42
5. Tissus primaires
pigmentés et leur système membranaire est réduit. Ils élaborent de volumineux grains d’amidon dans leur stroma à
partir des produits de la photosynthèse des organes aériens ; ils mobilisent et restituent ces réserves ultérieurement
lors des reprises de la végétation.
Dans les parenchymes de fruits et de fleurs, les plastes subissent souvent une évolution particulière et accumulent
des pigments caroténoïdes (chromoplastes) qui colorent l’organe en jaune ou orange.
Enfin de nombreuses cellules de type parenchymateux sont associées aux tissus conducteurs (parenchymes
vasculaires et parenchymes phloémiens).
Relativement peu structurées, les cellules de parenchyme apparaissent encore proches de l’état méristématique.
Sous l’influence de divers stimulus, ce sont les cellules du corps de la plante adulte qui peuvent le plus facilement
modifier leur spécialisation initiale et se transformer en un autre type cellulaire ou entrer en division et revenir à un
état indifférencié.
Épiderme
L’épiderme est une assise continue de cellules qui recouvre les rameaux feuillés (tiges et feuilles) et fournit une
protection contre la dessication et les agressions extérieures de toutes sortes (parasites…) tout en permettant et en
réglant les échanges gazeux avec l’atmosphère. Il comporte des cellules de revêtement et les cellules stomatiques.
Suivant les espèces, ces dernières sont parfois entourées de cellule annexes formant transition avec les cellules
épidermiques. Fréquemment il existe, en plus, des émergences uni ou pluricellulaires formant des poils soit
protecteurs, soit sécréteurs. Le nombre, la forme, la disposition relative de ces éléments sont variables avec les
conditions d’environnement et présentent un caractère spécifique. La densité des stomates est habituellement
maximale dans l’épiderme situé sous la face inférieure des feuilles où elle peut atteindre 200 à 300 par mm
2 .
L’épiderme provient d’une assise de cellules méristématiques, le protoderme qui recouvre les organes en
formation et dans laquelle les mitoses se font perpendiculairement à la surface (mitoses anticlines). Au cours de ce
stade primordial, les mitoses sont banales et augmentent le nombre de cellules constitutives et la surface de
5-5 à 5-7. Épiderme.
5-5. Coupe de la paroi externe montrant la cuticule des cellules de revêtement. Céleri (× 20 000). –
5-6. Coupe au niveau d’un stomate (× 280). – 5-7. Épiderme vu à plat. Orpin (× 280).
5-8 à 5-10. Stomates (Soja).
5-8. Coupe ultrafine rencontrant une paire de cellules stomatiques. am, plaste amylifère. ch, chambre sous-stomatique. n, noyau
et nucléole. os, ostiole. par, parenchyme. (× 4 000). 5-9 et 5-10. Même matériel ; stomates vus de face sur le vivant. Fermeture
(nuit) et ouverture (jour) de l’ostiole, os. pl, plastes. (× 900).
5.5
5.6
5.7
5. Tissus primaires
pigmentés et leur système membranaire est réduit. Ils élaborent de volumineux grains d’amidon dans leur stroma à
partir des produits de la photosynthèse des organes aériens ; ils mobilisent et restituent ces réserves ultérieurement
lors des reprises de la végétation.
Dans les parenchymes de fruits et de fleurs, les plastes subissent souvent une évolution particulière et accumulent
des pigments caroténoïdes (chromoplastes) qui colorent l’organe en jaune ou orange.
Enfin de nombreuses cellules de type parenchymateux sont associées aux tissus conducteurs (parenchymes
vasculaires et parenchymes phloémiens).
Relativement peu structurées, les cellules de parenchyme apparaissent encore proches de l’état méristématique.
Sous l’influence de divers stimulus, ce sont les cellules du corps de la plante adulte qui peuvent le plus facilement
modifier leur spécialisation initiale et se transformer en un autre type cellulaire ou entrer en division et revenir à un
état indifférencié.
Épiderme
L’épiderme est une assise continue de cellules qui recouvre les rameaux feuillés (tiges et feuilles) et fournit une
protection contre la dessication et les agressions extérieures de toutes sortes (parasites…) tout en permettant et en
réglant les échanges gazeux avec l’atmosphère. Il comporte des cellules de revêtement et les cellules stomatiques.
Suivant les espèces, ces dernières sont parfois entourées de cellule annexes formant transition avec les cellules
épidermiques. Fréquemment il existe, en plus, des émergences uni ou pluricellulaires formant des poils soit
protecteurs, soit sécréteurs. Le nombre, la forme, la disposition relative de ces éléments sont variables avec les
conditions d’environnement et présentent un caractère spécifique. La densité des stomates est habituellement
maximale dans l’épiderme situé sous la face inférieure des feuilles où elle peut atteindre 200 à 300 par mm
2 .
L’épiderme provient d’une assise de cellules méristématiques, le protoderme qui recouvre les organes en
formation et dans laquelle les mitoses se font perpendiculairement à la surface (mitoses anticlines). Au cours de ce
stade primordial, les mitoses sont banales et augmentent le nombre de cellules constitutives et la surface de
5-5 à 5-7. Épiderme.
5-5. Coupe de la paroi externe montrant la cuticule des cellules de revêtement. Céleri (× 20 000). –
5-6. Coupe au niveau d’un stomate (× 280). – 5-7. Épiderme vu à plat. Orpin (× 280).
5-8 à 5-10. Stomates (Soja).
5-8. Coupe ultrafine rencontrant une paire de cellules stomatiques. am, plaste amylifère. ch, chambre sous-stomatique. n, noyau
et nucléole. os, ostiole. par, parenchyme. (× 4 000). 5-9 et 5-10. Même matériel ; stomates vus de face sur le vivant. Fermeture
(nuit) et ouverture (jour) de l’ostiole, os. pl, plastes. (× 900).
5.5
5.6
5.7
