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3. Point végétatif caulinaire
Le territoire organogène proprement dit se situe sur les flancs de l’apex. Il est constitué de cellules très
méristématiques formant une sorte d’anneau subapical à partir duquel se trouvent initiées les feuilles successives :
c’est le méristème de flanc ou anneau initial. Ce méristème fonctionne de façon périodique (ou
plastochronique, le plastochrone étant le temps séparant l’initiation de deux feuilles successives). Le début de
l’initiation est réalisé par des cloisonnements anticlines de surface et périclines profonds qui accroissent la zone
latérale (aire maximale) et produisent un matériel cellulaire dédifférencié qui est le sous-bassement d’une future
feuille. Un initium se soulève ensuite grâce à des cloisonnements périclines sous-épidermiques ; des divisions
longitudinales le prolongent à sa base en construisant un procambium, ébauche de tissus conducteurs. La surrection
se poursuivant, il apparaît un primordium puis une ébauche de feuille. Ce soulèvement entame l’anneau initial qui
se trouve réduit (aire minimale) Avant la prochaine initiation foliaire, l’apex devra se restaurer par une nouvelle
croissance horizontale et le processus se répète. Ce fonctionnement latéral rythmé, périodique, est
caractéristique du stade végétatif. L’ébauche foliaire continue à s’accroître en hauteur grâce à l’activité d’un
méristème terminal et latéralement par le fonctionnement d’un méristème marginal (corne foliaire). De part et
d’autre du procambium, un parenchyme dorsal et ventral commence à se différencier.
Le rôle prépondérant des cellules situées latéralement et l’inertie apparente des cellules axiales ont été confirmés
par de nombreux travaux effectués avec des techniques variées : cytologie, cytochimie, autoradiographie,
statistique des mitoses, microchirurgie, etc.
Comme l’édification des racines, la constitution des tiges feuillées résulte de l’activité d’un méristème subterminal.
Le fonctionnement, cependant, est différent : alors que le méristène racinaire produit exclusivement des axes, le
méristème caulinaire donne une suite d’émergences à symétrie bilatérale, les feuilles, dont les bases forment les
tiges. De plus, nous verrons au chapitre 8 que, lors de la reproduction, les cellules axiales caulinaires sont capables
d’entrer en activité : leur inertie n’est, ici, que provisoire.
3-11 à 3-13. Fonctionnement du point végétatif dans une plante à feuilles alternes. Chrysanthème des moissons.
3-11. Schémas du fonctionnement en coupes longitudinale et transversale.
3-12. Identification des territoires apicaux par la coloration au vert de méthyle pyronine. ai, anneau initial ; me, moelle ;
mm, méristème médullaire ; pfn, jeune primordium foliaire ; sb n + 1, sous-bassement de la feuille de rang n + 1 ; za, zone
axiale à faible pyroninophilie (méristème d’attente) (× 1 300).
3-13. Histoautoradiographie après incorporation de thymidine tritiée indiquant les sites de synthèse d’ADN. Remarquer
l’incorporation préférentielle du traceur dans l’anneau initial, à l’aisselle du jeune primordium foliaire, pf, et de l’ébauche
foliaire, éf (× 800). (Clichés et schémas d’après A. Nougarède).
3.11
a
b
c
3. Point végétatif caulinaire
Le territoire organogène proprement dit se situe sur les flancs de l’apex. Il est constitué de cellules très
méristématiques formant une sorte d’anneau subapical à partir duquel se trouvent initiées les feuilles successives :
c’est le méristème de flanc ou anneau initial. Ce méristème fonctionne de façon périodique (ou
plastochronique, le plastochrone étant le temps séparant l’initiation de deux feuilles successives). Le début de
l’initiation est réalisé par des cloisonnements anticlines de surface et périclines profonds qui accroissent la zone
latérale (aire maximale) et produisent un matériel cellulaire dédifférencié qui est le sous-bassement d’une future
feuille. Un initium se soulève ensuite grâce à des cloisonnements périclines sous-épidermiques ; des divisions
longitudinales le prolongent à sa base en construisant un procambium, ébauche de tissus conducteurs. La surrection
se poursuivant, il apparaît un primordium puis une ébauche de feuille. Ce soulèvement entame l’anneau initial qui
se trouve réduit (aire minimale) Avant la prochaine initiation foliaire, l’apex devra se restaurer par une nouvelle
croissance horizontale et le processus se répète. Ce fonctionnement latéral rythmé, périodique, est
caractéristique du stade végétatif. L’ébauche foliaire continue à s’accroître en hauteur grâce à l’activité d’un
méristème terminal et latéralement par le fonctionnement d’un méristème marginal (corne foliaire). De part et
d’autre du procambium, un parenchyme dorsal et ventral commence à se différencier.
Le rôle prépondérant des cellules situées latéralement et l’inertie apparente des cellules axiales ont été confirmés
par de nombreux travaux effectués avec des techniques variées : cytologie, cytochimie, autoradiographie,
statistique des mitoses, microchirurgie, etc.
Comme l’édification des racines, la constitution des tiges feuillées résulte de l’activité d’un méristème subterminal.
Le fonctionnement, cependant, est différent : alors que le méristène racinaire produit exclusivement des axes, le
méristème caulinaire donne une suite d’émergences à symétrie bilatérale, les feuilles, dont les bases forment les
tiges. De plus, nous verrons au chapitre 8 que, lors de la reproduction, les cellules axiales caulinaires sont capables
d’entrer en activité : leur inertie n’est, ici, que provisoire.
3-11 à 3-13. Fonctionnement du point végétatif dans une plante à feuilles alternes. Chrysanthème des moissons.
3-11. Schémas du fonctionnement en coupes longitudinale et transversale.
3-12. Identification des territoires apicaux par la coloration au vert de méthyle pyronine. ai, anneau initial ; me, moelle ;
mm, méristème médullaire ; pfn, jeune primordium foliaire ; sb n + 1, sous-bassement de la feuille de rang n + 1 ; za, zone
axiale à faible pyroninophilie (méristème d’attente) (× 1 300).
3-13. Histoautoradiographie après incorporation de thymidine tritiée indiquant les sites de synthèse d’ADN. Remarquer
l’incorporation préférentielle du traceur dans l’anneau initial, à l’aisselle du jeune primordium foliaire, pf, et de l’ébauche
foliaire, éf (× 800). (Clichés et schémas d’après A. Nougarède).
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