau de t et e de bassin don t la pente
du lit depasse ty piqueme nt 10 % [1001.
4.2 .5.4 Evolutions morphologiques du lit et corrections d e la courbe
d e tarage
Les periodes de crues sont les periodes les plus act ives de t ransport sediment aire et de remanieme nt du lit des cours d 'eau . II n 'est pas rare d 'observer
des modifications import an t es du lit d 'un cours d 'eau apres un e crue significative qui imposent un e redefinit ion de la courbe de tarage des stations . Les cas
de figure sont t res variables . En dehors des exemples spec taculaires mentionnes
ci-dess us qu e I'on va retrouver plu s frequ emrn ent dan s des regim es d 'ou ed s au
Mag hre b par exemple, ces evolut ions sont souvent assez rnod erees 52 et vont
conce rne r la cour be de tarage essent ielleme nt dan s la ga mme des faibles debits. I1s peuv ent et re beau coup plu s importants sur la longue duree, rendan t
inexploit abl es pour I'estimat ion de debi ts, les cotes observees lors des crues
ancie nnes qui ne seraient pas accompagnees d 'un profil en travers de la secti on
it l'epoque de la cr ue .
La modification des cour bes de t arage est delicat e. E lle ne se justifie reellement que si elle conduit a un e rev ision significative des debi t s estimes (typiquement ± 10 %) et que si les cau ses de sa modi ficati on et les conse quences sur la
relation hau teur-debi t dan s les differentes ga mmes de debi ts on t ete clairemen t
definies. Recaler par un e methode automat ique la cour be de tarage d 'une stat ion, apres chaque jau geage, avec des modifications minimes dan s la ga mme des
debi ts jauges, mais tres im portantes dan s la partie extrapolee de la courbe, n 'a
aucun sens. Cela con duit it des seri es de debi t s de cru es totalement incoherentes.
La frequen ce de revision des cour bes de t arag e resulte d 'un compromis entre
la pauvret e des informations conce rnant un e periode t rop cour te et Ie melan ge
d 'informat ions corres pondant a des sit uat ions morphologiques differentes. Ce
choix est affaire d 'exp erience, de connaissance du terrain et de recul histo rique,
pluto t qu e de methode precon cue. Des detarages progressifs et assez lent s et
reguli ers peuv ent et re constat es sur des campagnes de jau geage asse z frequentes
dan s des ga mmes de debits moyen s et on corrigera sa ns t rop de risqu es les
52. Q ue lq ues centimetres ou d iza ines d e centimetres d 'eroslon ou d 'att errissement du lit et
des ber ges et ./ou elim inat ion d e la veget at ion d u lit min eur , mod ifian t sa rugosit e.
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