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5. Tissus primaires
l’assise. Ensuite, pendant un stade transitoire, des divisions inégales apparaissent. Elles produisent chacune un
dérivé de grande taille, très vacuolisé, qui est une future cellule épidermique et un dérivé aux caractères
méristématiques très marqués. Ce dernier est à l’origine des cellules stomatiques. Cette séquence précise de
phénomènes mitotiques se déroule de façon progressive et étalée dans le temps pendant la croissance de l’organe.
Elle assure une dispersion régulière des stomates dans l’épiderme.
Les dérivés passent alors par un stade de différenciation. Les cellules épidermiques augmentent encore de taille ;
leurs parois deviennent souvent ondulées, ce qui les engrène étroitement. Les caractères cytologiques sont de type
parenchymateux, avec des plastes rudimentaires sans chlorophylle. Elles sécrètent sur la face externe, en contact
avec le milieu, un revêtement ou cuticule contenant des dérivés lipidiques très hydrophobes, des cires en
particulier, qui forment une multitude de projections cristallines rendant la surface non mouillable à l’eau.
L’épaisseur de la cuticule est constituée par un réseau de cutine (polymères d’hydroxyacides à longues chaînes
carbonées) imbibé d’eau et contenant des strates de cire. En atmosphère humide la paroi pectocellulosique et la
cuticule qui la recouvre sont hydratées, le réseau de cuticule et de cire est écarté et la diffusion est possible. Par
contre si le milieu se dessèche, le réseau hydrophobe se resserre et la cuticule devient imperméable, et forme alors
un barrage efficace contre la perte d’eau. L’évolution des cellules stomatiques se marque par une structuration
particulière de leurs parois communes. Celles-ci se cutinisent et se clivent dans la région mitoyenne, ébauchant
ainsi un orifice ou ostiole à lèvres épaissies. Vers l’intérieur, l’ostiole communique avec une chambre sousstomatique dans laquelle aboutit le réseau des méats. À la différence des cellules épidermiques, les proplastes se
transforment ici en plastes avec enclave amylifère. Les cellules stomatiques contrôlent les échanges entre le
milieu et la chambre sous-stomatique en modifiant les dimensions de l’ostiole. Ce mouvement est dû aux variations
de potentiel hydrique cellulaire. Un faible potentiel provoque une tension et une déformation maximum des parois
avec écartement des lèvres cutinisées de l’ostiole. Une augmentation du potentiel interne les rapproche. Ce
mouvement de la « valve stomatique » est commandé par plusieurs facteurs qui l’adaptent aux conditions externes
et à l’activité interne. La lumière et une faible teneur en CO 2 favorisent l’ouverture. Inversement, la sécheresse et
un bilan d’eau déficitaire les ferment. Dans les conditions physiologiques normales, il s’établit ainsi un rythme
quotidien d’ouverture (diurne) et de fermeture (nocturne) modulé chaque instant par les conditions environnantes.
5-11. Différenciation de poils glandulaires à la surface d’un épiderme. Feuille de lamier.
5-12 à 5-14. Poils sécréteurs épidermiques. Feuille de lamier.
5-12. Ensemble en coupe. Remarquer la cavité sous la cuticule, cut, où s’accumulent les sécrétions (× 900). – 5-13. Détail
de la cavité sous-cuticulaire contenant les huiles essentielles, es, sécrétées (flèches) (× 18 000). – 5-14. Vue de surface de
l’épiderme montrant différents stades de formation (× 900). cb, cellule basale.
5.11
évaporation
5. Tissus primaires
l’assise. Ensuite, pendant un stade transitoire, des divisions inégales apparaissent. Elles produisent chacune un
dérivé de grande taille, très vacuolisé, qui est une future cellule épidermique et un dérivé aux caractères
méristématiques très marqués. Ce dernier est à l’origine des cellules stomatiques. Cette séquence précise de
phénomènes mitotiques se déroule de façon progressive et étalée dans le temps pendant la croissance de l’organe.
Elle assure une dispersion régulière des stomates dans l’épiderme.
Les dérivés passent alors par un stade de différenciation. Les cellules épidermiques augmentent encore de taille ;
leurs parois deviennent souvent ondulées, ce qui les engrène étroitement. Les caractères cytologiques sont de type
parenchymateux, avec des plastes rudimentaires sans chlorophylle. Elles sécrètent sur la face externe, en contact
avec le milieu, un revêtement ou cuticule contenant des dérivés lipidiques très hydrophobes, des cires en
particulier, qui forment une multitude de projections cristallines rendant la surface non mouillable à l’eau.
L’épaisseur de la cuticule est constituée par un réseau de cutine (polymères d’hydroxyacides à longues chaînes
carbonées) imbibé d’eau et contenant des strates de cire. En atmosphère humide la paroi pectocellulosique et la
cuticule qui la recouvre sont hydratées, le réseau de cuticule et de cire est écarté et la diffusion est possible. Par
contre si le milieu se dessèche, le réseau hydrophobe se resserre et la cuticule devient imperméable, et forme alors
un barrage efficace contre la perte d’eau. L’évolution des cellules stomatiques se marque par une structuration
particulière de leurs parois communes. Celles-ci se cutinisent et se clivent dans la région mitoyenne, ébauchant
ainsi un orifice ou ostiole à lèvres épaissies. Vers l’intérieur, l’ostiole communique avec une chambre sousstomatique dans laquelle aboutit le réseau des méats. À la différence des cellules épidermiques, les proplastes se
transforment ici en plastes avec enclave amylifère. Les cellules stomatiques contrôlent les échanges entre le
milieu et la chambre sous-stomatique en modifiant les dimensions de l’ostiole. Ce mouvement est dû aux variations
de potentiel hydrique cellulaire. Un faible potentiel provoque une tension et une déformation maximum des parois
avec écartement des lèvres cutinisées de l’ostiole. Une augmentation du potentiel interne les rapproche. Ce
mouvement de la « valve stomatique » est commandé par plusieurs facteurs qui l’adaptent aux conditions externes
et à l’activité interne. La lumière et une faible teneur en CO 2 favorisent l’ouverture. Inversement, la sécheresse et
un bilan d’eau déficitaire les ferment. Dans les conditions physiologiques normales, il s’établit ainsi un rythme
quotidien d’ouverture (diurne) et de fermeture (nocturne) modulé chaque instant par les conditions environnantes.
5-11. Différenciation de poils glandulaires à la surface d’un épiderme. Feuille de lamier.
5-12 à 5-14. Poils sécréteurs épidermiques. Feuille de lamier.
5-12. Ensemble en coupe. Remarquer la cavité sous la cuticule, cut, où s’accumulent les sécrétions (× 900). – 5-13. Détail
de la cavité sous-cuticulaire contenant les huiles essentielles, es, sécrétées (flèches) (× 18 000). – 5-14. Vue de surface de
l’épiderme montrant différents stades de formation (× 900). cb, cellule basale.
5.11
évaporation
