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6. Zones génératrices et tissus secondaires
Prédominance du bois et du liège dans le tronc des arbres
L’histoire d’un arbre s’inscrit dans la longue durée (siècles, voire millénaires). Le bois et le liège sont les tissus les
plus persistants car leurs parois sont renforcées (lignine, subérine). Ils s’accumulent progressivement alors que les
tissus pectocellulosiques, comme le liber, sont rapidement nécrosés après leur fonctionnement.
Ces deux tissus ont des propriétés exceptionnelles : ils fournissent des matériaux d’usage courant à l’état natif ou
remanié.
– Bois. L’orientation de la découpe est essentielle pour le produit fini ; elle doit tenir compte du « fil du bois » pour
le débit des planches. Les figures sinueuses provoquées par les nœuds sont mises en valeur en ébénisterie et en
placage.
– Liège. Comme les lenticelles sont poreuses, le bouchon doit être extrait parallèlement à la surface de l’écorce
afin d’assurer l’étanchéité du matériau extrait (il faut que les lenticelles soient perpendiculaires au goulot de la
bouteille).
Ces bouchons traditionnels sont souvent réservés aux vins « haut de gamme » ; les bouchons usuels industriels, faits
d’agglomérés de liège, sont moins coûteux car ils permettent d’utiliser toute l’écorce. En outre, les parois du liège
contiennent subérine et lignine. La subérine donne la souplesse et l’étanchéité ; la lignine est plus rigide et est
responsable du « goût de bouchon » qu’on tente à éliminer des particules agglomérées.
L’élasticité toutefois n’est que partielle, comme en témoignent les bouchons de champagne : initialement, ce sont
de gros cylindres dont une partie est entrée en force dans le goulot des bouteilles où elle reste plusieurs mois. Après
« débouchage », cette portion ne retrouve que partiellement sa forme première, ce qui donne l’aspect caractéristique
« en champignon ».
tte restŽe libre
3 cm
2 cm
partie
comprimŽe
dans le goulot
6-24. De gauche à droite : découpe dans une écorce de chêne-liège ; schéma de
l’orientation radiale des lenticelles et, sur la surface, les cernes annuels
d’accroissement du liège ; élasticité résiduelle produisant la forme d’un bouchon de
champagne.
6-25. et 6-26. Coupes dans deux troncs d’arbre (grandeur nature).
6-25. Jeune chêne-liège (Quercus suber, d’où la synonymie liège-suber) montrant
l’importance du bois et du liège tous deux avec des cernes bien visibles. cb, cambium.
lt, lenticelle. ph, phloème. pg, phellogène.
6-26. Cœur d’un séquoia de Californie bimillénaire. Sont visibles, les cernes des
2 premiers siècles de notre ère ; remarquez la diminution progressive de leur épaisseur,
au cours du temps. Ci-contre : un jeune séquoia (5 ans) montrant la grande épaisseur
des premiers cernes.
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