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8. Mise à fleur
sommet dont la forme est très bombée et l’aspect homogène. C’est un large manchon méristématique, très actif et
riche en ARN, recouvrant la zone centrale vacuolisée (futur réceptacle du capitule). Cette période est suivie par la
phase reproductrice au cours de laquelle sont formées très rapidement, de la périphérie jusqu’au centre, les
ébauches florales. Des modalités comparables de passage d’une phase végétative, à une phase inflorescentielle,
puis à une phase florale proprement dite, existent dans des familles très variées construisant des formes diverses
d’inflorescence.
Ainsi, la mise à fleur engage le méristème caulinaire dans une voie nouvelle : sa structure et son fonctionnement
changent. Nous avons vu (p. 32) qu’une caractéristique de l’anneau initial est d’être restauré régulièrement après
chaque initiation foliaire, d’où une organogenèse illimitée des tiges feuillées. Au contraire, la construction florale
utilise la totalité du méristème résiduel ; aucune restauration n’étant plus assurée, l’évolution est maintenant limitée.
À « l’embryogenèse végétative indéfinie » s’oppose ainsi « l’embryogenèse reproductrice définie ».
La disparition du rythme plastochronique et la mise en place en phase préflorale d’un matériel cellulaire disponible
expliquent la rapidité généralement constatée de l’initiation des pièces florales. Les ébauches de sépales constituant
le calice apparaissent les premiers. La corolle se différencie ensuite avec soulèvement, successif ou simultané, des
primordiums de pétales. Sépales et pétales forment le périanthe, stérile et protecteur de la fleur. Leur structure
rappelle encore beaucoup celle d’une feuille quoique la fonction assimilatrice y soit réduite ou nulle. Les ébauches
d’étamines, constituant l’androcée, se soulèvent ensuite. Au centre les carpelles formant le gynécée ou pistil sont
habituellement les derniers formés des organes floraux.
Dans une fleur, les organes reproducteurs n’arrivent pas obligatoirement en même temps à maturité ; si bien qu’une
fleur morphologiquement hermaphrodite peut être physiologiquement unisexuée. Le plus souvent, la fleur est
d’abord mâle ; elle est dite protandre (Apiacées, Lamiacées, Astéracées…). Lorsqu’elle est d’abord femelle
(aristoloche, plantain…), elle est dite ptotogyne.
8-9. Émergence des pièces florales chez le lamier blanc.
8.9
8. Mise à fleur
sommet dont la forme est très bombée et l’aspect homogène. C’est un large manchon méristématique, très actif et
riche en ARN, recouvrant la zone centrale vacuolisée (futur réceptacle du capitule). Cette période est suivie par la
phase reproductrice au cours de laquelle sont formées très rapidement, de la périphérie jusqu’au centre, les
ébauches florales. Des modalités comparables de passage d’une phase végétative, à une phase inflorescentielle,
puis à une phase florale proprement dite, existent dans des familles très variées construisant des formes diverses
d’inflorescence.
Ainsi, la mise à fleur engage le méristème caulinaire dans une voie nouvelle : sa structure et son fonctionnement
changent. Nous avons vu (p. 32) qu’une caractéristique de l’anneau initial est d’être restauré régulièrement après
chaque initiation foliaire, d’où une organogenèse illimitée des tiges feuillées. Au contraire, la construction florale
utilise la totalité du méristème résiduel ; aucune restauration n’étant plus assurée, l’évolution est maintenant limitée.
À « l’embryogenèse végétative indéfinie » s’oppose ainsi « l’embryogenèse reproductrice définie ».
La disparition du rythme plastochronique et la mise en place en phase préflorale d’un matériel cellulaire disponible
expliquent la rapidité généralement constatée de l’initiation des pièces florales. Les ébauches de sépales constituant
le calice apparaissent les premiers. La corolle se différencie ensuite avec soulèvement, successif ou simultané, des
primordiums de pétales. Sépales et pétales forment le périanthe, stérile et protecteur de la fleur. Leur structure
rappelle encore beaucoup celle d’une feuille quoique la fonction assimilatrice y soit réduite ou nulle. Les ébauches
d’étamines, constituant l’androcée, se soulèvent ensuite. Au centre les carpelles formant le gynécée ou pistil sont
habituellement les derniers formés des organes floraux.
Dans une fleur, les organes reproducteurs n’arrivent pas obligatoirement en même temps à maturité ; si bien qu’une
fleur morphologiquement hermaphrodite peut être physiologiquement unisexuée. Le plus souvent, la fleur est
d’abord mâle ; elle est dite protandre (Apiacées, Lamiacées, Astéracées…). Lorsqu’elle est d’abord femelle
(aristoloche, plantain…), elle est dite ptotogyne.
8-9. Émergence des pièces florales chez le lamier blanc.
8.9
