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6. Zones génératrices et tissus secondaires
Cambium
Il produit des tissus conducteurs secondaires qui s’ajoutent directement aux éléments primaires : le liber ou
phloème secondaire vers l’extérieur, et le bois ou xylème secondaire vers l’intérieur.
Le fonctionnement du cambium est rythmique, avec des phases d’activité d’autant plus nettes que les saisons sont
plus accusées (d’où les cercles annuels bien visibles sur les coupes transversales). Il provoque donc une croissance
en diamètres des organes. L’intensité du phénomène est variable d’une espèce à l’autre. Une forte activité
correspond au port ligneux, celui des espèces arborescentes – Gymnospermes et nombreuses Dicotylédones. Dans
le bois des Gymnospermes, les mêmes cellules assurent conduction et soutien : les trachéides (bois homoxylé).
Dans le bois des Angiospermes, il y a séparation des fonctions : les fibres assurent le soutien, les vaisseaux, la
conduction (bois hétéroxylé).
Le cambium facilite la prise des greffes par rapprochement des zones
génératrices libéroligneuses d’un porte-greffe vigoureux et d’un greffon aux
qualités, en général, fruitières ou horticoles. Il favorise aussi les cultures in
vitro ; rappelons que la première fut obtenue à partir de tranches de carottes
(R. Gautheret, 1938) placées dans un tube de gélose ; la zone génératrice a
proliféré indéfiniment, jusqu’à nos jours, par repiquages stériles.
Ci-contre, coupe transversale de racine de carotte ; flèche, cambium.
Phellogène et périderme
L’activité du cambium libéroligneux produisant une augmentation des dimensions internes de l’organe, les tissus
périphériques, l’épiderme en particulier, se trouvent étirés et distendus. Le phellogène ou zone génératrice subérophellodermique adapte la structure de l’écorce à cet accroissement interne. Il produit du suber, ou liège, vers
l’extérieur et du phelloderme vers l’intérieur. Ces deux tissus constituent un revêtement d’origine secondaire ou
périderme. Le phellogène résulte de la reprise des mitoses périclines et de la dédifférenciation de cellules de type
parenchymateux. La première année le processus affecte des cellules périphériques mais, en général, le phellogène
n’est pas permanent et ultérieurement de nouvelles zones génératrices se forment de plus en plus profondément. La
structure du phellogène est relativement simple. À la différence du cambium libéroligneux, il est homogène et
constitué d’un seul type de cellule.
Le phelloderme est un parenchyme secondaire chlorophyllien. Le suber est constitué de cellules très jointives qui
édifient dans leur paroi des couches de composés lipidiques hydrophobes, la subérine. Ces parois sont donc très
imperméables à l’eau et, le protoplasme dégénérant rapidement, chaque cavité cellulaire se remplit d’air. Le suber est
un tissu protecteur mort de faible densité, isolant. De place en place, des lenticelles formées de cellules subérifiées et
séparées par de nombreux méats permettent les échanges gazeux au travers du périderme. L’accumulation des
couches externes subéreuses forme un rhytidome (du grec rhutidôma = ride, rugosité) plus ou moins crevassé.
6-17 et 6-18. Remplacement de l’épiderme par le périderme. Tige de sureau.
Localisation des deux premiers phellogènes (sous l’épiderme puis dans le phloème). co, collenchyme (× 210 et 130).
6.17
épiderme
suber
phellogène I
6.18
phellogène 1
phellogène 2
co
co
6. Zones génératrices et tissus secondaires
Cambium
Il produit des tissus conducteurs secondaires qui s’ajoutent directement aux éléments primaires : le liber ou
phloème secondaire vers l’extérieur, et le bois ou xylème secondaire vers l’intérieur.
Le fonctionnement du cambium est rythmique, avec des phases d’activité d’autant plus nettes que les saisons sont
plus accusées (d’où les cercles annuels bien visibles sur les coupes transversales). Il provoque donc une croissance
en diamètres des organes. L’intensité du phénomène est variable d’une espèce à l’autre. Une forte activité
correspond au port ligneux, celui des espèces arborescentes – Gymnospermes et nombreuses Dicotylédones. Dans
le bois des Gymnospermes, les mêmes cellules assurent conduction et soutien : les trachéides (bois homoxylé).
Dans le bois des Angiospermes, il y a séparation des fonctions : les fibres assurent le soutien, les vaisseaux, la
conduction (bois hétéroxylé).
Le cambium facilite la prise des greffes par rapprochement des zones
génératrices libéroligneuses d’un porte-greffe vigoureux et d’un greffon aux
qualités, en général, fruitières ou horticoles. Il favorise aussi les cultures in
vitro ; rappelons que la première fut obtenue à partir de tranches de carottes
(R. Gautheret, 1938) placées dans un tube de gélose ; la zone génératrice a
proliféré indéfiniment, jusqu’à nos jours, par repiquages stériles.
Ci-contre, coupe transversale de racine de carotte ; flèche, cambium.
Phellogène et périderme
L’activité du cambium libéroligneux produisant une augmentation des dimensions internes de l’organe, les tissus
périphériques, l’épiderme en particulier, se trouvent étirés et distendus. Le phellogène ou zone génératrice subérophellodermique adapte la structure de l’écorce à cet accroissement interne. Il produit du suber, ou liège, vers
l’extérieur et du phelloderme vers l’intérieur. Ces deux tissus constituent un revêtement d’origine secondaire ou
périderme. Le phellogène résulte de la reprise des mitoses périclines et de la dédifférenciation de cellules de type
parenchymateux. La première année le processus affecte des cellules périphériques mais, en général, le phellogène
n’est pas permanent et ultérieurement de nouvelles zones génératrices se forment de plus en plus profondément. La
structure du phellogène est relativement simple. À la différence du cambium libéroligneux, il est homogène et
constitué d’un seul type de cellule.
Le phelloderme est un parenchyme secondaire chlorophyllien. Le suber est constitué de cellules très jointives qui
édifient dans leur paroi des couches de composés lipidiques hydrophobes, la subérine. Ces parois sont donc très
imperméables à l’eau et, le protoplasme dégénérant rapidement, chaque cavité cellulaire se remplit d’air. Le suber est
un tissu protecteur mort de faible densité, isolant. De place en place, des lenticelles formées de cellules subérifiées et
séparées par de nombreux méats permettent les échanges gazeux au travers du périderme. L’accumulation des
couches externes subéreuses forme un rhytidome (du grec rhutidôma = ride, rugosité) plus ou moins crevassé.
6-17 et 6-18. Remplacement de l’épiderme par le périderme. Tige de sureau.
Localisation des deux premiers phellogènes (sous l’épiderme puis dans le phloème). co, collenchyme (× 210 et 130).
6.17
épiderme
suber
phellogène I
6.18
phellogène 1
phellogène 2
co
co
